L’ennemi #1 des Jays : le but sur balles

La série au Minnesota a démarré avec plusieurs changements à la formation alors que le nom de Maicer Izturis a été inscrit sur la liste des blessés, que Munenori Kawasaki et J.A. Happ ont été réinstallés sur la liste des joueurs actifs tandis que le lanceur Marcus Walden a été désigné pour assignation sans pouvoir de rappel.

C’est par un temps possiblement plus propice à une bataille de balles de neige qu’à un match de baseball que les Jays ont démontré que la journée de congé ne leur avait pas fait perdre leur bon œil au bâton, alors qu’ils ont récolté 14 coups sûrs, dont un grand chelem de Brett Lawrie, dans un gain de 9-3 face aux Twins.

Il a toutefois fallu attendre la cinquième manche avant qu’une explosion des cinq points n’efface un déficit de 0-2.

Brandon Morrow n’a pas offert la prestation espérée, donnant deux points sur quatre coups sûrs et quatre buts sur balles, en moins de trois manches de travail au monticule. Melky Cabrera a frappé en lieu sûr pour un 14e match de suite.

Après la journée de congé forcé de mardi, en raison du mauvais temps, disons que les Jays auraient souhaité que les deux matchs du lendemain soient aussi contremandés.

La première rencontre a débuté par une température de 31 degrés Farenheit (un degré en dessous du point de congélation) et les frappeurs des Jays semblaient frigorifiés en route vers un échec de 7-0 alors que la séquence de succès de Cabrera a pris fin.

Lors du deuxième match, en soirée, alors qu’il faisait à peine moins froid, les Jays filaient en huitième manche avec une avance de 5-3 lorsque quelqu’un a fait disparaître le marbre…

Vous ne me croyez pas?

Alors, expliquez-moi comment, en une manche, trois lanceurs (Steve Delabar, Sergio Santos et J.A. Happ) peuvent accorder six points sur un seul coup sûr, huit buts sur balles et trois mauvais lancers!

Pour moi, un illusionniste devait être dans les gradins pour faire disparaître la plaque.

Ce fut la pire manche dans l’histoire des Jays au chapitre des buts sur balles dans une même manche. Le 21 juin 1994, en première manche, les lanceurs Brad Cornett et Scott Brow avaient été malmenés pour 10 points sur six coups sûrs, sept buts sur balles, un mauvais lancer et une balle passée en route vers un revers de 13-1.

Du jamais vu… et les Jays ont plié bagage vers Cleveland avec une défaite qu’ils n’auraient jamais dû subir.

Le partant Dustin McGowan n’a pas offert le rendement espéré alors qu’en quatre manches, il a été touché pour trois points, donnant six coups sûrs et quatre buts sur balles. D’ailleurs, les lanceurs des Jays ont accordé 12 passes gratuites durant la rencontre.

Rendus à Cleveland, les Jays ont difficilement vaincu les Indians alors que Drew Hutchison a été solide au cours des six premières manches, retirant neuf frappeurs au bâton, sans donner un seul but sur balles. Sa seule erreur a été un circuit de deux points à Carlos Santana en fin de sixième.

Mais les Jays ont répliqué avec une poussée de deux points en début de septième alors que Melky Cabrera a récolté son quatrième coup sûr du match.

Les releveurs Steve Delabar, Brett Cecil et Neil Wagner ont accompli leur travail par la suite, mais Sergio Santos a joué avec le feu en remplissant les buts sur un double et deux autres buts sur balles avant d’inscrire le dernier retrait pour son cinquième sauvetage.  

Samedi, les Jays ont célébré le retour de Jose Reyes avec un jeu blanc de 5-0 alors que Mark Buehrle a signé son quatrième gain de la saison, espaçant quatre coups sûrs et trois buts sur balles en sept manches. Il a ainsi réduit sa moyenne de points mérités à 0,64.

Pendant que Cabrera ajoutait deux autres coups sûrs, le nouveau venu Juan Franciso (en l’absence du blessé Adam Lind) a obtenu un simple et un but sur balles tandis que Bautista y est allé de deux simples. Et Navarro a produit trois autres points.

Lors de la dernière rencontre, une manche de 36 lancers a empêché Brandon Morrow de franchir la cinquième tandis que trois buts sur balles de Aaron Loup ont causé son premier revers de la saison, un échec de 6-4 aux mains des Indians.

Les Jays ont vainement tenté de remonter la pente en début de neuvième manche et Encarnacion a été retiré sur un roulant alors que les buts étaient tous occupés.

Les Jays sont rentrés à la maison avec un dossier de 5-4 alors que 37 buts sur balles, dans les six derniers matchs, les ont empêchés de revenir à Toronto avec un dossier bien plus reluisant.

La semaine qui commence sera d’une importance capitale alors que les Jays disputeront six matchs contre les Orioles et les Red Sox.

-30-

Et si les Jays avaient été meilleurs en attaque…

Si, depuis le début de la saison, je remarque une grande amélioration chez les Blue Jays, c’est au niveau de la défensive.

Personne n’a oublié le piètre rendement défensif des Jays en 2013…

Mais cette saison, malgré l’absence de Jose Reyes, la défensive appuie vraiment bien les lanceurs et Jonathan Diaz, Ryan Goins ainsi      que Maicer Izturis ont accompli de l’excellent boulot au milieu de l’avant-champ. Jusqu’ici les Jays ont été débités de quatre erreurs en 13 matchs, dont deux lors du match inaugural.

Lors du premier match de la série contre les Astros, Mark Buehrle a bien espacé huit coups sûrs pour inscrire son deuxième gain de la saison. La défensive a réussi un septième double jeu et Melky Cabrera a continué sa poussée offensive avec un circuit pour un quatrième match de suite.

De plus, pour la deuxième fois cette saison, il y a eu une reprise vidéo sur un jeu au marbre alors que L.J. Hoes a été retiré en tentant de marquer depuis le troisième but. Les Astros soutenaient que Dioner Navarro avait bloqué le marbre, mais la reprise ne leur a pas donné raison.

En l’absence de Casey Janssen, Sergio Santos a inscrit un troisième sauvetage.

Le lendemain, Brandon Morrow a refait surface en muselant les Astros au cours des cinq premières manches sur deux coups sûrs et neuf retraits au bâton. Il a semblé manquer d’essence en sixième alors que les Astros ont  marqué trois points.

Cette victoire de 7-3 a permis aux Jays de s’installer seuls en première place de leur division, rang qu’ils n’avaient pas occupé depuis le mois d’avril 2012. Cabrera a obtenu deux autres coups sûrs.

Maicer Izturis a récolté deux simples pour un total de 10 coups sûrs depuis le début de la campagne et Brett Lawrie (enfin) a cogné son premier circuit de la saison.

Lors du dernier match de la série, R.A. Dickey a été victime de trois circuits et il a quitté après sept manches, tirant de l’arrière par 6-1.

Les Jays ont vainement tenté de remonter la pente avec une poussée de trois points en fin de neuvième manche. Le point égalisateur était sur les buts lorsqu’Izturis a constitué le dernier retrait.

Les Jays ont demandé une reprise vidéo en fin de cinquième manche sur un jeu serré au premier coussin, mais la reprise ne leur a pas donné raison. Les Jays n’ont gagné aucun de leurs six appels depuis l’entraînement.

Rendus à Baltimore, les Jays ont tenté d’oublier leurs déboires des deux dernières saisons alors qu’ils ont présenté une fiche peu reluisante de 3-18 face aux Orioles sur leur terrain.

Curieusement, ils ont profité de deux bévues de la meilleure meilleure défensive de la dernière campagne pour amorcer leur voyage de neuf matchs avec un gain de 2-0.

Dustin McGowan a fait amende honorable avec six manches et un tiers au cours desquelles il a bien espacé cinq coups sûrs et un seul but sur balles pour son premier gain de saison alors que Sergio Santos a inscrit son quatrième sauvetage avec une neuvième manche parfaite.

Les deux bévues de Jonathan Schoop en quatrième manche ont causé la défaite des Orioles alors que les Jays n’ont obtenu que trois coups sûrs, dont un de Melky Cabrera, pour un 11e match de suite.

Lors du deuxième match, l’ineptie offensive des Jays a été flagrante alors qu’ils n’ont obtenu aucun coup sûr avec des coureurs en position de marquer et qu’ils ont laissé neuf coureurs sur les sentiers.

La défensive, avec trois doubles jeux dont deux amorcés par Jonathan Diaz, a gardé les Jays dans le match et Colby Rasmus, avec le 100e circuit de sa carrière leur a permis de provoquer la prolongation.

Toutefois, alors que les voltigeurs jouaient rapproché, Steve Lombardozzi a claqué un triple hors de la portée de Rasmus et David Lough l’a poussé au marbre avec un simple à gauche.

Dommage pour Drew Hutchinson qui a été superbe au cours des six premières manches et pour Melky Cabrera qui a frappé en lieu sûr pour un 12e match de suite.

Finalement, le réveil tant attendu de l’attaque est survenu lors du dernier match, une explosion de 17 coups sûrs, ponctuée de trois circuits, dans un gain de 11-3 face aux Orioles.

Mark Buehrle a survécu à une difficile première manche, donnant un seul point en sept manches sur cinq coups sûrs et un but sur balles, en route vers sa troisième victoire.

Le réveil de l’attaque a été l’œuvre de Lind, Rasmus et Encarnacion avec trois coups sûrs chacun tandis que Bautista est y allé d’une claque de trois points. Cabrera a prolongé sa séquence à 13 matches en ajoutant deux coups sûrs, tout comme Lawrie.

Normalement, les joueurs voient d’un bon œil une journée de congé, même en début de saison, mais parions que chez les Jays, on préférerait jouer au lendemain d’un tel réveil offensif.

-30-

Un début qui aurait pu être meilleur

La première semaine s’est soldée par un bilan de trois gains en sept matchs… c’est mieux que l’an dernier (2-5), mais cela aurait pu être bien mieux. Il nous a permis de constater, une fois de plus, que les Jays ont besoin de renfort au chapitre des partants.
Pour la première série, ce n’était pas le scénario idéal pour les Blue Jays… car le Tropicana Field, domicile des Rays de Tampa Bay, n’a jamais été une terre hospitalière pour eux.
R. A. Dickey a été malmené pour six points sur cinq coups sûrs et six buts sur balle et encore fallait-il que Jose Reyes, le fragile arrêt-court des Jays, ne puisse même pas franchir la première manche en raison d’une élongation musculaire à la cuisse!
Pendant ce temps, le grand gaucher David Price a semblé s’amuser aux dépens des frappeurs torontois, alors que son seul moment de faiblesse est survenu en début de huitième manche. Le réserviste Erik Kratz, le dernier joueur retranché au camp malgré sa moyenne de ,400 avec deux circuits et cinq points produits, a catapulté une rapide de Price par-dessus la clôture du champ centre, pour une claque de deux points dans ce revers de 9-2.
Le lendemain, la première victoire des Jays en fut une mémorable, surtout pour le jeune Drew Hutchison et le réserviste Jonathan Diaz.
Hutchison a blanchi les Rays sur trois coups sûrs et trois buts sur balles en cinq manches et un tiers tandis que Diaz, tout juste rappelé de Buffalo, a inscrit son premier coup sûr, premier produit et premier but volé en carrière dans le gain de 4-2. Pour Hutchison, c’était son premier gain depuis 2012, ayant dû subir une intervention de type Tommy John en août 2012.
Diaz, utilisé dans seulement cinq matchs avec les Red Sox de Boston, l’an dernier, aura quand même droit à sa bague de la série mondiale. Il avait été un choix de 12e ronde des Jays lors du repêchage de 2006.
Sergio Santos, le spécialiste des fins de matchs en l’absence de Casey Janssen, a joué avec le feu en neuvième manche, mais il a enregistré son premier sauvetage de la saison.
Lors du 3e match, Mark Buehrle a tout simplement été superbe avec 11 retraits au bâton au cours de huit manches et deux tiers, n’accordant que trois coups sûrs et un seul but sur balles pour inscrire son premier gain de la saison.
Joey Bats (Jose Bautista) avec ses deux premiers circuits de la saison, lui a donné tout le soutien offensif dont il avait besoin pour avoir raison des Rays au compte de 3-0.
Brett Cecil a inscrit son 2e sauvetage en carrière tandis que la défensive, avec Diaz, Brett Lawrie et Edwin Encarnacion, a été très alerte dans les moments critiques.
Finalement, les Jays et les Rays ont divisé les honneurs de la série de quatre matchs alors que les Rays ont triomphé 7-2 lors de la dernière rencontre.
Brandon Morrow a accordé quatre points sur sept coups sûrs en cinq manches mais, alors que les Jays tiraient de l’arrière 2-4, en septième manche, Evan Longoria a signé son premier circuit, une claque de trois points aux dépens de Esmil Rogers pour sceller l’issue de la rencontre.
Au cours de leurs 21 dernières séries au Tropicana Field, les Jays n’en ont gagné aucune, en ont égalé deux et perdu les 19 autres.
Et le match d’ouverture locale a tourné à l’avantage des Yankees alors qu’un jeu d’appel, en troisième manche, a infirmé la décision de l’arbitre Dana DeMuth, qui avait déclaré Ichiro Suzuki retiré sur un jeu serré au premier coussin.
Au lieu d’un troisième retrait, les Yankees ont profité de l’occasion avec un double de deux points de la recrue Yangervis Solarte qui a mené à la victoire des seins, 7-4.
Dustin McGowan n’a pas été à la hauteur des attentes, ayant dû quitter après moins de trois manches et il a encaissé la défaite.
La victoire est allée au Japonais Masahiro Tanaka à son premier départ dans les majeures. Après avoir concédé trois points dans les trois premières manches, il a été intouchable par la suite.
De retour à domicile, Dickey a retrouvé tous ses moyens lors du deuxième match. Il a tenu le coup durant plus de six manches, blanchissant l’adversaire sur cinq coups sûrs et un seul but sur balles.
Il a toutefois fallu les deux circuits de Cabrera et Bautista, en fin de huitième, pour donner un coussin de trois points et assurer la victoire de 4-0 pour permettre aux Jays d’égaler les chances dans la série.
Mais lors du dernier match de la série, le jeune Drew Hutchison a été incapable de lancer des prises en première manche et cela lui a coûté trois points. Il a dû quitter avant de franchir la quatrième manche et bien que les Jays aient réussi à s’approcher à deux points en sixième, la côte était trop abrupte à remonter et ils se sont inclinés au compte de 6-4.
-30-

Les dieux du baseball veillaient…

Les amateurs de baseball du Québec ont vécu un « happening » incroyable au cours du dernier weekend, alors que près de 100 000 nostalgiques et mordus ont envahi le stade Olympique de Montréal pour assister à la présentation de deux matchs hors concours  entre les Blue Jays de Toronto et les Mets de New York.

Oui, pour deux matchs à peu près sans signification… mais qui revêtaient un caractère très spécial pour les mordus de la balle.

Deux matchs qui auraient bien pu être décommandés en raison des caprices de Dame Nature qui n’avait pas encore signifié à l’hiver qu’il était temps de faire place au printemps!

Heureusement que les dieux du baseball veillaient au grain. Car en raison de la fragilité du toit du stade, la neige aurait bien pu forcer la main des organisateurs et contremander la présentation des deux rencontres.

Heureusement, la neige a fait place à la pluie au cours de la journée de vendredi et ce n’est que dimanche que la neige a repris de plus belle.

J’ignore si les dirigeants d’Evenko avait pris une police d’assurance en cas d’annulation des matchs, mais chose certaine la réputation de Montréal qu’on tente de rétablir auprès des autorités du baseball majeur en aurait été entachée.

Comment convaincre les autorités des majeures de revenir habiter le stade pendant la construction d’un amphithéâtre neuf alors que la fragilité du toit pourrait être la cause de l’annulation de matchs et que, selon la Régie des Installations Olympiques, on ne prévoit pas l’installation d’une nouvelle toiture avant 2019?

Mais, comme je le disais plus haut, heureusement que les dieux du baseball veillaient…

Ce fut un weekend magique où les gens ont eu droit à des moments forts émouvants lors de l’hommage posthume à la mémoire du « KID » Gary Carter vendredi et la présentation de l’édition 1994 des Expos, le lendemain.

Un weekend au cours duquel les amateurs ont eu droit à de l’excellent baseball, comme au cours d’une saison régulière, deux matchs qui ont été décidé en fin de rencontre, alors que les gens restaient rivés sur leurs sièges jusqu’au dernier retrait.

Deux matches où les Exposphiles sont devenus des fans des Blue Jays alors qu’ils ont pu apprécier le coup de bâton de Jose Bautista, le jeu spectaculaire de Brett Lawrie au troisième coussin, la force de frappe de Melky Cabrera et l’excellence de Brandon Morrow au monticule.

Somme toute, une expérience qu’on pourrait sûrement répéter l’an prochain.

La saison 2014 se met en branle

Ce n’est un secret de polichinelle que le début de la nouvelle saison sera d’une importance capitale pour les Blue Jays de Toronto s’ils veulent redorer leur blason.

L’an dernier, ils avaient connu un début de campagne atroce, subissant 20 revers à leurs 30 premiers matchs et une fiche de 30-46 contre leurs rivaux de la division Est de la Ligue américaine. Et cette saison, ils disputeront 10 de leurs 13 premières parties contre les Rays de Tampa, les Yankees de New York et les Orioles de Baltimore.

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que, s’ils restent en santé, les frappeurs des Jays représentent une des meilleures attaques du circuit.

Avec Jose Bautista, Edwin Encarnacion, Melky Cabrera et la bougie d’allumage Jose Reyes, les quatre premiers frappeurs sont une menace pour les lanceurs. Sans oublier que Brett Lawrie et Colby Rasmus sont capables de mettre l’épaule à la roue, pourvu qu’ils diminuent le nombre de leurs retraits au bâton.

L’an dernier, les Blue Jays ont utilisé 13 lanceurs partants qui ont affiché la deuxième pire moyenne de points mérités du circuit et qui n’ont pas lancé assez de manches pour éviter que les releveurs ne s’essoufflent trop rapidement. Dans le premier mois de la saison, les partants ne restaient pas, en moyenne, six manches au monticule.

Les prestations de R.A. Dickey, Drew Hutchison, Mark Buerhle et Brandon Morrow ont été fort encourageantes lors de l’entraînement, surtout que Morrow a ajouté 20 livres de muscles, ce qui devrait l’aider à s’éloigner de la liste des blessés. Le cas de Dustin McGowan est toujours incertain comme cinquième partant, mais les Jays ont décidé d’y aller avec huit releveurs en début de campagne et des gars comme Esmil Rogers, Todd Redmond et J.A. Happ (une fois guéri de  ses malaises au dos) pourraient aussi remplir ce rôle.

On a décidé d’inscrire le nom de Casey Janssen sur la liste des blessés, mais jusqu’à son retour, Sergio Santos devrait être en mesure de remplir le rôle de spécialiste des fins de matchs.

La compétition ne sera pas facile dans cette division et c’est pourquoi il est impérieux que les Jays amorcent la campagne en force.

-30-

Les objectifs de la nouvelle saison

À quoi doit-on s’attendre des Blue Jays en 2014?

À beaucoup mieux que l’an dernier, c’est sûr! En autant que la troupe de John Gibbons atteignent deux principaux objectifs : Éviter les blessures aux joueurs-clés et une défensive améliorée!

On a souvenir qu’au printemps 2013, tout baignait dans l’huile avec les nouvelles acquisitions d’Alex Anthopoulos et une attaque qui pouvait rivaliser avec les meilleures du baseball majeur.

Et on a eu une nouvelle preuve que les blessures et une défensive poreuse peuvent transformer les plus beaux rêves en cauchemars!

Certains amateurs ne sont pas de grands fans du gérant John Gibbons, mais il faut rtout de même reconnaître qu’il a été privé de ses meilleurs éléments durant une bonne partie de la saison et trois de ses lanceurs partants n’ont pas donné la mesure de leur talent.

En attaque, Melky Cabrera a raté 74 matchs et Brett Lawrie en a manqué 55, tandis que Jose Reyes a été absent durant 49 rencontres et que Jose Bautista et Colby Rasmus en ont raté 44 chacun en raison de blessures.

Du côté du monticule, personne n’a réussi à s’imposer aux postes de troisième, quatrième et cinquième partants derrière R.A. Dickey et Mark Buerhle. Josh Johnson a été pitoyable (en plus d’être blessé) avec un rendement de deux gains et huit revers en 16 sorties tandis que Brandon Morrow n’a inscrit que deux victoires en 10 départs et J.A. Happ, blessé lui aussi, n’a participé qu’à 18 matches et n’a signé que cinq gains.

Où les Jays ont péché le plus, c’est en défensive alors qu’ils ont commis 111 erreurs, seulement deux de moins que les Orioles de Baltimore (54) et les Rays de Tampa Bay (59) réunis! Seuls les Angels de la Californie à Los Angeles (112), les White Sox de Chicago (121) et les Astros de Houston (125) ont commis plus de bévues que les Jays dans la Ligue Américaine au cours de la dernière campagne.

En évitant les blessures, les Jays devraient afficher un rendement supérieur en défensive si des gars comme Lawrie et Reyes, avec l’ajout du jeune Ryan Goins au deuxième coussin. Goins n’a rien prouvé comme frappeur avec les Jays l’an dernier, mais il a démontré qu’il pouvait se tirer honorablement d’affaires avec son gant dans les majeures.

Il a démontré beaucoup de mobilité, autant à sa gauche qu’à sa droite et avec un professeur comme Robbie Alomar dans les parages, il ne peut que s’améliorer. Reste à savoir, maintenant, si la présence du nouvel instructeur des frappeurs, Kevin Seitzer pourra augmenter son rendement offensif.

Du côté de l’attaque, un Melky Cabrera en bonne santé sera un ajout important à l’attaque des Jays, tout comme la présence régulière de Colby Rasmus et Jose Bautista dans la formation  des Jays aux côté de Jose Reyes et de Edwin Encarnacion. Sans oublier qu’un Brett Lawrie, assagi et en santé, ajoutera du punch en attaque.

Enfin, il ne faut pas oublier ce qui a été la force des Jays l’an dernier, soit la relève. Il n’est pas impossible que les Jays amorcent la saison avec huit releveurs, mais le cœur de la relève demeure intact avec Casey Janssen (4-1, 2,56 et 36 sauvetages), Sergio Santos (1-1, 1,75 et trois sauvetages), Brett Cecil (5-1, 2,83 et un sauvetage), Steve Delabar (5-5, 3,22 et six sauvetages) ainsi que le jeune Aaron Loup (4-6, 2,47 et trois sauvetages).

En en coulisses, il y a toujours les jeunes Kyle Drabek, Drew Hutchison, Chad Jenkins, Todd Redmond, Aaron Sanchez et Marcus Strohman sans oublier l’homme à tout faire qu’est Esmil Rogers et l’énigmatique Ricky Romero.

Somme toute, en dépit des déboires de l’an dernier, la situation n’est pas aussi sombre que certains pourraient le penser.

Le baseball de retour au stade

En fin de semaine prochaine, le baseball majeur sera de retour dans nos murs alors que les Jays disputeront deux matchs hors concours aux Mets.

Il est évident qu’on y retrouvera bien plus de chandails et de casquettes des Expos que des Jays ou des Mets… mais, ce sera une occasion rêvée pour les amateurs du Québec qui ne connaissent pas l’équipe de Toronto, de découvrir des joueurs à la fois talentueux et spectaculaires.

Ce sera aussi une chance, peut-être unique, pour plusieurs d’y amener son fils ou sa fille au stade, pour leur faire découvrir ce qu’ils ont vécu pendant plus de 30 ans.

Avec quelque 40 000 partisans dans les gradins, ce sera magique!

-30-

 

Du pain sur la planche

La dernière semaine de la saison a mal débuté avec un revers de 3-2 à Chicago, contre les White Sox de Chicago, alors que les frappeurs des Jays ont été dominés par le jeune gaucher Jose Quintana.  Il ne leur a donné que deux coups sûrs au cours des sept premières manches.

Sa seule erreur fut d’accorder un circuit en solo à J.P. Arencibia, son premier en un mois.

Son rival, J.A. Happ, ne ressemblait en rien au lanceur qui avait dominé les Yankees en sept manches lors de son dernier départ. Happ a constamment joué avec le feu, si bien qu’il a dû quitter le match après seulement cinq manches de travail, ayant déjà effectué plus de 100 lancers.

C’est le genre de match qui porte à réflexion quant au rôle que pourrait jouer Happ la saison prochaine. Partant ou releveur? Cette saison, surtout depuis son retour au jeu, il n’a pas été assez régulier pour se vouloir un candidat logique comme quatrième ou cinquième partant en 2014.

Le lendemain, la troupe de John Gibbons a éliminé les Orioles de Baltimore en venant de l’arrière pour l’emporter 3-2 en 10 manches.

Ce fut une autre très solide performance de Todd Redmond, un ancien des Orioles, qui se veut un candidat pour le poste de cinquième partant ou encore spécialiste de la longue relève l’an prochain.

Sergio Santos a mérité sa première victoire de la saison avec une autre manche parfaite, réduisant ainsi sa moyenne de points mérités à 1,57. Santos est en santé et est en train d’enlever le poste de spécialiste de la huitième manche à Steve Delabar. Il pourrait aussi donner un répit à Casey Janssen comme « closer » si le besoin devait s’en faire sentir.

Le bruit court que le vétéran Mark DeRosa est indécis à savoir s’il poursuivra sa carrière l’an prochain. Cette année, DeRosa s’est avéré un digne successeur à Omar Visquel grâce à sa polyvalence, sa présence dans le vestiaire, surtout auprès des jeunes, et son coup de bâton. Le vétéran frappeur droitier a été le meilleur frappeur d’urgence de l’équipe et ses 34 points produits ne sont pas à dédaigner. Il est à souhaiter que les Jays réussiront à le convaincre de rester à Toronto.

Toutefois, les Jays ont repris leurs mauvaises habitudes lors de la deuxième rencontre alors que malgré leurs 15 coups sûrs ils ont baissé pavillon 9-5.

Munenori Kawasaki et Josh Thole ont récolté quatre coups sûrs chacun, mais dans l’ensemble, les Jays ont laissé 14 coureurs sur les sentiers, dont neuf en position de marquer.

Par contre, Esmil Rogers a vainement tenté de faire oublier sa mauvaise sortie contre les Red Sox. Les Jays lui ont procuré une avance de 3-0 qu’il n’a pu préserver alors qu’il a accordé deux autres circuits pour un total de 21 depuis le début de la saison.

Les Jays ont donné une autre manche de travail à Ricky Romero, mais ce dernier n’a pu leur donner espoir qu’il était sur le chemin du retour alors qu’il a accordé deux points sur deux coups sûrs, dont un circuit, et deux buts sur balles, sans obtenir un seul retrait au bâton.

Lors du dernier match à Baltimore, les frappeurs des Jays ont été paralysés par Manuel Gonzalez qui les a limités à deux coups sûrs au cours des sept premières manches.

Les Jays ont vainement tenté une remontée en fin de rencontre pour éventuellement s’avouer vaincus 3-2 alors que Jim Johnson a signé son 48e sauvetage.

Appelé à remplacer Mark Buehrle, atteint à la jambe par une flèche de Steve Pearce, Chad Jenkins a été solide ne donnant qu’un coup sûr en plus de trois manches, tout en retirant quatre frappeurs au bâton. Une autre performance qui lui vaudra un sérieux essai au prochain camp.

Les Jays ont continué à mettre les bâtons dans les roues des aspirants aux séries en profitant de trois bévues des Rays pour effacer un déficit de 2-0 et l’emporter 6-3, au profit de R.A. Dickey qui a ainsi savouré sa 14e victoire de la saison.

Dickey a donné des circuits en solo en première et deuxième manche, mais a passé les menottes aux Rays par la suite, cédant sa place à Sergio Santos en huitième manche. Et Santos a signé son premier sauvetage de la saison.

Samedi, les Jays n’ont donné aucune chance aux Rays alors qu’ils ont réussi 12 coups sûrs aux dépens de cinq lanceurs des visiteurs pour triompher 7-2.

Malgré son dos endolori, Adam Lind a produit les trois premiers points des Jays avant que les jeunes Goins et Pillar ne claquent un circuit de deux points chacun pour enlever tout espoir d’une remontée aux Rays. J.A. Happ a offert sa meilleure prestation de la saison, espaçant cinq coups sûrs et un but sur balles pour un seul point en plus de sept manches sur la butte.

Enfin, si le dernier match de la saison est un aperçu de la prochaine campagne, les fans peuvent s’attendre à voir une équipe qui refuse de baisser les bras.

Tirant de l’arrière 6-0 après une seule manche, il aurait été facile pour les Jays, qui n’allaient nulle part, de concéder le match aux Rays et de plier bagage… mais non, ils ont lutté jusqu’au dernier retrait!

Je veux, à l’occasion de ce dernier blogue de la saison 2013, vous remettre d’avoir été fidèle à ce rendez-vous hebdomadaire, vous souhaiter de passer un excellent hiver et de vous retrouver, tous en bonne santé, le printemps prochain!

-30-

Qu’arrivera-t-il de Davis et Arencibia?

Après la journée de relâche de lundi, les Blue Jays ont joué les trouble-fête alors qu’ils ont blanchi les Yankees au compte de 2-0.

R.A. Dickey a dompté ses démons du Rogers Centre alors qu’il a menotté les Bombardiers du Bronx sur quatre maigres coups sûrs et deux buts sur balles en sept manches au monticule.

Les circuits en solo de Colby Rasmus et de Rajai Davis lui ont procuré sa 13e victoire de la saison.

La performance de Davis, qui a ajouté un double, représente un problème pour la direction de l’équipe. L’excellent réserviste est éligible à l’autonomie à la fin de la saison et les jeunes Anthony Gose et Moises Sierra frappent à la porte. Avec le retour en santé de Melky Cabrera et Jose Bautista, et la façon dont Colby Rasmus (il est sous contrat pour 2014) se comporte depuis son retour au jeu, les Jays auront un choix à faire au printemps prochain.

Il est évident que Davis se veut un réserviste de premier ordre, car il peut évoluer comme voltigeur à n’importe quel champ et il est l’un des meilleurs voleurs de but du baseball majeur.

Faudra-t-il retarder d’une autre saison la progression de Gose et Sierra ou est-ce que Davis ou Rasmus pourrait être inclus dans une transaction?

Par contre, la journée a été assombrie alors que la direction des Jays a fait savoir que Brett Cecil et Edwin Encarnacion seraient inactifs pour le reste de la saison.

Encarnacion devra subir une intervention chirurgicale au poignet gauche tandis que Cecil est ennuyé par un malaise au coude gauche. Dans le cas d’Encarnacion, il y a déjà quelque temps qu’il n’était pas à l’aise au bâton, alors qu’en maintes occasions, le bâton lui échappait en complétant son élan.

Quant à Cecil, les médecins n’ont décelé aucun dommage aux ligaments. Si tel est le cas, il n’est pas question d’intervention de style « Tommy John », mais simplement une bonne période de repos de façon à ce qu’il soit fin prêt pour le prochain camp d’entraînement.

Tous les joueurs de position partants des Jays, exception faite de Adam Lind et du receveur J.P. Arencibia ont visité la liste des blessés cette saison, qu’il s’agisse de Brett Lawrie, Jose Reyes, Maicer Izturis, Colby Rasmus, Jose Bautista et maintenant Encarnacion.

Chez les lanceurs, J.A. Happ, Steve Delabar, Josh Johnson, Brandon Morrow, Dustin McGowan, Darren Oliver, Ramon Ortiz, Juan Perez, Sergio Santos et maintenant Brett Cecil ont tous été inscrits sur la liste des blessés à un moment ou l’autre de la saison tandis que Kyle Drabek et Luis Perez avaient commencé la campagne aussi sur la liste des blessés.

Lors du deuxième match de la série contre les Yankees, J.A. Happ a offert sa meilleure prestation de la saison sans toutefois mériter la victoire. Après sept manches sans bavure et 100 lancers, Happ est retourné au monticule pour le début de la huitième pour être accueilli par un simple et par la suite Aaron Loup et Steve Delabar ont été malmenés pour quatre points.

Rasmus, avec son quatrième circuit en quatre matches et Ryan Goins, à l’aide de son premier en carrière, avaient procuré une avance de 3-0 qui s’est envolée en fumée et l’unique Mariano Rivera, dans son chant du signe, a préservé la victoire des Yankees, 4-3.

Ironie du sort

Enfin, fallait-il que les Jays soient les adversaires des Red Sox de Boston lorsque les protégés de John Farrell se sont assuré le premier rang de la division Est de la Ligue Américaine?

C’est pourtant ce qui s’est produit, vendredi soir, alors qu’Esmil Rogers n’a pu franchir la troisième manche et que le Neil Wagner a donné trois points sur quatre coups sûrs, sans obtenir un seul retrait, en septième manche.

Les Bostonnais ont couronné une spectaculaire saison, passant du dernier rang au premier en signant un gain de 6-3.

Cette autre contre-performance de Roger me porte à croire que le rôle de partant n’est pas celui qui lui convient le mieux. Il se veut peut-être, avec Chad Jenkins, Todd Redmond et Jeremy Jeffress, un bon candidat comme spécialiste de la longue relève ou sixième partant pour la prochaine saison.

Par ailleurs, la descente aux enfers de J.P. Arencibia s’est poursuivie alors que le receveur des Jays a été retiré trois fois au bâton alors qu’il y avait des coureurs sur les sentiers. Le receveur régulier des Jays ne frappe que pour une moyenne de ,196 avec 144 retraits au bâton et un pauvre rendement de ,172 lorsqu’il y a des coureurs en position de marquer.

Finalement, R.A. Dickey n’a pas joué de chance lors de la dernière rencontre, alors qu’il n’a donné que cinq coups sûrs et un but sur balles tout en inscrivant 11 retraits au bâton dans une défaite de 5-2.

Kevin Pillar a produit les seuls deux points des Jays à l’aide d’un simple te de son deuxième circuit en carrière.

Pour en revenir à Dickey, il a couru à sa perte lorsqu’en fin de deuxième manche, il a accordé un circuit de trois points au frappeur de neuvième rang, Jackie Bradley. David Ortiz a aussi réussi un circuit en solo, son 29e de la saison, mais dans son cas, il n’y a rien de honteux à lui en accorder un.

-30-

 

Montréal mérite-t-elle une deuxième chance?

La décision des Blue Jays de venir disputer leurs deux derniers matchs de la Ligue des Pamplemousses à Montréal en mars prochain, a créé une vague d’optimisme à travers la province. Et ce, au moment où la possibilité que le baseball majeur revienne dans la métropole québécoise, anime bien des conversations.

Non seulement doit-on louer cette décision des Blue Jays, mais il faut surtout reconnaître que le bureau du commissaire voit dans cette initiative, un premier véritable test. Il veut savoir si Montréal mérite, à l’instar de villes américaines comme Seattle, New York, Milwaukee, Kansas City et Washington, une deuxième chance d’obtenir une concession du baseball majeur.

Si les autorités du baseball majeur n’y croyaient pas, elles n’auraient pas sanctionné la présentation de ces deux matchs contre les Mets.

Pendant que la ville de Québec continue d’ériger un amphithéâtre qui pourrait éventuellement abriter les nouveaux Nordiques, les promoteurs du retour des Expos à Montréal devront mettre tout en branle pour que ce premier weekend de baseball majeur au stade Olympique depuis 2004 soit un succès sur toute la ligne.

Non seulement aux guichets, mais dans tous les médias… avant, durant et après la présentation de ces deux matchs.

On sait que déjà, la Chambre de Commerce du Montréal Métropolitain va sonder le public et le monde des affaires au cours de l’automne, afin de tâter le pouls relativement à leur désir et surtout leur implication possible dans un retour du baseball majeur chez nous.

Il faut absolument que les promoteurs du retour, aussi bref soit-il, du baseball majeur à Montréal, puissent envoyer un message sans équivoque aux investisseurs éventuels, aux politiciens des trois paliers gouvernementaux et aux autorités du baseball majeur que Montréal est prête à rebondir sur la scène.

Retour difficile à la maison

Après un voyage fructueux de cinq victoires en six matches en Arizona et au Minnesota, les Blue Jays se sont heurtés à des Angels de Los Angeles affamés à leur retour aux Rogers Centre.

Dans le premier match, un Mark Buehrle visiblement pas au sommet de sa forme, a trébuché en donnant quatre points dès la première manche et bien que le jeune Anthony Bose ait créé l’égalité à l’aide de son premier grand chelem en carrière, le vétéran gaucher n’a pas été en mesure de contenir l’attaque dévastatrice des visiteurs.

Dirigés par Mark Trumbo qui a claqué cinq coups sûrs et marqué cinq points, les Angels ont été sans pitié pour les Jays, récoltant 18 coups sûrs, dont cinq circuits et six doubles, dans un gain de 12-6.

Le lendemain, l’autre vétéran des Jays, R.A. Dickey, ne semblait pas à l’aise avec une avance.

Les Jays ont marqué trois points dès la première manche, mais les Angels ont créé l’égalité en quatrième. Et quand les Jays ont repris les devants en fin de quatrième, Dickey a immédiatement concédé un autre point en début de cinquième.

Finalement, Steve Delabar s’est amené en huitième manche et le but sur balles qu’il a accordé après un retrait, a éventuellement causé la défaite des Jays, 5-4.

Seul Moises Sierra a réussi à connaître un bon match en attaque alors qu’il a récolté deux doubles, un triple et un point produit en plus de croiser le marbre en deux occasions.

Le seul autre coup sûr des Jays a été l’œuvre de Mark DeRosa, un simple à l’avant-champ doublé d’une erreur de Erick Aybar qui a valu un point en première manche.

De plus, les Jays n’ont pu éviter le balayage, car lors du dernier match de la série, J.A. Happ n’a pas réussi à franchir la cinquième manche et lorsque les Jays lui donnaient l’avance, il trouvait le moyen de la perdre immédiatement.

Dans son cas, ce qui inquiète, c’est qu’il utilise en moyenne tout près de 20 lancers par manche, ce qui est beaucoup trop et cela pourrait lui coûter son poste de partant l’an prochain.

Aussi, malgré leurs talents offensifs, les jeunes voltigeurs Anthony Gose et Moises Sierra ont besoin de peaufiner leur jeu de base en défensive. Gose lance trop souvent au mauvais but et oublie d’atteindre l’intercepteur tandis que Sierra éprouve de la difficulté à bien suivre la trajectoire de la balle lorsqu’elle est frappée vers lui.

Contre les Orioles, la relève a gaspillé la solide performance de Todd Redmond alors que Dustin McGowan a perdu l’avance en septième manche et que Chris Davis a salué l’entrée en scène de Steve Delabar avec son 50e circuit de la saison.

Et le lendemain, Colby Rasmus a scellé l’issue de la rencontre à l’aide de son 20e circuit de la saison, son deuxième en autant de matchs depuis son retour au jeu, pour une victoire de 4-3.

Le jeune Sierra a produit les deux autres points des Jays en première manche alors qu’il a cogné son 12e double tandis que Casey Janssen a signé son 30e sauvetage de la campagne.

Finalement, l’attaque des Jays a réussi 10 coups sûrs contre seulement six pour les Orioles lors du dernier affrontement… mais n’en a obtenu aucun avec neuf coureurs en position  de marquer! Avec comme résultat un revers de 3-1.

Mark Buehrle aurait mérité un meilleur sort, n’ayant donné que deux points mérités en cinq manches de travail.  Il faut aussi souligner les deux manches parfaites de Kyle Drabek en relève, sa meilleure prestation depuis qu’il a renoué avec la compétition.

Malgré son malaise au poignet, Encarnacion a récolté un double tandis que Brett Lawrie a obtenu deux coups sûrs tout comme Anthony Gose, Moises Sierra et Adam Lind (21e circuit).

-30-

Un voyage couronné de succès

Le périple a démarré sur une excellente note alors que les Jays ont enlevé les honneurs des deux premiers matchs contre les Diamondbacks, en Arizona.

Esmil Rogers a fait écarquiller les yeux en n’accordant qu’un seul coup sûr et un seul but sur balles en plus de six manches, de loin sa meilleure prestation comme partant. Et Casey Janssen a inscrit son 27e sauvetage de la saison.

Du côté de l’attaque, Edwin Encarnacion s’est joint à un groupe sélect en devenant seulement le cinquième Blue Jay à connaître deux saisons de suite avec au moins 35 coups de circuit. Les autres sont Jose Bautista, Carlos Delgado, Fred McGriff et Shawn Green.

Le lendemain, les Jays ont malmené le partant Wade Miley, récoltant huit coups sûrs et cinq points en seulement une manche et deux tiers. Jose Reyes et Encarnacion ont dirigé l’attaque avec trois coups sûrs chacun.

Toutefois, lors du troisième match, l’attaque a produit trois points dès la première manche, mais est tombée en panne par la suite. Le partant des Diamondbacks a retrouvé son aplomb par et il a passé les menottes aux Jays qui se sont inclinés 4-3 en 10 manches.

Fait inusité, les Jays n’ont laissé aucun coureur sur les buts et la dernière fois que cela s’était produit, c’était le 20 juillet 1970 alors que les Reds avaient eu raison des Cards, 4-0, en prolongation.

Les Jays ont donc complété la portion interligue de leur calendrier avec une fiche de 11-9 face à leurs rivaux de la ligue Nationale.

Et après la journée de relâche de jeudi, les Jays se sont amenés au Minnesota pour une série de trois matchs contre les Twins, une équipe qui connaît aussi une saison difficile tout comme eux.

Une poussée de cinq points en troisième manche aurait dû permettre à la troupe de John Gibbons de filer vers un gain facile, mais une erreur de Moise Sierra  les largesses de Dustin McGowan en huitième manche ont compliqué la situation.

Et même s’il a accordé un circuit en solo en fin de neuvième manche au jeune receveur Josmil Pinto, Janssen a réussi à inscrire son 28e sauvetage de la saison.

Ainsi, le vétéran R.A. Dickey a remporté son 12e gain de la saison et il présente aujourd’hui une fiche de ,500. Dickey a vraiment retrouvé ses moyens puisque dans ses huit derniers départs, il présente un dossier de quatre victoires et un seul revers avec une moyenne inférieure à 3,00.

Fait intéressant à souligner, les Twins alignent deux anciens joueurs de la Can-Am dans leur formation. Chris Colabello, qui a passé sept saisons dans le baseball indépendant avant d’avoir sans chance dans les majeures et le lanceur Andrew Alberts qui avait lancé avec les Capitales à Québec en 2010.

Samedi, les Jays n’ont donné aucune chance au partant des Twins  Kevin Correia alors qu’ils ont marqué cinq points dès la manche initiale.

Adam Lind a dirigé l’attaque avec deux circuits de trois points tandis que Brett Lawrie a ajouté un circuit en solo et deux autres coups sûrs. Pour Lind il ne s’agissait pas d’un sommet en carrière puisqu’il avait connu un match de huit points produits contre les Rangers en 2009.

Lawrie est plus discipliné

Quant à Lawrie, non seulement frappe-t-il avec beaucoup plus de régularité, mais il a réduit le nombre de ses retraits au bâton de façon dramatique depuis la pause du match des étoiles. En effet, il n’a mordu la poussière que 18 fois dans ses 168 dernières présences au bâton.

J.A. Happ a connu sa meilleure sortie depuis des semaines, n’accordant qu’un seul point (non mérité) en plus de cinq manches au monticule.

Toutefois, le retour de Kyle Drabek dans les majeures n’a pas été couronné de succès alors qu’il n’a retiré aucun des quatre frappeurs affrontés.

Les Jays ont complété leur voyage avec une cinquième victoire en six matchs, alors qu’ils ont blanchi les Twins 2-0.

Le Canadien Andrew Alberts a été brillant au cours des sept premières manches tout comme Esmil Rogers. Les deux lanceurs ont été quasi impeccables alors que les Jays ont dû attendre la huitième pour s’inscrire au tableau.

Le jeune Ryan Goins a été la bougie des Jays avec deux superbes jeux en défensive en plus d’amorcer la poussée victorieuse avec l’un de ses deux coups sûrs tandis que Janssen a signé son 29e sauvetage.

Déménagement en vue pour les Jays?

Par ailleurs, le bruit se fait de plus en plus persistant selon lequel les Blue Jays pourraient quitter Dunedin pour aller élire leur domicile printanier à Palm Beach Gardens.

Les discussions iraient bon train avec les Royals de Kansas City dans le but d’établir un complexe commun, tout comme les Expos et les Cards de St-Louis l’avaient fait à Jupiter, au nord de West Palm Beach.

Selon les renseignements obtenus, l’État de la Floride aurait déjà approuvé une subvention pour l’aménagement d’un tel complexe, et les deux équipes attendent maintenant que les autorités de la municipalité et du comté en fassent autant.

Le déménagement serait prévu pour 2017, sinon avant l’expiration du bail des Jays avec la ville de Dunedin.

Il y aurait aussi la possibilité que les Jays partagent un tel complexe avec les Nationals de Washington qui souhaitent quitter la région de Viera, dans le nord-est de la Floride.

-30-

Le dilemme du directeur-gérant

Devant les insuccès des Blue Jays, cette saison, il était inévitable qu’un jour ou l’autre, un journaliste allait poser au directeur-gérant Alex Anthopoulos, la question qui tue : « John Gibbons sera-t-il de retour comme gérant l’an prochain  » ?

Et le d-g n’avait qu’une seule réponse à donner : OUI !

Sinon, il aurait annoncé le congédiement de Gibbons avant même que la question ne lui soit posée.

Certains interprètent le geste d’Anthopoulos, comme étant le baiser du parrain à un acolyte dont l’arrêt de mort a déjà été signé… car une fois la saison terminée, à suite d’une rencontre au sommet des dirigeants de l’équipe, il n’est pas impossible qu’il revienne sur sa décision…

Il est évident que le directeur-gérant des Jays ne cherche pas à se défiler non plus. Il accepte de tout gré une partie du blâme, car c’est lui qui a choisi Gibbons pour diriger son équipe et c’est lui qui a orchestré les méga transactions avec les Marlins et les Mets qui ont changé radicalement le visage de l’équipe.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’il n’existe pas beaucoup d’observateurs qui ont critiqué ces transactions au moment où elles ont été annoncées. Il y a bien eu quelques doutes au sujet de Josh Johnson et de Jose Reyes en raison de la fragilité des deux joueurs, mais rien de plus.

Je persiste à dire que la présentation de la Classique Mondiale du baseball au printemps dernier n’a pas été de nature à favoriser l’éclosion d’un esprit d’équipe solide au départ.

Le 3 mars dernier, neuf joueurs de l’organisation des Jays ont quitté Dunedin pour se joindre à leurs équipes respectives en vue de la CMB : Brett Lawrie, Adam Loewen (AAA) et Trystan Magnuson (AA) avec l’équipe du Canada; J.P.  Arencibia et R.A. Dickey, avec l’équipe des USA; Edwin Encarnacion, Jose Reyes, Moises Sierra (AAA) et Ricardo Nanita (AAA) avec l’équipe de la République Dominicaine.

Lawrie s’est blessé avant même que le tournoi ne débute tandis que les Dominicains ont gagné le championnat et ne sont revenus à Dunedin que vers le 22 mars. Encarnacion était blessé à une main et n’a pu reprendre les exercices réguliers qu’une semaine plus tard.

Et la saison régulière démarrait le 2 avril…

La saison allait débuter avec neuf joueurs qui n’étaient pas là en 2012 en plus d’un nouveau gérant, un nouvel instructeur des frappeurs, trois instructeurs qui avaient changé de rôle et un nouvel instructeur dans l’enclos des releveurs…

Trop, c’est comme pas assez?

La chimie n’a jamais eu le temps de s’installer… Brett Lawrie n’a pas commencé la saison et à son retour s’est blessé à nouveau… Jose Reyes a subi une grave blessure à la cheville, 10 jours après le début de la saison et n’est revenu au jeu qu’en juillet… Josh Johnson n’a jamais été l’ombre du lanceur qu’il était avec les Marlins… Dickey a éprouvé toutes sortes de problèmes à s’ajuster à la Ligue Américaine et surtout au Rogers Centre… Buehrle a connu un très lent début… Sergio Santos a passé presque toute la première tranche du calendrier sur la liste des blessés… Melky Cabrera, ennuyé par des malaises aux jambes, n’a pas fourni le rendement anticipé autant en attaque qu’en défensive… Dustin McGowan et Brandon Morrow se sont encore retrouvés sur la liste des blessés… tandis que Colby Rasmus et Jose Bautista ont aussi été blessés à la mi-août…

Devant une telle situation (vous me direz que d’autres équipes en ont vécu de semblables cette saison et ont mieux performé que les Jays), il est difficile de pointer du doigt un seul homme pour les déboires de l’équipe.

Mais force est d’admettre que des changements devront être apportés avant le début du prochain camp d’entraînement, car ni la direction de l’équipe, ni les partisans, n’accepteront une pareille déconfiture en 2014.

En terminant, si avant le début de la saison vous souhaitiez que les Jays aient un rendement semblable à celui des champions de la dernière série mondiale, les Giants, votre vœu a été exaucé… car les deux clubs n’ont pas offert un rendement à la hauteur de vos attentes! Jetez un coup d’œil au classement, juste pour voir.

Les bâtons dans les roues

Après avoir aidé les Yankees à revenir dans la course aux séries en encaissant 10 défaites à New York, les Jays ont joué les trouble-fête en arrachant deux victoires aux Yankees à Toronto.

Ayant divisé les honneurs des deux premiers matchs, les Jays sont tombés à bras raccourcis sur Hiroki Kuroda, inscrivant sept points sur neuf coups sûrs à ses dépens en cinq manches de travail.

Brett Lawrie a produit deux points et Edwin Encarnacion en a ajouté deux à l’aide de son 34e circuit tandis que Lawrie, Ryan Goins, J.P. Arencibia et Moises Sierra ont obtenu deux coups sûrs chacun.

Contre les Royals

Les deux premiers matchs de la série contre les Royals nous ont permis de voir Mark Buehrle et R.A. Dickey qu’on aurait aimé voir tout au long de la saison.

Une 11e victoire pour Buehrle avec l’aide de Santos et Janssen sans oublier le jeu spectaculaire du jeune Ryan Goins sur le dernier jeu du premier match.

Le 10e gain de Dickey a été enregistré, sanedi, grâce à la générosité des releveurs des Royals qui ont donné deux buts sur balles sur huit tirs d’affilée alors que les coussins étaient tous occupés.

Toutefois, dimanche, J.A. Happ n’a pu rivaliser avec James Shields alors qu’encore une fois il a connu une manche de quatre points. Happ n’est plus l’ombre du lanceur qu’il était, surtout depuis qu’il a atteint Robinson Cano.

Et, malheureusement, la belle séquence offensive de Goins a pris fin.

-30-

Suivre

Recevez les nouvelles publications par courriel.