Les Jays sont-ils en marche?
Les lanceurs partants lancent en moyenne sept manches… la relève, reposée, est quasi impeccable… Adam Lind frappe pour ,400 depuis un mois… les circuits continuent de faire partie intégrante de l’attaque des Jays et ils viennent de gagner leurs cinq derniers matchs.
Ce qui plus est, cette poussée a démarré à l’étranger et a permis à la troupe de John Gibbons de rentrer à la maison avec un dossier inférieur à ,500 par seulement quatre matchs!
Pourtant, le voyage à l’étranger avait bien mal débuté.
Les Jays avaient gaspillé une performance de deux circuits et cinq points produits de la part de Jose Bautista alors que dans un match retardé par le brouillard pendant 70 minutes, les Jays ont plié l’échine 10-6 face aux White Sox Chicago.
Vrai, le brouillard a causé toutes sortes d’ennuis, mais la contreperformance de R.A. Dickey m’a laissé songeur. Deux fois les Jays lui ont donné les devants, seulement pour voir le titulaire du trophée Cy Young 2012, incapable de les conserver.
On s’attendait à mieux. Beaucoup mieux.
Surtout à la suite de sa prestation contre les Giants à San Francisco.
Le spécialiste de la balle papillon a été malmené pour sept points sur 10 coups sûrs et lors de ses trois dernières sorties (même s’il a blanchi les Giants) il a donné 19 points!
De plus, alors que les Jays menaçaient, la défensive a flanché lorsque Steve Delabar tentait de garder son équipe dans le match. Les erreurs d’Émilio Bonifacio et Edwin Encarnacion ont sapé les chances que les Jays avaient de remonter la pente.
Lors du deuxième match, après avoir été tenu en échec tout au long du match, Jose Bautista s’est présenté au marbre alors que les Jays tiraient de l’arrière 5-4. Face au meilleur releveur des White Sox, avec un compte d’aucune balle et deux prises, il a catapulté une offrande d’Addison Reed pour son 14e circuit qui créait l’égalité.
Chapeau à Chien-Ming Wang qui a gardé son club dans le match durant plus de huit manches et à Rajai Davis qui, grâce à ses trois coups sûrs et ses deux buts volés, a marqué le point victorieux en 10e manche et à Casey Jannsen qui, même s’il a joué avec le feu, a inscrit un 13e sauvetage.
C’est vraiment au Texas que la poussée des Jays s’est amorcée avec Esmil Rogers qui a tenu tête à Yu Darvish pendant sept manches, n’accordant qu’un seul point sur cinq coups sûrs, un circuit en solo.
Une rare erreur d’Adrian Beltre a ouvert la porte et les Jays en ont profité pour marquer deux points grâce au double d’Encarnacion. Le coup sûr décisif a été précédé d’une des plus belles présences au bâton de Jose Bautista qui, avec un compte de deux prises et aucune balle, a réussi à soutirer une passe gratuite.
Le lendemain, Mark Buerhle a blanchi les Rangers pendant sept manches, ne donnant que quatre coups sûrs et un seul but sur balles tout en enregistrant sept retraits au bâton.
Les circuits de Colby Rasmus (11e) et de J.P. Arencibia (13e) ont donné un bon coussin au vétéran Buerhle qui a inscrit son troisième gain.
Et samedi, même s’il n’était pas au sommet de sa forme, R.A. Dickey a limité les Rangers à un seul point en un peu plus de cinq manches, menant les Jays à un quatrième gain de suite, à l’étranger par surcroit, soit au compte de 6-1.
Encore une fois, c’est Adam Lind qui a sonné la charge avec une claque de deux points dès la première manche et Ramus (oui encore lui) a ajouté son 12e en quatrième manche.
Finalement, les Jays ont complété le balayage des Rangers alors que le vétéran Chien-Ming Wang a blanchi les Texans au cours des sept premières manches tandis que J.P. Arencibia (circuit de deux points), Colby Rasmus (une frappe en solo, mais sa troisième de la série) et Lind (oui encore lui avec une claque de trois points) lui ont permis d’inscrire la victoire.
Sans oublier le catch spectaculaire (à l’horizontale) d’Edwin Encarnacion, au troisème coussin, alors que les Rangers menaçaient l’avance de 3-0 des Jays.
Dans la situation des Jays, chaque semaine est cruciale s’ils veulent redorer leur blason et devenir des aspirants logiques aux séries d’après-saisons, comme plusieurs l’anticipaient avant le début de la campagne.
Et la semaine qui s’amorce ne fait pas exception aux autres.
En effet, après la visite des Rockies et la journée de congé de jeudi, la troupe de John Gibbons entreprendra une séquence de dix matchs contre des rivaux de leur division, soit trois contre les Orioles, trois contre les Rays et quatre contre les Red Sox.
Avec un rendement de sept gains contre ces trois clubs, les Jays pourraient se retrouver dans la course aux séries surtout avec le retour prochain de Jose Reyes… que les plus optimistes prévoient même pour le weekend prochain!
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Une semaine désordonnée
La bonne nouvelle fut le retour en forme de Josh Johnson… mais la mauvaise fut que la défensive l’a laissé tomber.
Malgré les sept bonnes manches de Johnson, les Jays ont encaissé un autre revers par la marge d’un seul point et ils affichent un rendement de 7 -14 dans ces rencontres serrées.
Un mauvais relais d’Edwin Encarnacion et un cafouillage d’Emilio Bonifacio sur une balle à double jeu immédiatement après ont valu un point supplémentaire aux Giants sur le circuit d’Hector Torres et ces deux bévues ont causé la perte de Johnson.
Il est vrai qu’Encarnacion jouait hors position (en remplacement de Brett Lawrie au troisième but) et que Bonifacio est, à priori, un voltigeur et non un intérieur, mais le fait demeure que les erreurs s’accumulent, tout comme les défaites.
Il y a aussi eu la décision « douteuse » de l’arbitre Dan Bellino, au deuxième coussin. L’officiel a déclaré Johnson doublé par suite d’une flèche de Jose Bautista à Pablo Sandoval qui a relayé la balle à Mark Scutaro. Sauf que Scutaro a vu la balle lui échapper en chutant au sol… Mais l’arbitre ne l’a pas vu!
Il aurait dû demander l’aide de ses collègues, mais ne l’a pas fait. Pourtant, le règlement précise bien qu’il n’y a pas de retrait si, immédiatement après avoir capté la balle, un joueur qui a touché le coussin ou le coureur et que, suite à un contact contact avec un joueur, une rampe ou encore si en chutant au sol, il perd la maîtrise de la balle.
R.A. Dickey a effectué sa meilleure sortie de la saison, limitant les Giants à deux coups sûrs et deux buts sur balles en plus de huit manches de travail alors que les Jays ont blanchi les champions de la série mondiale, 4-0.
De plus, Casey Janssen a servi une balle à double jeu pour inscrire son 12e sauvetage de la saison en autant d’occasions.
Somme toute, tous les ingrédients à rendre l’envolée vers Toronto des plus agréables, au terme d’un voyage qui leur a rapporté trois victoires en sept rencontres. Et la journée de congé de jeudi, la deuxième en moins d’une semaine permettra aux releveurs d’être frais et dispos pour affronter les Rangers du Texas.
Et le retour à la maison a permis aux Jays de savourer une belle victoire de 6-1 face aux meneurs de la division ouest de l’Américaine.
Un effort conjugué de quatre releveurs au monticule qui ont bien espacé quatre coups sûrs, donné un seul point et un seul but sur balles tout en inscrivant 13 retraits au bâton.
Le releveur Esmil Rogers utilisé comme partant d’urgence une deuxième fois cette saison, a donné le ton avec quatre bonnes manches avant de donner la balle à Aaron Loup, qui a été suivi de Neil Wagner (son premier gain), Brett Cecil et Steve Delabar.
Les Jays ont groupé leur attaque en sixième manche avec une poussée de cinq points, amorcée innocemment par Munenori Kawasaki, atteint d’un tir et couronnée par le double de deux points d’Edwin Encarnacion.
La relève a accompli un travail incroyable au cours de ces six derniers matchs, alors qu’en 17 manches et deux tiers, elle a blanchi l’adversaire sur seulement cinq coups sûrs t six buts sur balles, tout en retirant 13 frappeurs au bâton. Et au cours de leurs 29 dernières manches et un tiers au monticule, les releveurs des Jays n’ont donné qu’un seul point.
Et pour la deuxième fois en huit jours, les Jays ont été impliqués dans un marathon, cette fois un match de 18 manches, qu’ils ont gagné 4-3. À San Diego, vendredi dernier, ils avaient baissé pavillon en 17 manches!
Bien que la relève eût flanché en neuvième manche alors que Casey Janssen a saboté sa première chance de sauvetage après en avoir réussi 18 de suite, dont 12 cette saison, les releveurs ont tenu le coup jusqu’en 18e alors que Rajai Davis a célébré son retour au jeu avec un simple décisif.
Pour la première fois de la saison, les Jays affichaient un dossier de ,500 à domicile avec 16 gains en 32 matches locaux.
Malheureusement, toute bonne chose doit avoir une fin et les Jays, malgré une priorité de 4-0, n’ont pas été capables de balayer les Rangers lors de la dernière rencontre.
Johnson a donné trois points après qu’Adam Lind eût claqué un circuit de trois points et la relève, jusque là quasi impeccable n’a pu freiner l’élan victorieux de Texans.
Les Jays ont eu un sursaut d’énergie en fin de match, mais ni Bautista (expulsé par l’officiel Gary Darling), ni Encarnacion n’ont pu s’illustrer face à Joe Nathan, l’excellent releveur.
Il sera intéressant de voir comment les Jays vont se comporter contre les White Sox de Chicago et les Rangers, mais cette fois à l’étranger au cours de la prochaine semaine.
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S.O.S. lanceurs !
La pire chose qui pouvait arriver aux Jays était d’avoir à disputer un match de 17 manches qui a duré près de cinq heures à San Diego. Surtout que le voyage d’Atlanta à la Côte du Pacifique les avait vus atterrir juste avant le lever du soleil!
Un match qui s’est soldé par une défaite de 4-3.
Le gérant John Gibbons a dû utiliser sept de ses huit releveurs, ce qui ne lui laissera pas beaucoup de marge de manœuvre pour les prochaines rencontres face aux Padres. Et dire que l’état de santé de Brandon Morrow est toujours une source d’inquiétude et dont on a décidé d’inscrire son nom sur la liste des blessés.
Les Jays ont aussi cédé le gaucher Rickey Romero, sans pouvoir de rappel, aux Bisons de Buffalo, ce qui signifie que n’importe quelle équipe peut le réclamer pour la modique somme de 25,000 $… toutefois en acceptant le contrat du joueur en question, soit de 7 M$ pour cette année et pour chacune des deux saisons en plus de 13,1 M$ pour la saison 2016, toutefois avec une clause de rachat de 600,000 $ pour la dernière année du pacte.
Il serait donc surprenant qu’une équipe cède à la tentation de l’acquérir.
Les lanceurs ne répondent pas aux attentes
Il faut surtout retenir que le groupe des lanceurs partants des Jays occupe le 28e rang des majeures en ce qui concerne le moins de manches passées au monticule et avec leur moyenne de points mérités collective de 5,53 et leur rendement de 12-21.
Gibbons est souvent l’objet de critiques, mais il n’a rien d’un David Copperfield! Il n’est pas magicien…
Et le directeur-gérant Alex Anthopoulos sait fort bien que le temps n’est pas propice aux transactions… surtout pour mettre la main sur un partant de premier ordre. Trop d’équipes sont toujours dans la course aux séries pour espérer en convaincre une de se départir d’un excellent bras.
L’attaque, qui a connu un regain de vie fort intéressant en mai, n’a toutefois fait rien de bon dans cette rencontre. Le quatuor formé de Jose Bautista (0-en-7), J.P, Arencibia (0-en-6), Munenori Kawasaki (0-en-5) et Melky Cabrera (1-en-8) ont offert une fiche combinée de 1-en-26.
De plus, la défensive a commis trois erreurs, dont celle d’Arencibia en cinquième manche qui a coûté un point, celui qui a fait toute la différence en fin de rencontre.
Lors du court séjour à Atlanta, le vétéran R.A. Dickey ne ressemblait en rien au titulaire du trophée Cy Young de l’an dernier, alors que les Braves l’ont malmené pour six points. C’était d’ailleurs la deuxième sortie consécutive au cours de laquelle le spécialiste de la balle papillon était bousculé de la sorte.
Ce qui a fait le plus mal, dans cette défaite de 11-3, c’est que Dickey a donné trois points immédiatement après que les Jays eurent créé l’égalité 3-3 en sixième manche. Ce genre de performance est de nature à nous laisser songeurs.
Sur les terrains de la ligue Nationale, où le règlement du frappeur de choix n’est pas en vigueur, il est évident que les Jays manquent de ressources chez les réservistes. Avec 13 lanceurs, dont huit releveurs, le gérant John Gibbons n’a pas assez de joueurs de position sur le banc pour manœuvrer stratégiquement en fin de rencontre.
Surtout lorsque Dickey est au monticule et que Henry Blanco est utilisé comme receveur. Ajoutez à ce duo la présence d’un Maicer Izturis ou d’un Emilo Bonifacio au septième rang du rôle offensif, et le dernier tiers de l’attaque n’a rien pour effrayer l’adversaire.
Une autre tuile
Brett Lawrie a dû quitter ce match en sixième manche lorsqu’il a volé son deuxième but de la saison, victime d’une blessure à la cheville. Et son nom a été inscrit sur la liste des blessés pour une deuxième fois cette saison.
Il est à espérer que cette blessure soit moins grave que celle subie par Jose Reyes qui, incidemment, a recommencé à s’entraîner sur le terrain, sans toutefois faire des courses autour des sentiers. Il ne faut surtout rien bousculer dans son cas.
Le lendemain, une rare erreur du gant doré Mark Buehrle lui a coûté un point en deuxième manche et les Padres en ont profité pour l’emporter au compte de 4-3.
Les Jays avaient deux coureurs sur les sentiers en début de neuvième lorsque Bautista a été le dermier retrait du match. Les malheurs des Jays se sont poursuivis hors du Rogers Centre, encaissant un 17e revers en 26 rencontres à l’étranger depuis le début de la saison.
Lors du dernier match de la série, les hommes de John Gibbons ont démontré beaucoup de caractère, refusant de baisser les bras après que Ramon Ortiz eût accordé un circuit de trois points à son vis-à-vis Edison Volquez.
Le double d’Adam Lind en cinquième manche leur a permis d’égaler la marque 4-4, mais il a fallu attendre la 11e manche avant que Mark DeRosa et Jose Bautista ne tranchent la question avec une poussée de trois points.
Un gain de 7-4… mais la meilleure nouvelle, c’est que les Jays sont en congé lundi! Et les Jays ont rappelé Josh Johnson en vue du match de mardi à San Francisco.
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Les Jays s’approchent de ,500 à domicile
Le retour à domicile a profité aux Jays alors que R.A. Dickey a possiblement offert sa meilleure performance de la saison.
Il a officié au monticule durant huit manches, donnant trois points, dont deux mérités, sur quatre coups sûrs et quatre buts sur balles, tout en inscrivant cinq retraits au bâton.
Les Jays ont rompu une égalité de 3-3 lorsqu’ Edwin Encarnacion a claqué un double de trois points aux dépens du releveur Josh Lueke. Encarnacion a frappé en lieu sûr dans ses six derniers matchs et il a conservé une moyenne de ,478 depuis qu’on l’a inséré au troisième rang du rôle offensif. Il revendique aussi 26 points produits au cours de ses 25 dernières rencontres.
Casey Janssen, qui n’avait pas été utilisé au cours des dix derniers jours, a semblé un peu rouillé au monticule et il a accordé un circuit de deux points à son ancien coéquipier Yunel Escobar en neuvième manche.
Le lendemain, les Jays ont été incapables de solutionner les tirs d’Alex Cobs qui ne leur a permis que trois coups sûrs en plus de six manches de travail. Son rival, Ramon Ortiz, n’avait pas la maîtrise de ses lancers alors qu’il a servi deux circuits sur les six coups sûrs qu’il a accordés en moins de trois manches de travail.
Les Jays ont raté une chance exceptionnelle en fin de huitième avec les buts remplis et aucun retrait.Toutefois, Encarnacion a été déjoué sur un changement de vitesse et J.P. Arenciabia, impatient, s’est commis dans un double jeu qui a mis fin à la menace.
Melky Cabrera a été déclaré retiré au bâton sur décision alors que le point égalisateur était sur les buts.
Le seul point positif de la rencontre : les Jays ont réussi quatre doubles jeux. C’est donc dire que la séance d’exercice avec Roberto Alomar a porté ses fruits, car les Jays étaient pitoyables dans l’exécution du double- jeu jusqu’à présent.
Et lors de la troisième rencontre, Jose Bautista s’est chargé de l’attaque avec une performance étincelante de 4-en-4 avec un but sur balles, deux circuits et quatre points produits. Cette victoire de 4-3 en dix manches a permis aux Jays de remporter les honneurs d’une série contre les Rays, à Toronto, pour la première fois depuis 2010.
Mark Buehrle a été solide au cours des sept premières manches, n’accordant que deux points sur quatre coups sûrs tout en inscrivant six retraits au bâton.
Maicer Izturis a joué d’audace en deuxième manche, tentant de saisir un roulant à main nue alors qu’il aurait été préférable de la saisir avec son gant. Son mauvais jugement a coûté deux points.
Si la veille Bautista s’était chargé de l’attaque, Encarnacion et Arencibia ont pris la relève face aux Orioles, produisant quatre points chacun. Encarnacion a produit les siens d’un seul élan, soit à l’aide du cinquième grand chelem de sa carrière.
Au monticule, Brandon Morrow n’était pas au sommet de sa forme, mais il a résisté durant sept manches. Les six points qu’il a accordés ont été le résultat de 10 coups sûrs, dont trois circuits, tous heureusement en solo. La majorité de ses tirs étaient hauts dans la zone des prises.
Si les Jays avaient réservé un accueil un peu brutal à la recrue Kevin Gausman en lui infligeant une défaite à sa première décision dans les majeures, les Orioles n’ont pas été plus gentils à l’endroit du jeune Sean Nolin qu’ils ont malmené pour six points en une manche et un tiers lors de son début sous la grande tente.
Nolin, qui avait un dossier vierge de 11-0 depuis ses débuts dans les rangs professionnels (A et AA) a tôt fait de réaliser que la marche était très haute entre le niveau AA et les majeures.
Samedi, les problèmes de R.A. Dickey en première manche se sont poursuivis alors qu’il a affronté huit frappeurs. Il aurait pu s’en tirer indemne, mais il a donné trois points après deux retraits.
Le circuit en solo d’Adam Jones en septième manche a causé sa défaite.
L’attaque des Jays, avec Bautista et Lind en tête, s’est mise en marche trop tard et a manqué de souffle en fin de rencontre. Rasmus a connu un match difficile, laissant cinq coureurs sur les buts, dont quatre en position de marquer.
Finalement, les Jays ont obtenu un coup sûr opportun en fin de neuvième manche pour diviser les honneurs de leur série de quatre matches contre les Orioles. Après avoir raté une foule de chances, c’est le petit Munenori Kawasaki qui a réussi un double après deux retraits pour couronner une poussée de quatre points et un gain de 6-5.
Les Jays ont maintenant un dossier de 13-15 à domicile
Dans les filiales
Par ailleurs, Josh Johnson a été solide dans son premier départ à Dunedin (A), alors qu’il a donné un point en trois manches de travail, sur trois coups sûrs, aucun but sur balles et cinq retraits au bâton.
Samedi, à Buffalo (AAA), il a blanchi l’adversaire en quatre manches, donnant un coup sûr, un but sur balles et inscrivant trois retraits au bâton.
Marcus Strohman, qui avait été suspendu pour 50 matches l’an dernier à Vancouver pour avoir été trouvé coupable d’avoir utilisé une substance susceptible d’améliorer ses performances, a renoué avec la compétition de solide façon. Au niveau AA, il a signé une victoire en deux matchs, donnant deux points en neuf manches, sur dix coups sûrs, deux buts sur balles et 11 retraits au bâton.
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Chassez le naturel et il revient au galop!
Les Jays ont réservé un réveil brutal aux champions de la dernière série mondiale, les Giants de San Francisco, alors qu’ils sont tombés à bras raccourcis sur Barry Zito, inscrivant six points dès la première manche.
Un gain facile de 10-6 alors que Melky Cabrera a dirigé l’attaque de 18 coups sûrs avec trois simples et un double contre ses anciens coéquipiers. Il est en marche depuis le début du mois de mai, lui qui avait récolté 51 coups sûrs en mai 2012. Brett Lawrie a ajouté trois coups sûrs tandis que Jose Bautista, Edwin Encarnacion, Colby Rasmus et Emilio Bonifacio en ont obtenu deux chacun.
Au monticule, R.A. Dickey a signé son troisième gain, récoltant 10 des 15 retraits au bâton de son équipe.
La seule ombre au tableau?
Brad Lincoln semble être efficace pour une seule manche. Utilisé pour une deuxième séquence en neuvième manche, il a retiré les deux premiers frappeurs au bâton avant de donner un but sur balles, un simple et un circuit de trois points à Pablo Sandoval.
Les succès des Jays se sont poursuivis le lendemain, alors qu’ils ont profité de deux erreurs en manche initiale pour marquer cinq points.
L’attaque des Torontois a récolté 11 coups sûrs dont les circuits d’Adam Lind et de J.P. Arencibia, alors que le vétéran Ramon Ortiz a été solide au cours des sept premières manches, limitant les Giants à un seul point sur six coups sûrs et un seul but sur balles.
Pour la première fois de la campagne, les Jays réussissaient à coller quatre victoires. Dans cette heureuse séquence, les Jays ont marqué 36 points sur 49 coups sûrs et ils ont obtenu 17 coups sûrs en 40 occasions alors qu’il y avait des coureurs en position de marquer.
En panne sèche
Toutefois, les Jays ont repris leurs mauvaises habitudes après la journée de repos alors que les bâtons se sont tus en arrivant à New York. Hiroki Kuroda les a limités à deux maigres coups sûrs en huit manches.
Par contre, le partant des Jays, Mark Buehrle n’a peut-être accordé que six coups sûrs en six manches, mais cinq ont été réussis pas les trois derniers frappeurs de la formation des Yankees, David Adams, Ichoro Suzuki et Austin Romine. Buehrle n’avait donné que deux points avant de quitter le monticule, mais la relève en a ajouté trois autres avant que sa fiche ne soit complète.
Les problèmes offensifs des Jays ont été encore évidents, le lendemain, alors que la troupe de John Gibbons s’est avouée vaincue 7-2, victime de trois circuits de deux points, dont deux de Robinson Cano.
Jose Bautista a commis une bévue inacceptable en première manche, alors que David Phelps l’a pris à contre-pied au deuxième coussin, Il a tué dans l’œuf, l’occasion que les Jays avaient de donner un dur coup aux Yankees. Ensuite, la balle à double jeu de Melky Cabrera, en début de troisième manche a, une autre fois, empêché les Jays de mettre Phelps dans l’eau chaude.
C’est pourquoi le jeune droitier des Yankees a pu franchir la septième manche et inscrire son deuxième gain de la saison, tout en inscrivant huit retraits au bâton.
Brandon Morrow aurait pu s’en tirer indemne en troisième manche lorsque David Adms a frappé une balle au monticule. Mais, il a jonglé avec une balle signée double-jeu. Après un seul retrait, Brett Gardner a lancé les Yankees en avant avec un simple et Cano a enchaîné avec son premier circuit. Les Yankees menaient 3-0.
Enfin, la semaine a pris fin abruptement lorsque, dimanche, la pluie a forcé les Yankees à remettre le match prévu contre les Jays.
Si ces derniers n’étaient certes pas heureux d’avoir eu congé, jeudi dernier, alors qu’ils venaient d’inscrire quatre gains d’affilée et que l’attaque s’était enfin réveillée, les joueurs n’étaient sûrement pas fâchés de quitter New York sans avoir à disputer un autre match au Yankee Stadium. Les hommes de John Gibbons ont encaissé huit revers de suite à cet endroit et ont une piètre fiche de trois gains seulement au cours de leurs 22 derniers matches dans la métropole américaine.
Santos (encore) sous le bistouri
Par contre, les Jays ont appris une autre mauvaise nouvelle alors que le releveur Sergio Santos devra subir une autre intervention chirurgicale au coude droit afin d’en retirer des fragments d’os. Cela signifie qu’il manquera à l’appel pour au moins quatre autres semaines, sinon six.
Depuis son acquisition des White Sox, Santos n’a lancé que dans 11 matchs pour un grand total de neuf manches et un tiers.
Enfin, Josh Johnson doit avoir un départ à Dunedin en début de semaine, lui qui est inactif depuis le 21 avril en raison de raideurs au biceps droit. Si tout va bien lors de cette sortie, il faudra encore patienter durant trois semaines environ avant qu’il ne puisse réintégrer la rotation des Jays.
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Finalement, un voyage gagnant
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le premier match de la série à Tampa Bay a bien mal démarré…
Mais, les pessimistes auraient dû se rappeler la célèbre phrase de l’inimitable Yogi Berra : « Ce n’est jamais fini… tant que ce n’est pas terminé » !
Car, il aurait été facile pour la troupe de John Gibbons de baisser les bras après que le vétéran Mark Buehrle eût été malmené pour sept points en troisième manche.
Mais non. Les Jays ont démontré beaucoup de caractère et ils ont effectué une remontée spectaculaire couronnée par le dramatique circuit de deux points de J.P. Arencibia à qui le releveur Fernando Rodney a servi une rapide de trop, après deux retraits en début de neuvième manche.
Ils auraient pu, aussi, dire un gros merci à leur ancien coéquipier Yunel Escobar dont la nonchalance, en défensive, a aussi pavé la voie à ce retour inespéré, un gain de 8-7.
Lors du deuxième match de la série, la troisième victoire consécutive des Jays a été assombrie par la blessure subie par J.A, Happ, lorsque ce dernier a été atteint à la tête par une balle, en flèche, frappée par Desmond Jennings.
Chanceux dans sa malchance, le gaucher des Jays s’en est tiré avec une contusion à la tête et une lacération à l’oreille. Son nom a été inscrit sur la liste des blessés pour une période de 15 jours.
Dans le match, les Jays ont de nouveau remonté la pente en frappant la longue balle. Le circuit de deux points de Colby Rasmus et ceux en solo de Adam Lind et de Maicer Izturis (ce dernier en neuvième manche) ont permis aux Jays d’effacer un déficit de 4-1 pour l’emporter 6-4.
Melky Cabrera a récolté trois autres coups sûrs (il en a huit dans ses trois derniers matches) et Casey Janssen, avec une neuvième manche sans bavure, a inscrit son neuvième sauvetage en autant d’occasions.
Le lendemain, la contre-performance de Ricky Romero (trois points sur quatre coups sûrs et deux buts sur balles en un tiers de manche) ne laisse présager rien de bon pour cet artilleur gaucher.
Et dans cette défaite de 10-4, une erreur de course de Jose Bautista a enlevé les minces chances qu’avaient les Jays de remonter la pente. Une erreur inacceptable pour un vétéran puisqu’il a filé vers le troisième coussin sur un roulant frappé à sa droite et qu’il a été retiré. Le frappeur suivant a réussi un coup sûr sur lequel il serait venu marqué!
Lors du dernier match à Tampa Bay, la relève a flanché alors que Steve Delabar a donné un circuit en solo à Yunel Escobar en huitième manche tandis que le double d’Evan Longoria et trois buts sur balles ont coulé la barque des Jays en dixième.
On a beau le répéter, mais il n’existe aucune défensive contre les buts sur balles…
La vague des blessures continue de déferler
Après Brett Lawrie à l’entraînement, Jose Reyes en début de campagne et Sergio Santos pas longtemps après et que Josh Johnson ait dû se retrouver sur la liste des blessés, voici que l’on apprend que le grand droitier ne pourra revenir au jeu avant le début de juin.
De plus, J.A. Happ sera absent pendant quatre à six semaines tandis que Brandon Morrow est ennuyé par des spasmes musculaires au haut du dos et que le très prometteur Roberto Osuna devra peut-être subir une opération du type « Tommy John » !
Et pendant ce temps, quatre autres lanceurs sont toujours en réhabilitation, soit Dustin McGowan (peut-être à la fin de mai), Kyle Drabek (en juin), Drew Hutchison et Luis Perez (en août).
Et lors du premier match à Boston, en plus de la défaite de 5-0, les Jays ont perdu les services de Rajai Davis, blessé à une jambe. Malgré la prestation acceptable de Ramon Ortiz, les Jays n’ont jamais résolu les tirs de Jon Lester, jouant à la balle au mur avec le troisième-but Wil Middlebrooks, qui a récolté sept mentions d’assistance.
Maicer Izturis a été le seul à se rendre sur les sentiers à l’aide d’un double en sixième manche. La relève des Jays a été touchée pour quatre des cinq points.
Lors du second match, Buehrle a été fort solide et Casey Janssen a inscrit son 10e sauvetage alors que Adam Lind a rompu l’égalité de 2-2 à l’aide de son deuxième circuit. Jannsen a retiré 29 des 30 derniers frappeurs qu’il a affrontés.
Dimanche, les Jays ont sorti l’artillerie lourde, claquant cinq circuits, dont deux de Jose Bautista pour humilier les Red Sox 12-4. Chad Jenkins a signé son deuxième gain en carrière tandis que Brett Lawrie, Edwin Encarnacion et Emilio Bonifacio ont ajouté une longue balle chacun.
Les Jays auront deux jours de congé cette semaine et ce ne sera pas de trop.
Par contre, Ricky Romero a été malmené lors de son départ, samedi, avec les Bisons de Buffalo. Il a donné six points sur 10 coups sûrs et cinq buts sur balles sans retirer un seul frappeur sur trois prises en moins de quatre manches au monticule.
L’énigme persiste.
Camp des Jays à Beloeil en juillet
Les Blue Jays organisent un camp de baseball de trois jours qui se déroulera le 8-9-10 juillet prochain, à Beloeil, dans le cadre de leur tournée Honda Super Camp.
Des instructeurs de renom, comme Tim Raines, Lloyd Moseby, Duane Ward, Devon White ainsi que Denis Boucher, Claude Raymond et Marc Griffin en plus d’instructeurs francophones de Baseball-Québec, seront sur place pour enseigner la bonne façon de jouer au baseball aux jeunes garçons et filles âgés de 8 à 16 ans.
Pour connaître les détails de ce camp et s’y inscrire, il suffit de se rendre sur le site Internet des Blue Jays de Toronto et de cliquer sur « Baseball Academy» et ensuite sur « Honda Super Camps » ou encore aller directement à l’adresse suivante :
https://secure.mlb.com/tor/baseball_academy/honda_super_camps_registration_form_en.jsp?camp=Montréal
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Une semaine en dents de scie
Je vais être honnête avec vous tous.
Lundi dernier, lorsque David Ortiz a claqué un double de trois points pour donner aux Red Sox les devants 7-6 en septième manche… j’ai changé de poste!
Pour la xième fois depuis le début de la saison, les Jays avaient laissé filer deux avances, 4-0 et 6-3… et c’est une erreur de Munenori Kawasaki sur une balle à double jeu facile, qui avait ouvert les écluses.
J’étais frustré et au bord du désespoir.
Je suis allé me changer les idées en regardant un épisode de NCIS que j’avais enregistré et au moment où l’émission prenait fin, c’était plus fort que moi je suis retourné à SPORTSNET… sans trop d’espoir, je l’admets.
SURPRISE !
Casey Jannsen affrontait le gros Ortiz… les buts étaient déserts… et les Jays menaient par 9-7 !!!
J’avais raté le deuxième circuit d’Edwin Encarnacion et le coup sûr opportun de Colby Rasmus ainsi que la manche parfaite de Jannsen pour son septième sauvetage.
Homme de peu de foi que je suis!
Mais le lendemain, avec toute la bonne foi du monde, il était impossible de croire à un retour en force des Jays, tirant de l’arrière 4-0 contre un coriace lanceur comme de Clay Bucchholz.
Les frappeurs des Red Sox sont tombés à bras raccourcis sur les offrandes de Mark Buehrle et ensuite ils ont été sans pitié pour les releveurs Esmil Rogers et Justin Germano.
J’aurais cependant aimé, ne serait-ce que pour tenter de déconcentrer Bucchhoz, qu’un membre des Jays demande à l’officiel d’aller inspecter la nuque et l’avant-bras gauche de ce dernier.
Le grand droitier des Red Sox passait constamment sa main droite derrière sa nuque et aussi sur son avant-bras gauche qui était ruisselant de sueurs ou d’autres substances alors que le toit du Rogers Centre était fermé et que le mercure ne touchait certes pas les 30 degrés Celsius…
Mais le fait demeure que les frappeurs des Jays n’ont réussi que quatre coups sûrs et un seul point.
Finalement, lors du dernier match de la série, Brett Lawrie a donné espoir aux Jays de gagner les honneurs de la série en canonnant son troisième circuit de la saison comme premier frappeur du match.
Mais J.A. Happ a offert sa pire prestation en faisant cadeau de sept buts sur balles aux Red Sox. Et quand les Jays ont rempli les buts contre Ryan Dempster, le vétéran Canadien a contraint Edwin Encarnacion à se commettre dans un double jeu.
Puis, ce fut le retour de Ricky Romero. Ce n’était sûrement pas le scénario idéal puisqu’il devait se mesurer au Roi Felix, des Mariners.
Le match a débuté sur une note inespérée alors que Ricky a retiré dans l’ordre les neuf premiers frappeurs, n’utilisant que 33 lancers. Mais au moment où l’on songeait à tuer le veau gras pour célébrer le retour de l’enfant prodigue, Ricky a perdu sa concentration en quatrième manche : un but sur balles, suivi d’un circuit (deux points), un frappeur atteint et un mauvais lancer… puis deux buts sur balles et un simple pour un troisième point. Un total de 37 lancers, quatre de plus que dans les trois premières manches!
Et pendant ce temps-là, les frappeurs des Jays étaient limités à cinq maigres coups sûrs pour un grand total de 16 dans leurs trois derniers matches, tous des défaites.
Les optimistes espéraient possiblement qu’un match présenté en après-midi allait peut-être permettre aux frappeurs de retrouver leur bon œil au bâton. Mais, ils ont rapidement été déçus puisque dès la première manche, face au Japonais Hisashi Iwakuma, Colby Rasmus et Rajai Davis ont été retirés sur trois prises alors que les coussins étaient tous occupés.
Un adage du basebal veut que face à un solide lanceur, il faille profiter de ses largesses en début de rencontre, soit avant qu’il ne retrouve son synchronisme.
Les Jays, vaincus 8-1, ont inscrit un seul point, un premier en 24 manches et leur seul dans leurs 26 dernières!
Pendant ce temps-là, R.A. Dickey a encaissé son cinquième revers en sept décisions et sa moyenne de points mérités s’établit à 5,36 et il a maintenant accordé huit circuits en seulement 42 manches au monticule.
Un réveil opportun
Mais, les Jays ont bouclé leur séjour à domicile sur une note très positive : Un sommet pour les coups sûrs avec 15, 10 points marqués, quatre buts volés et un premier partant, Brandon Morrow, qui a lancé huit manches, dans un gain de 10-2.
Melky Cabrera a récolté trois coups sûrs dont son premier circuit et a produit deux points tandis que les joueurs de soutien ont mis l’épaule à la roue : Mark DeRosa avec trois coups sûrs (un circuit et deux doubles) et trois points produits; Maicer Izturis avec trois coups sûrs et Munenori Kawasaki avec deux coups sûrs et deux points produits.
Morrow n’a accordé que trois coups sûrs, dont deux à l’avant-champ. Il a connu un creux de vague en cinquième manche alors qu’il a donné quatre de ses cinq buts sur balles et cela lui a coûté deux points.
C’était le genre de match dont les Jays avaient besoin à l’aube d’un voyage de sept matchs, soit quatre à Tampa Bay et trois à Boston.
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Le temps presse… il faut réagir!
Pendant que je regardais souffrir le gérant John Gibbons sur le banc et le lanceur Aaron Laffey, au monticule, lors du match de vendredi au Yankees Stadium, il m’est venu une phrase célèbre de l’ancien gérant des Expos, Gene Mauch :
« Écoute-moi bien. Si tu n’es pas capable de lancer des prises, je vais t’offrir un billet, aller seulement, pour une destination si éloignée que même Western Union ne pourra te retrouver » !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dernière semaine a été un véritable désastre…
Une seule victoire en sept matchs… des erreurs coûteuses… des buts sur balles en trop grand nombre… des retraits sur trois prises trop fréquents… l’absence de coups sûrs opportuns… trois avances de 3-0 perdues… trop de défaites par la marque d’un seul point…
Sans parler de belles performances gaspillées de la part de R.A. Dickey et de J.A. Happ!
Des points positifs?
Certes il y en a eu, mais pas beaucoup.
On a fait sauter le tour à Josh Johnson, mais il devrait être en mesure de retourner au monticule contre les surprenants Red Sox de Boston. Donc, une bonne nouvelle.
Edwin Encarnacion a démontré qu’il était de retour en pleine forme tandis que Brett Lawrie a donné des signes d’une plus grande maturité en défensive et de retrouver, lentement, son synchronisme au bâton tandis que Casey Janssen, bien que pas à 100%, a été impeccable dans son rôle de spécialiste des fins de matchs.
Je sais que Munenori Kawasaki n’est pas et ne sera jamais un Jose Reyes, mais force est d’admettre que le petit Japonais se tire passablement bien d’affaire à l’arrêt-court et qu’il est un des rares Jays à forcer le lanceur rival à effectuer beaucoup de lancer. Sa patience, au bâton, devrait être citée en exemple à plusieurs de ses coéquipiers.
Colby Rasmus s’impose de plus en plus comme un voltigeur de centre très fiable en défensive, mais en attaque, ses retraits au bâton font mal. Peut-être qu’il obtiendra de meilleurs lancers maintenant qu’on l’a réinséré au deuxième rang du rôle offensif, devant Jose Bautista… pourvu que ce dernier devienne plus discipliné lors de ses présences au bâton.
Oui, Jose a frappé sept longues balles, mais présentement, il semble aussi mélangé qu’un jeu de cartes lorsqu’il s’installe dans le rectangle du frappeur… peut-être cherche-t-il trop à deviner le genre de tir qu’on va lui servir.
Melky Cabrera n’a pas encore commencé à donner la pleine mesure de son talent de frappeur. Une moyenne respectable, pas plus, et très peu de points produits. À l’image de bien de ses coéquipiers, l’ancien des Giants semble trop souvent vouloir aller au-delà de ses moyens lorsqu’il se présente au bâton avec des coureurs en position de marquer.
Chez les receveurs, J.P. Arencibia connaît un début de campagne plus que respectable avec ses huit circuits, mais tout comme Rasmus, ses retraits au bâton sont trop nombreux. On se souviendra qu’en septembre dernier, il avait connu beaucoup de succès en frappant la balle au champ opposé.
Était-ce parce que sa main droite récemment fracturée était toujours sensible et qu’il cherchait moins à tirer la balle?
De plus, J.P. s’entête toujours à laisser un genou au sol en décochant son relais vers le deuxième coussin lorsqu’il y a une tentative de vol. Une technique qui est spectaculaire… lorsqu’elle réussit! Et, il ne protège pas toujours sa main droite quand il n’y a pas de coureur sur les buts.
Quant à Henry Blanco, il accomplit un excellent boulot comme receveur particulier de Dickey. Les balles papillon de ce dernier ne l’effraient pas.
À l’issue de leur dernier voyage, les Blue Jays se sont retrouvés au dernier rang, accusant un recul de neuf matchs et demi dans la course au championnat de la division Est de la Ligue Américaine.
De retour à la maison, les Jays ont besoin de faire un examen de conscience afin de devenir l’équipe que tout le monde voyait batailler pour les grands honneurs en 2013.
À commencer par gagner des matchs à domicile où ils ont un pauvre rendement de 5-8 depuis le début de la campagne… à rester à l’intérieur de leurs moyens, surtout avec des coureurs en position de marquer… sans oublier complètement la longue balle, découvrir qu’il y a d’autres façons de produire des points…
Enfin, que les lanceurs, autant les partants et les releveurs, se souviennent qu’ils ont des joueurs derrière eux et qu’ils n’ont pas à tenter de retirer tous les frappeurs sur trois prises.
Premier départ de Romero
Samedi, Ricky Romero a renoué avec la compétition, lançant sept manches, sans décision, dans la victoire de 5-3 des Jays de Dunedin contre les Manatees de Breward County. Il a réussi 14 retraits sur des roulants, n’a donné aucun but sur balles, un seul point en six coups sûrs.
Une prestation très encourageante pour le jeune gaucher.
Pendant ce temps, grâce à un bilan de 4-2, cette semaine, les Bisons de Buffalo sont toujours bons premiers dans la division Nord de la Ligue Internationale avec une fiche de 16-6.
Par contre, les Fisher Cats sont au dernier rang de la division Est de la Ligue Eastern, avec une fiche de 11-13, ayant encaissé trois revers en cinq rencontres.
Les Jays de Dunedin, malgré un dossier de 2-4 cette semaine, occupent le premier rang de la division Nord, de la Ligue de la Floride, avec un bilan de 15-8.
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Un camp d’entraînement, c’est…
… fastidieux, mais combien important!
Le dictionnaire définit l’adjectif « fastidieux » comme ceci : dont la monotonie rebute, suscite l’ennui, la lassitude.
Et si vous avez déjà assisté au camp d’entraînement d’une équipe de baseball professionnel, vous savez qu’avant le début des matchs hors concours et tout au long du calendrier de ces rencontres, les joueurs sont soumis à des exercices répétitifs, surtout au chapitre de la défensive.
Les joueurs trouvent cela plate et ennuyant, mais aux yeux des instructeurs c’est tellement important. C’est la bonne exécution de l’ABC du baseball qui, souvent, fait la différence entre une victoire et la défaite.
Cette semaine, la mauvaise exécution de deux jeux de base en défensive a été fort coûteuse aux Jays. Et fait curieux, les responsables étaient deux joueurs qui, à toutes fin pratiques, n’ont pas participé au camp des Jays ce printemps : Edwin Encarnacion et Brett Lawrie.
Lawrie a amorcé le camp, mais a quitté après une dizaine de jours pour se rendre à la Classique Mondiale du Baseball (tout comme Encarnacion) et il s’est blessé dans un match hors concours et a été sur la touche jusqu’à la fin du camp.
Encarnacion, lui, a gagné le championnat vde la Classique avec l’équipe de la République Dominicaine mais s’est blessé à l’index lors de la dernière rencontre. Avec le résultat qu’il n’a pu reprendre les exercices réguliers de l’entraînement que lors de la dernière semaine.
Vendredi dernier, en troisième manche, suite au ballon d’Eduardo Nunez au champ centre, les Yankees ont marqué deux points lorsque le relais de Colby Rasmus a échappé à J.P. Arenciabia… sauf que le relais n’aurait jamais dû se rendre au receveur et qu’il aurait être intercepté par Encarnacion au monticule.
Mais Encarnacion, n’y était pas!
Puis, samedi, en fin de rencontre, le très (trop?) combatif Lawrie a mal réagi sur un amorti de Ichiro Suzuki. Il a quitté sa position en défensive alors que la balle avait été dirigée vers le lanceur Aaron Loup. Lorsque ce dernier a récupéré la balle et qu’il a suivi les directives de son receveur qui pointait vers le troisième coussin, son relais s’est retrouvé au champ gauche car Lawrie s’était compromis vers le marbre et n’avait pas eu le temps de réintrégrer son poste. Les Yankees en ont profité pour inscrire deux points. Une autre défaite!
Ce sont deux jeux qui sont répétés moultes fois durant un camp d’entraînement et qui devraient l’être aussi en cours de saison, pour éviter des bévues aussi coûteuses.
Mais les deux coupables n’étaient au rendez-vous printanier!
Aucune série victorieuse encore à domicile
Les problèmes qu’éprouvent les Jays à gagner à domicile doivent commencer à inquiéter la direction car, dans le milieu du baseball, on dit souvent qu’une équipe doit gagner 60 % de ses matchs devant ses partisans pour aspirer au championnat.
Au cours de leurs 13 premiers matchs au Rogers Centre, les Jays n’ont inscrit cinq victoires et n’ont pas réussi à gagner les honneurs d’une seule série. C’est une situation à laquelle le gérant John Gibbons devra trouver solution et ce dans les plus brefs délais.
Contre les White Sox, les Jays ont divisé la série et la performance de Mark Buehrle a été très encourageante alors qu’il a signé son premier gain de la saison.
Et du côté de l’attaque, surtout en l’absence de Jose Bautista, la performance offensive d’Edwin Encarnacion a été de nature à rassurer tout le monde.
Casey Janssen a enregistré ses quatrième et ciqnuième sauvetages en autant d’essai.
Mais l’absence de Sergio Santos s’est fait sentir alors qu’on lui cherche un substitut pour lancer la huitième manche et préparer la table pour Janssen. On ne pourra éternellement demander trois manches de travail à Aaron Loup ou encore deux manches à Steve Delabar.
Josh Johnson a lancé son meilleur match, mais les deux buts sur balles de Delabar en défbut de neuvième manche ont gaspillé sa performamnce.
Jusqu’ici, on ne trouve rien à redire quant à la performanche du Japonais Munenori Zawazaki et son enthousiasme est communicatif. Sauf, que les Jays n’ont pas trouvé un véritable premier frappeur pour leur formation en l’absence de Jose Reyes.
Match mémorable des Bisons
Dans les filiales des Jays, les Bisons de Buffalo occupent le premier rang de leur division de la Ligue Internationale (AAA) avec un dossier de 11-4 en raison d’une excellente semaine qui leur a rapporté trois victoires en autant de matches.
L’un de ces gains, en fut un mémorable, alors que les Bisons ont massacré l’équipe de Syracuse au compte de 27-9. Moises Sierra a récolté six coups sûrs en autant de visites au marbre tandis que Luis Jimenez a produit huit points!
Dans la Ligue Eastern (AA), les Fishers Cats du New-Hampshire sont toutefois au dernier rang de leur section avec une fiche de 8-10 alors qu’ils n’ont inscrit que deux gains dans leurs derniers sept matchs.
Quant aux Jays de Dunedin (A), ils sont premier dans leur division avec un dossier de 13-4, ayant connu une semaine parfaite avec six gains en autant de rencontres.
Ricky Romero n’a pas encore foulé le monticule dans un match.
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Un autre coup dur pour les Jays
Les Blue Jays de Toronto ont-ils irrité de quelques façons une méchante sorcière qui depuis plus d’un an leur a jeté un mauvais sort?
L’an dernier, quatre lanceurs, un joueur de troisième but, un receveur et un voltigeur ont été victimes de blessures qui ont enlevé aux Jays tout espoir de participer aux séries éliminatoires.
Et cette saison, moins de deux semaines après le début de la saison, voici qu’ils perdent le seul joueur qui jouait à la hauteur de sa réputation, Jose Reyes, pour une période indéterminée.
Selon les plus optimistes, la blessure à sa cheville gauche le vouera à l’inaction pour environ un mois. Les pessimistes (réalistes?) croient que son absence durera au moins trois mois!
De tous les joueurs acquis par le directeur-gérant Alex Anthopoulos au cours de l’hiver, Reyes livrait vraiment la marchandise. Une moyenne offensive de près de ,400, cinq buts volés en cinq tentatives, avait frappé en lieu sûr dans ses neuf derniers matches et son enthousiasme était contagieux. Il s’était rendu sur les sentiers dans chacune des dix premières rencontres de l’équipe.
On ne pouvait sûrement pas en dire autant de R.A. Dickey, Mark Buehrle, Maicer Izturis, Mark DeRosa et Emilio Bonifacio.
J’entends déjà certains observateurs ruminer que Reyes a toujours été fragile et que son acquisition n’avait pas été une bonne décision.
Mais je ne partage pas cette opinion.
Reyes n’avait pas été blessé la saison dernière et son arrivée à Toronto comblait un vide flagrant : l’absence d’un vrai frappeur de premier rang depuis trop longtemps.
Le lendemain, les Jays ont inscrit un deuxième gain d’affilée face aux Royals alors que le vrai R.A. Dickey s’est pointé au monticule.
Malgré qu’ils aient été limités à deux coups sûrs, les Jays l’ont emporté 3-2 grâce au troisième circuit de Jose Bautista tandis que Casey Janssen a signé son troisième sauvetage.
Et le lendemain, les Jays n’ont pu compléter le balayage alors qu’ils n’ont obtenu aucun coup sûrs en huit présences lorsqu’il y avait des coureurs en position de marquer.
Brandon Morrow a tenu le coup pendant six manches, mais les Jays se sont inclinés 3-2 en fin de neuvième.
N’empêche qu’après deux semaines en saison 2013 et leur mauvais début de campagne, les Jays ne sont qu’à deux parties du premier rans de l’Est.
La dernière semaine avait bien mal démarré
Contre les puissants Tigers, à Detroit, la troupe de John Gibbons a encaissé une autre raclée de 7-3 alors que Brandon Morrow et ses collègues du monticule ont été malmenés pour 15 coups sûrs et que les problèmes offensifs de Jose Bautista (de retour au jeu), Edwin Encarnacion, Adam Lind et Colby Rasmus se sont poursuivis.
À l’issue de cette cinquième défaite, ces quatre rouages importants de l’attaque torontoise ne frappaient même pas pour une moyenne de ,200 !
Le lendemain, les malheurs des Blue Jays semblaient vouloir se poursuivre alors que les Tigers ont pris les devants 6-1 contre Mark Buehrle. Toutefois, le gérant a pu pousser un soupir de soulagement quand l’attaque s’est soudainement réveillée avec les coups sûrs opportuns de J.P. Arencibia et de Mark DeRosa à compter de la sixième manche.
Les Jays ont renversé la vapeur et l’ont emporté, 8-6.Pour la finale à Detroit, Josh Johnson a semblé ennuyé par le temps froid et pluvieux, donnant sept coups sûrs et deux buts sur balles pour six points alors que les Jays ont encaissé un autre cuisant revers de 11-1. Johnson a été retiré du match après seulement une manche et un tiers, ce qui constitue sa plus courte présence au monticule en carrière.
On s’ennuie de Lawrie
Par contre, après huit matchs, les Jays partageaient avec les White Sox de Chicago et les Angels de Los Angeles, le pire dossier de la Ligue Américaine en défensive, ayant commis huit erreurs.
Il est évident qu’Emilio Bonifacio, à priori un voltigeur, met du temps à s’acclimater à son nouveau poste au deuxième but. Il a déjà commis quatre erreurs qui ont compliqué la vie à des lanceurs comme R.A. Dickey et Mark Buehrle. Non seulement en raison des points que ces bévues ont coûtés, mais surtout au nombre de lancers supplémentaires qu’ils ont entraînés.
De plus, il fait aussi reconnaître que Maicer Izturis est mieux équipé pour évoluer au deuxième coussin où à l’arrêt-court qu’au coin chaud.
L’absence de Brett Lawrie se fait sentir en défensive et la guérison de sa blessure aux côtes a été plus lente que prévue.
Une fois Lawrie de retour, il est fort possible qu’on l’insère au deuxième coussin (son poste original avec les Brewers). Hier, il a obtenu deux coups sûrs en quatre voyages au bâton avec la filiale de Dunedin.
De plus. Lawrie pourrait être utilisé comme premier frappeur et il ne faudrait pas être surpris de le revoir en unforme en fin de semaine prochaine contre les Yankees.
Dans les filiales, les Bisons de Buffalo (AAA) n’ont joué que trois matchs (un dossier de 1-3) car trois de leurs rencontres ont été annulées en raison du mauvais temps. Les Fisher Cats du New Hamshire (AA) ont bouclé la semaine avec une fiche de 4-3 tandis que les Jays de Dunedin (A) ont gagné quatre de leurs six rencontres.
Ricky Romero n’a toujours pas lancé avec eux.
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