The name of the game…

…  is PITCHING!

Traduction libre : « C’est au monticule que le succès commence » !

Et pour appuyer la véracité de cet axiome du baseball, vous n’avez qu’à examiner les statistiques des Blue Jays depuis le début de la saison.

Ils ont marqué le plus de points que toutes les autres équipes des majeures, soit 236…mais ils affichent la pire moyenne de points mérités de l’Américaine à 4,61!  Et cela se traduit par un dossier de 20-26 au classement de l’Est avec un retard de quatre parties et demie, alors qu’ils ont subi neuf revers au cours de leurs 12 derniers matchs et n’ont gagné que quatre de leurs 15 derniers.

De plus, malgré une offensive qui marque beaucoup de points, ils ont baissé pavillon par un seul point dans  10 de leurs 12 derniers échecs.

Départ canon

Le retour à domicile a démarré en lion alors que les Jays ont mitraillé les Angels de Los Angeles de 17 coups sûrs et les ont vaincus au compte de 10-6.

Josh Donaldson, Jose Bautista et Russell Martin ont dirigé l’attaque avec trois coups sûrs chacun tandis qu’Edwin Encarnacion, Ryan Goins et Steve Tolleson en ont ajouté deux chacun.

Rappelé de Buffalo pour commencer ce match, Todd Redmond a donné trois points sur quatre coups sûrs en quatre manches et il a été offert au repêchage après le match. C’est Roberto Osuna en relève qui a mérité son premier gain en carrière.

Le lendemain, Aaron Sanchez s’est rendu en septième manche pour la deuxième fois de la saison, mais les deux buts sur balles qu’il a accordés dans cette manche ont causé son quatrième échec de la saison, 3-2 aux mains des Angels.

Donaldson a produit les deux points des Jays, dont l’un à l’aide de son 9e circuit de la saison en première manche tandis que Martin a ajouté deux simples. Mais les Jays n’ont récolté aucun coup sûr (0/7) avec des coureurs en position de marquer.

Lors du 3e match, Drew Hutchison a encaissé son premier revers de la saison, mais il menait par 3-2 lorsqu’il a cédé sa place à Steve Delabar.

Hutchison n’a pas si mal fait, accordant six coups sûrs et deux buts sur balles en plus de six manches au monticule, mais encore une fois la relève a failli à la tâche.

L’attaque des Jays n’a récolté que cinq coups sûrs, dont deux par Danny Valencia.

Puis, les Jays ont réussi à diviser les honneurs de la série de quatre matchs contre les Angels alors que R.A. Dickey a signé son premier match complet de la saison, un gain de 8-4.

La balle papillon fonctionnait à merveille alors que Dickey n’a donné que cinq coups sûrs et deux buts sur balles tout en inscrivant sept retraits au bâton. Il a toutefois donné deux circuits, pour un total de 11 depuis de début de la saison.

Encarnacion a donné le coup de grâce aux Angels avec son 10e circuit de la campagne, une claque de trois points en cinquième manche tandis que Danny Valencia a réussi son premier de la saison.

Goins et Tolleson a ajouté deux coups sûrs chacun.

Chassez le naturel et il revient au galop

Avec l’arrivée des Mariners, les Jays ont réalisé encore une fois que rien ne sert de courir… il fait partir à point!

Les deux points marqués en fin de neuvième manche n’ont pas suffi alors que la troupe de John Gibbons s’est inclinée au compte de 4-3.

Marco Estrada a encaissé son troisième échec, accordant quatre points sur six coups sûrs, dont un autre circuit, et trois buts sur balles.

Encarnacion, à l’aide de son 11e circuit et Colabello, avec son deuxième, ont été les seuls à produire des points face aux visiteurs.

Et lors du deuxième match de la série, l’attaque de l’Unifolié n’a réussi que quatre coups sûrs, dont un autre circuit de Colabello, dans un revers de 3-2.

Mark Buehrle a subi une quatrième défaite alors qu’il a été touché pour trois points en plus de sept manches, sur cinq coups sûrs et trois buts sur balles.

Finalement, l’attaque des Jays a bien appuyé le jeune Sanchez qui s’est rendu en septième manche pour une deuxième sortie de suite, alors qu’il a inscrit son 4e gain, une victoire de 8-2.

Ryan Goins, avec un circuit et trois points produits de même qu’Encarnacion à l’aide de son 12e circuit et deux points produits ont mené l’offensive des Jays qui ont bouclé leur semaine avec une fiche de 3-4.

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Ouch!

Un dossier de 1-6 sur le dernier voyage… une fiche de 8-15 à l’étranger… un retard de cinq matchs dans la course au championnat de l’Est… et une relève qui ne répond pas aux attentes!

Et si on ajoute à cela une attaque qui n’a récolté que six coups sûrs avec 38 coureurs en position de marquer… Quel désastre!

Le voyage a mal débuté alors que pour un deuxième match consécutif, le partant des Jays a été malmené dès la première manche.

Cette fois, Marco Estrada a donné deux longues balles à Manny Machado et à Chris Davis et les Orioles prenaient les devants 3-0.

Les Jays ont tenté de remonter la pente, mais chaque fois qu’ils ont marqué un point aux dépens d’Ubaldo Jimenez, toujours invaincu à domicile, la relève n’a pas réussi à freiner les élans des Orioles. Jeff Francis et Steve Delabar ont accordé un point chacun et les Jays ont baissé pavillon 5-2.

Les quatre premiers frappeurs de l’Unifolié ont été retirés sur trois prises en 11 occasions en 15 visites au bâton! Ezequiel Carrera a claqué deux doubles, produit deux points tandis que Chris Colabello et Kevin Pillar ont ajouté deux coups sûrs chacun.

Mais les Jays ont retroussé leurs manches le lendemain alors qu’Edwin Encarnacion, avec deux circuits et Josh Donaldson, à l’aide de son 8e de la saison, ont produit trois points chacun pour aider Mark Buehrle à inscrire son cinquième gain de la saison, 10-2.

Les Orioles ont pris les devants 2-0 en 3e manche, mais l’attaque des Jays a relevé le défi par la suite. Ryan Goins a ajouté trois coups sûrs tandis que Russell Martin et Colabello y sont allés de deux chacun.

Les releveurs Roberto Osuna, Aaron Loup et le nouveau venu Ryan Tepera n’ont donné qu’un seul coup sûr au cours des trois dernières manches.

Lors du troisième match, les buts sur balles sont venus hanter Aaron Sanchez de nouveau alors qu’il a trébuché en 2e manche. Les Orioles ont profité de ses largesses pour marquer cinq points en route vers un gain de 6-1.

Les quatre buts sur balles qu’il a accordés lui en donnent 29 depuis le début de la saison, soit le plus fort total des majeures!

L’attaque des Jays, qui avait récolté 13 coups sûrs la veille, n’a pu faire mieux que d’en obtenir quatre et leur seul point a été marqué par suite d’une balle passée en début de huitième manche.

Face aux Astros, les Jays ont démarré en lion avec des circuits de Bautista et Encarnacion dès la première manche et Drew Hutchison a connu son meilleur départ, ne donnant que deux points sur cinq coups sûrs et un but sur balles tout en retirant neuf Astros au bâton en six manches.

Il menait par 4-2 lorsqu’il a cédé sa place à Aaron Loup qui a lamentablement failli à la tâche, ne retirant aucun des quatre frappeurs qu’il a affrontés et l’avance des Jays s’est transformée en défaite, 6-4. Delabar a aussi été chancelant alors qu’il a donné trois buts sur balles, mais il s’en est tiré indemne.

Le lendemain, R.A. Dickey n’a pu franchir la 5e manche alors qu’il a été bombardé de 10 coups sûrs, dont deux circuits, pour sept points et il a encaissé un 5e revers, 8-4 et sa moyenne de points mérités a gonflé à 5,76.

Seuls Danny Valencia et Colabello ont récolté deux coup sûrs chacun, alors que les Jays ont joué, sans succès, du baseball de rattrapage à compter de la 2e manche.

Lors du troisième match, les Jays ont marqué trois points en première manche et deux en neuvième…mais de la 2e à la huitième, ils n’ont réussi que deux coups sûrs et ils ont encaissé une 4e défaite de suite, 6-5 aux mains des Astros.

La relève a de nouveau failli à la tâche alors que Jeff Francis a accordé deux points en relève à Marco Estrada tandis que Liam Hendicks en a donné deux autres.

Pour un 2e match de suite les Astros ont claqué trois circuits, ce qui leur permet de dominer les majeures à ce chapitre avec 55, bien qu’ils occupent le 29e rang avec une moyenne collective au bâton de ,230!

Et lors du dernier match du périple, même si Mark Buehrle (5-3) a lancé un match complet, les Jays ont encaissé un 5e revers de suite alors qu’ils n’ont obtenu aucun coup sûr alors qu’ils ont laissé 12 coureurs en position de marquer!

Et la semaine qui commence ne s’annonce pas très facile avec quatre matchs contre les Angels et trois contre les Mariners…

Encore une fois, il faudra réagir, sinon…

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Les Jays ont relevé le défi!

À la suite du désastreux voyage qu’ils venaient de compléter, les Blue Jays se devaient de réagir et ils ont relevé le défi avec un bilan  de quatre gains et deux revers en six matchs contre des rivaux de leur division.

Le séjour à domicile a bien démarré avec un gain des Jays, 3-1, lors du match initial, alors que R.A. Dickey a signé son premier gain de la saison.

L’attaque a récolté 10 coups sûrs alors que le vétéran droitier a limité les Yankees à deux doubles et un simple et que Brett Cecil a récolté son deuxième sauvetage.

Les Jays ont cependant plié l’échine 6-3 lors de la deuxième rencontre. Le partant d’urgence Marco Estrada a donné cinq points sur huit coups sûrs en moins de cinq manches.

L’attaque des Jays a été muselée au cours des huit premières manches et ils ont marqué tous leurs points en neuvième. Le receveur Russell Martin y est allé de son 6e circuit et de son 17e point produit.

Lors du dernier match de la série, remporté par les Jays au compte de 5-1, Martin et le nouveau venu Chris Colabello ont malmené le gros C.C. Sabathia pour sept coups sûrs, quatre points marqués et deux points produits. Le vétéran gaucher des Yankees a encaissé son 5e échec en autant de décisions depuis le début de la saison.

Colabello, le joueur du mois d’avril dans la Ligue Internationale, frappe pour ,750 depuis son rappel tandis que les trois coups sûrs de Martin, dont son 7e circuit, lui ont permis de faire grimper sa moyenne à ,286… lui qui n’avait obtenu qu’un seul coup sûr à ses 25 premières présences au bâton de la saison.

Mark Buehrle a remporté son 4e gain en six décisions.

Après la journée de relâche de jeudi, les Jays ont infligé un premier jeu blanc aux Red Sox de Boston, 7-0 alors qu’ils ont inscrit la 3,000e victoire de leur histoire.

Aaron Sanchez a joué avec le feu au cours des quatre premières manches, mais la défensive est venue à sa rescousse avec deux doubles jeux.

Josh Donalson et Colabello ont réussi un circuit chacun. Donaldson, Jose Bautista, Edwin Encarnacion, Russell Martin et Danny Valencia y sont allés de deux coups sûrs chacun.

Sanchez a savouré son troisième gain de la campagne, n’allouant que deux coups sûrs.

Le lendemain, un peu à l’image de Sanchez, Drew Hutchison a survécu à 106 lancers en cinq manches alors qu’il a enregistré sa troisième victoire, un gain de 7-1 face aux Red Sox.

L’attaque des Jays a récolté neuf coups sûrs, dont le cinquième circuit d’Encarnacion, une claque de trois points en quatrième manche.

Josh Donaldson a ajouté trois coups sûrs et fait grimper sa moyenne à ,320 en plus de marquer deux points et d’en produire un.

Liam Hendricks et Roberto Osuna ont brillé en relève, n’accordant qu’un coup sûrs, aucun but sur balles et inscrivant quatre retraits au bâton au cours des quatre dernières manches.

Toutefois, le vétéran Dickey n’a pu boucler la semaine en beauté alors qu’il a été malmené pour quatre points, dès la première manche du dernier match de la série contre les Red Sox.

Mike Napoli a claqué un circuit de trois points après deux retraits et par la suite les Jays ont joué du baseball de rattrapage et se sont inclinés au compte de 6-3.

Pour une deuxième sortie de suite, Dickey n’a pu inscrire un seul retrait au bâton, ce qui est pour le moins étrange dans son cas. Il a accordé sept coups sûrs et donné trois buts sur balles.

Colabello a continué à frapper à un rythme d’enfer avec trois autres coups sûrs et il affiche un rendement de ,556 depuis son rappel de Buffalo.

Les Jays reprennent la route pour un voyage qui les mènera à Baltimore pour une série de trois matchs et à Houston, pour quatre rencontres.

Il sera intéressant de voir si l’animosité qui existe entre les Jays et les Orioles depuis le début de la saison aura disparu ou si elle sera bien présente alors que les Orioles, absents de leur domicile depuis les émeutes qui ont troublé la ville y reviennent alors qu’ils partagent le dernier échelon de la division avec les Red Sox de Boston.

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Déjà un point tournant en 2015?

Déjà cinq semaines se sont écoulées depuis le début de la saison 2015 et le rendement des Blue Jays est loin de répondre aux attentes des dirigeants… et des partisans…

Un dossier de 12-14 malgré le fait que les Blue Jays marquent des points à profusion, mais ils affichent la pire moyenne collective de points mérités des majeures à 5,93 et le deuxième plus haut total de buts sur balles accordés, soit 100 en 226 manches… sans oublier les 240 coups sûrs réussis par l’adversaire, pouvait-on s’attendre à mieux?

Cela se traduit par la présence de 340 coureurs sur les buts en 226 manches! Difficile d’espérer accumuler les victoires avec de telles statistiques.

Plusieurs questions sont posées et elles sont toujours sans réponse…

L’état-major des Blue Jays a-t-il pris un trop grand risque en décidant de commencer la saison avec six recrues, dont quatre lanceurs?

Surtout que déjà trois de ces recrues, Daniel Norris, Dalton Pompey et Miguel Castro, se retrouvent à Buffalo… qu’après lui avoir confié le rôle de « stopper » dans la première semaine de la saison, le jeune Castro avait été inactif pendant quatre matchs et il affichait une moyenne de  4,38.

Pendant ce temps, Drew Hutchison que l’on avait choisi pour commencer le match d’ouverture à New York a un dossier de 2-0, mais avec une ronflante moyenne de 7,47… tandis que les vétérans R.A. Dickey (0-3, 5,23) et Mark Buehrle (3-2, 6,75) sont loin de lancer avec aplomb!

Ajoutez à cela les lents débuts en attaque des piliers comme Jose Bautista, Edwin Encarnacion et du joueur autonome Russell Martin… Autant d’imprévus qui contribuent sûrement aux crises d’insomnie dont le directeur-gérant Alex Anthopoulos et le gérant John Gibbons doivent sûrement souffrir depuis quelques semaines.

Heureusement, il y a quelques rayons de soleil dans ce ciel menaçant.

En tête de liste vient sûrement le jeune Devon Travis, qui figure parmi les meilleures recrues du baseball avec sa moyenne de ,318 et ses sept circuits et 23 points produits.

Puis il y a l’émergence de Kevin Pillar qui a su tirer le profit maximum de l’absence de Michael Saunders, en début de saison, pour s’imposer non seulement comme un voltigeur de calibre, mais un joueur qui accumule les exploits défensifs à un rythme qui lui permettra de fournir à lui seul, les images des faits saillants de la saison des Jays.

Sans oublier le jeune Marco Estrada qui, malgré ses 20 ans, se comporte avec beaucoup de maturité au monticule et qui aura son premier départ dans les majeures mardi contre les Yankees. Estrada, comme releveur, a impressionné en remportant une victoire et se façonnant une fiche de 1,38 en dix sorties.

Josh Donaldson se veut aussi une acquisition de calibre. Son jeu en défensive n’a rien à envier à celui de Brett Lawrie et son coup de bâton est drôlement plus intéressant avec un dossier de ,307-6-18 alors qu’à Oakland, Lawrie affiche un rendement de ,239-2-13.

Vous me direz que la saison est encore jeune et que l’an dernier avec un pire mois d’avril (12-15) les Blue Jays avaient connu tout un regain de vie en mai pour s’installer au sommet jusqu’à ce que les blessures ne les fassent dégringoler au troisième rang de la division Est.

Mais la question la plus importante qui reste sans réponse : Les Blue Jays ont-ils sous la main les ressources nécessaires pour remonter la pente?

Les Jays viennent aussi de rappeler le vétéran releveur Steve Delabar de Buffalo, un rappel que je souhaitais depuis quelque temps et qui devrait aider en raison de son expérience.

Disons que la prochaine semaine va éclairer notre lanterne à ce sujet car les Blue Jays vont tour à tour affronter les Yankees de New York et les Red Sox de Boston, deux équipes de leur division et qui les devancent au classement.

Vous me direz qu’il est très peut-être tôt pour parler d’un point tournant dans une saison de 162 matchs, mais dans le cas des Blue Jays, il est impérieux de les voir réagir, sinon un piètre bilan de la semaine qui commence pourrait avoir de lourdes conséquences.

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Une semaine en dents de scie

La dernière semaine a démarré sur une excellente note, mais les Jays ont été incapables de maintenir cette cadence et ils ont été balayés par les Rays lors des trois matchs au Tropicana Field.

À la suite de la journée de congé de lundi et d’une réunion des joueurs, les Blue Jays ont retroussé les manches pour s’attaquer aux Orioles de Baltimore.

Une attaque de 16 coups sûrs, ponctuée des deux circuits d’Edwin Encarnacion et d’un quatrième de Jose Bautista ont permis à Mark Buehrle de savourer son troisième gain en autant de sorties. Josh Donaldson et Dalton Pompey ont ajouté trois coups sûrs chacun et Dioner Navarro en a obtenu deux dans un gain de 13-6.

Pour la deuxième fois cette saison, Bautista a répliqué à un tir derrière lui en claquant un long circuit et plusieurs échanges verbaux ont suivi… sans toutefois aller plus loin.

Le lendemain, malgré sept buts sur balles, Aaron Sanchez a signé sa première victoire de la saison alors que Justin Smoak et Devon Travis  réussi deux circuits de deux points aux dépens d’Ubaldo Jimenez.

Sanchez a survécu à son absence de contrôle grâce à trois doubles jeux dans cette victoire de 4-2.

Ennuyé par un malaise à l’épaule, Bautista a joué le rôle de spectateur tandis que Ryan Goins a fait ses débuts comme voltigeur de gauche et que Kevin Pillar  a patrouillé le champ droit.

Les Jays ont complété le balayage grâce à une solide performance de Drew Hutchison qui a limité les Orioles à deux points sur quatre coups sûrs, aucun but sur balles, en huit manches. Il a signé son 2e gain de la saison, une victoire de 7-6.

Toutefois, Liam Hendricks a failli tout gâcher alors qu’il a été malmené pour trois points en un tiers de manche avant que Castro ne vienne éteindre l’incendie et inscrive son quatrième sauvetage.

Donaldson a mené l’attaque avec un double et un circuit pour deux points produits.

Les Jays ont ainsi racheté leur mauvais début de séjour à domicile puisqu’avec leurs trois gains d’affilée, ils ont bouclé leur séjour de 10 matchs avec un dossier de 5-5.

Mais la série de gains des Jays s’est arrêtée brusquement à Tampa Bay lorsque les Rays les ont malmenés 12-3.

R.A. Dickey n’a donné qu’un seul but sur balles, mais neuf coups sûrs, dont deux circuits en moins de cinq manches au monticule et il a encaissé son deuxième échec, sans victoire en quatre sorties.

La seule note positive a été le 5e circuit de la recrue Devon Travis, qui avait temporairement donné les devants, 2-0, aux Jays en quatrième manche.

Lors du deuxième match, l’inexpérience des releveurs a empêché Daniel Norris de savourer une victoire. Norris a lancé sept très bonnes manches et menait 2-1 grâce au 3e circuit de son receveur Russell Martin quand les releveurs ont échoué dans leur tentative de sauvegarder cette avance.

Roberto Osuna a donné un simple après deux retraits et Brett Cecil a été accueilli  par un simple de David DeJesus. Puis, Miguel Castro s’est amené pour donner deux doubles à James Loney et Tim Beckham.

Les Jays se sont inclinés par 4-2.

L’expérience d’un Steve Delabar, qui est à Buffalo, pourrait être fort utile chez les releveurs des Jays.

Lors du dernier match, que les Rays ont remporté au compte de 5-1, le vétéran Mark Buehrle a encaissé son premier revers de la saison alors qu’il a été mitraillé de 13 coups sûrs en seulement cinq manches de travail.

Pendant ce temps, les Jays ont été menottés par le jeune Chris Archer qui en sept manches, les a limités à deux coups sûrs et un seul but sur balles.

Il va sans dire que l’absence de Jose Bautista, durant toute la série, n’a pas été de nature à aider l’attaque des Jays qui, maintenant, vont poursuivre leur périple avec des séries de trois matchs contre les Red Sox à Boston et de quatre rencontres à Cleveland contre les Indians.

Bautista a raté les cinq derniers matchs en raison d’une épaule endolorie et en raison de ses succès en carrière au Fenway Park, les Jays ont vraiment besoin de sa présence dans la formation, ne serait-ce qu’à titre de frappeur de choix.

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Mauvais début de saison locale

Les observateurs soutiennent que pour avoir d’excellentes chances de gagner un championnat, une équipe doit conserver un rendement de ,600 à domicile et de ,500 à l’étranger.

Et la façon dont les Blue Jays ont amorcé leur saison locale laisse un mauvais goût dans la bouche des partisans avec le pauvre bilan de deux gains et cinq revers.

Les Rays sont venus troubler la fête

Les Rays de Tampa Bay sont arrivés à Toronto avec neuf joueurs sur la liste des blessés… mais avec la réputation d’être la meilleure équipe dans les matchs présentés à l’étranger au cours des cinq dernières saisons.

Et ils n’ont pas fait mentir leur réputation puisqu’ils ont arraché deux victoires aux Jays lors de leurs deux premiers matchs locaux de la nouvelle saison.

Lors du match d’ouverture, ils ont profité des largesses du vétéran R.A. Dickey tandis que les Jays n’ont pas réussi à résoudre les tirs du jeune Jake Odorizzi. Les Rays ont transformé trois buts sur balles de Dickey en deux points en quatrième manche tandis que les Jays n’ont obtenu leur premier coup sûr qu’en cinquième.

Ils ont baissé pavillon au compte de 2-1.

Lors du deuxième match, c’est une erreur du receveur Russell Martin, sur le vol de but de Steven Souza jr qui a pavé la voie au ballon-sacrifice de Desmond Jennings en début de huitième manche et les Rays l’ont emporté 2-1. L’erreur de Martin a inscrit la défaite au dossier de Miguel Castro, bien que le point n’ait pas été mérité.

Les problèmes de Martin s’accentuent puisqu’il n’a qu’un seul coup sûr en 23 présences et que sa moyenne a chuté à ,043.

L’attaque a finalement retrouvé ses moyens lors du troisième match, alors que les Jays ont récolté 13 coups sûrs, dont trois doubles et trois circuits, ceux de Jose Bautista, Dalton Pompey et Devon Travis.

Le vétéran Mark Buehrle a inscrit son deuxième gain de la campagne avec six bonnes manches au monticule, mais le releveur Todd Redmond a connu des ennuis en neuvième lors qu’on lui a demandé une troisième manche de travail. Il a donné quatre points sur trois coups sûrs et deux buts sur balles.

Lors du dernier match contre les Rays, l’attaque a été neutralisée une fois de plus alors que Chris Archer a limité les Jays à deux maigres coups sûrs en sept manches, tout en inscrivant 11 retraits au bâton pour un gain de 4-2.

Aaron Sanchez a encaissé un deuxième échec en autant de sorties, donnant trois points sur cinq coups sûrs et trois buts sur balles en cinq manches et un tiers.

Reyes à nouveau sur la touche

La défaite a été d’autant plus cuisante que Jose Reyes a quitté le match dès la première manche, en raison de douleurs au côté gauche. Ryan Goins, rappelé de Buffalo, l’a bien remplacé en défensive et il a obtenu un coup sûr.

Pour le premier match contre les Braves, les Jays ont sorti l’artillerie lourde en claquant 11 coups sûrs, dont cinq circuits… oui, cinq circuits!

Mais, cette explosion offensive, marquée des deux premières longues balles de Josh Donaldson et de Russell Martin et de la troisième de Devon Travis a été ternie par la contre-performance des lanceurs Drew Hutchsion et Brett Cecil.

Le jeune droitier a donné cinq points sur sept coups sûrs et trois buts sur balles tandis que le releveur gaucher a été malmené pour trois points en deux tiers de manche, accordant deux circuits.

Le lendemain, l’attaque a été lente à démarrer, mais les Jays n’ont pas baissé les bras même si les Braves ont pris les devants 4-0 aux dépens de Dickey, encore une fois trop généreux avec ses buts sur balles.

Martin a sonné le réveil de trois points en septième avec un simple opportun tandis que le troisième circuit de Donaldson en fin de 10e a scellé l’issue du match, 6-5, en faveur des Jays.

Le jeune Miguel Castro a donné son premier point mérité, un circuit égalisateur en début de neuvième manche.

Finalement, le mauvais jugement du voltigeur Dalton Pompey a coûté trois points au jeune Daniel Norris qui a encaissé son premier revers de la saison, 5-2.

Le seul point vraiment positif du match a été le double de deux points de Russell Martin qui a retiré un coureur en tentative de vol et pris un coureur à contre-pied.

Par contre, Devon Travis a été blessé aux côtes lorsqu’il a été atteint d’un tir de Shelby Miller en première manche et il a dû quitter la rencontre.

Les Jays profiteront de la journée de congé de lundi pour évaluer leurs blessés et aussi faire un examen de conscience…

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Les Jays démarrent sur un bon pied

Entreprendre la saison par un voyage de six matchs à New York et à Baltimore n’est pas de tout repos.

Mais les Blue Jays ont relevé le défi alors qu’ils ont conclu leur premier périple avec une fiche de quatre gains et deux revers.

L’attaque a tonné avec 40 points grâce à 50 coups sûrs tandis que la défensive n’a commis que deux erreurs tout en exécutant sept doubles jeux.

D’abord les Yankees

Les Jays ne pouvaient demander mieux comme match d’ouverture de la saison 2015.

Aller battre les Yankees 6-1 chez eux où ils n’avaient remporter que trois victoires dans leurs 20 matchs précédents… voir Drew Hutchison lancer six bonnes manches pour inscrire son premier gain… obtenir un simple de deux points de leur joueur autonome Russell Martin… constater qu’Edwin Encarnacion est guéri de son mal de dos puisqu’il a claqué un circuit de deux points et applaudir le jeune Devon Travis réussir son premier coup sûr, un circuit par surcroît dans l’antre des Bombardiers du Bronx.

Personne n’aurait pu imaginer un meilleur scénario.

Ce fut une tout autre histoire lors du deuxième match et ce malgré la solide prestation de R.A. Dickey.

Les releveurs gauchers Aaron Loup et Brett Cecil ont été incapables de préserver l’avance de 3-1 des Jays en fin de huitième manche alors que deux coups sûrs, deux frappeurs atteints et un mauvais lancer ont permis aux Yankees d’effacer le déficit et de l’emporter 4-3.

Les deux ont effectué un total de 24 lancers, mais seulement neuf pour des prises.

Le gérant John Gibbons a réagi sans perdre de temps et il a retiré le rôle de spécialiste des fins de matchs à Cecil pour le confier au jeune Castro. La décision a rapporté des résultats positifs immédiats.

Pendant ce temps, Jose Bautista, Josh Donaldson et Dalton Pompey étaient toujours en quête d’un premier coup sûr et ils ont laissé sept coureurs sur les buts.

Les Jays ont quitté New York avec deux victoires quand le jeune gaucher Daniel Norris a lancé cinq bonnes manches et que la relève a fait amende honorable.

C’est une poussée de quatre points, en deuxième manche, aux dépens du vétéran C.C. Sabathia qui a lancé les Jays sur le chemin de la victoire.

Norris a faibli en sixième en donnant deux circuits, mais par la suite Osuna, Cecil et Castro ont fermé la porte aux Yankees. Castro a inscrit son premier sauvetage en carrière.

Au tour des Orioles

Puis les Jays ont joué les trouble-fête lors du match d’ouverture des Orioles, alors qu’ils les ont malmenés au compte de 12-5.

Jose Bautista a secoué sa léthargie de 0-en-12 avec trois coups sûrs et quatre points marqués. Jose Reyes a ajouté trois coups sûrs tandis que Dalton Pompey, Josh Donaldson et Devon Travis y sont allés de deux  chacun.

Cette attaque de 16 coups sûrs a permis au vétéran Mark Buehrle d’inscrire la 200e victoire de sa carrière alors qu’il a bien espacé huit coups sûrs en six manches.

Mais le lendemain, les Orioles se sont vengés alors qu’ils ont claqué deux circuits dès la première manche aux dépens du jeune Aaron Sanchez.

Puis, pendant que les Jays ne parvenaient pas à solutionner les tirs du grand  Ubaldo Jimenez, Todd Redmond a ajouté de l’huile sur le feu en accordant un grand chelem à Jonathan Scoop.

Les Orioles l’ont emporté facilement 7-1.

Puis les Jays ont dû batailler ferme pour finalement remporter les honneurs de la série, l’emportant 10-7 dimanche surtout grâce l’excellence de leurs releveurs et au circuit de Jose Bautista en huitième manche.

Alors que Drew Hutchison était malmené pour sept points en moins de cinq manches, Loup, Osuna, Cecil et Castro ont passé les menottes aux Orioles, ne leur accordant qu’un seul coup sûr en quatre manches et deux tiers de travail.

Castro a signé son deuxième sauvetage tandis que Dalton Pompey et Kevin Pillar ont aussi claqué leurs premiers circuits de la jeune saison.

Pillar fait tout pour se faire remarquer pendant que Michael Saunders se rétablit de sa blessure en endossant l’uniforme des Jays de Dunedin. Hier, par mesure de précaution, on a retiré Saunders du match après une seule présence comme frappeur de choix en raison de raideurs à la cuisse droite.

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Après les émotions, place à la saison!

Les sceptiques ont été confondus…dus…dus… aurait dit le Capitaine Bonhomme!

Bien des gens doutaient que la présentation de deux matchs hors concours du baseball majeur, une deuxième année de suite, allait susciter autant, sinon plus d’intérêt que l’an dernier. Mais plus de 96,000 amateurs de baseball ont pris le stade Olympique d’assaut le weekend dernier pour les deux matchs entre les Blue Jays et les Reds de Cincinnati.

D’accord, il y avait un élément de plus que l’an dernier, et il n’était pas négligeable… soit la présence de Russell Martin.

Le message a été clair et net pour le baseball majeur et les Blue Jays. Les fans de baseball sont nombreux et de plus en plus vont devenir des partisans de la seule équipe de baseball majeur au Canada.

L’émotion était à son paroxysme vendredi soir quand le père de Russell a interprété les hymnes nationaux au saxophone… mais ce fut encore plus fort lorsque, samedi, le gérant des Jays, John Gibbons, a délégué Russell Sr au monticule pour retirer son fils du match.

Ces deux gestes de la direction des Jays, deux gestes très humains, resteront gravés à tout jamais dans la mémoire du clan Martin!

Quant au baseball majeur, ce weekend lui a fourni une preuve irréfutable que l’intérêt des fans pour le baseball est présent et mérite une attention toute spéciale. Il reste maintenant au maire Denis Coderre, au groupe de Warren Cromartie, aux hommes d’affaires et aux différents paliers gouvernementaux de poursuivre leurs travaux pour que le rêve devienne réalité.

Six recrues pour amorcer la saison

Je ne me souviens pas qu’une équipe majeure ait déjà amorcé une saison avec six recrues dans sa formation.

Et c’est pourtant le cas des Blue Jays en 2015.

Par surcroît, quatre de ces recrues sont des lanceurs, soit Daniel Norris et Aaron Sanchez, comme partants avec Miguel Castro et Roberto Osuna, en relève tandis que Dalton Pompey va patrouiller le champ centre et que Devon Travis jouera au deuxième coussin.

Décision osée? Peut-être, mais les Jays doivent se souvenir qu’en 2013, les A’s d’Oakland ont entouré le vétéran Bartolo Colon de jeunes bras comme Jarrod Parker (24), A.J. Griffin (25), Tommy Milone (26), Dan Straily (24) et Sonny Gray (23) et qu’ils ont remporté 96 victoires et atteint les séries.

Plus de stabilité à l’avant-champ

Cette saison, les Jays auront aussi besoin de plus de stabilité à l’avant-champ et cela ne deviendra possible que s’ils évitent des blessures comme ce fut le cas l’an dernier.

Il ne fait pas oublier qu’en 2014, Jose Reyes a dû s’ajuster à sept différents joueurs de deuxième but, soit Maicer Izturis, Ryan Goins, Jonathan Diaz, Chris Getz, Steve Tolleson, Brett Lawrie et Munenori Kawasaki tandis qu’à sa droite, au troisième coussin, il a vu défiler tour à tour les Lawrie, Kawasaki, Tolleson, Juan Francisco et Danny Valencia.

Si Reyes reste en santé et que Josh Donaldson et Devon Travis l’encadrent pendant 130 matchs, la défensive des Jays à l’avant-champ sera à la hauteur de leurs attentes.

Au champ gauche, une fois Michael Saunders de retour, la défensive sera aussi meilleure. Il est évident que Saunders ne frappera pas avec la régularité d’un Melky Cabrera, mais il sera meilleur en défensive et devrait contribuer plus de puissance.

Au centre, il est évident que le jeune Pompey ne représentera pas la menace offensive de Colby Rasmus, mais le jeune voltigeur a l’avantage d’être un frappeur ambidextre, d’être meilleur en défensive et aussi un meilleur voleur de buts.

Quant à Jose Bautista, au champ droit, son bras canon est respecté à travers de baseball et son coup de bâton est toujours redouté.

Reste le poste de receveur que Russell Martin devrait occuper pendant quelque 130 matchs. Ses lettres de créance ne peuvent être niées, car partout où il est passé, il a toujours été un leader.

J’ai toutefois mes doutes qu’à son adjoint Dioner Navarro. Il est ambidextre, possède un bon coup de bâton, moins solide en défensive et possiblement mécontent de son rôle.

Les autres réservistes, soit Steve Tolleson, Danny Valencia, Justin Smoak, Kevin Pillar et éventuellement Ryan Goins offrent au gérant John Gibbons beaucoup de polyvalence.

Il faudra maintenant que Gibbons utilise tout son personnel au maximum.

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Atteindre les séries, sinon….

La guigne a continué de s’acharner contre les Blue Jays et ce dès le début du camp d’entraînement 2015.

Tout d’abord, Michael Saunders s’est blessé au genou en mettant le pied sur un gicleur au champ extérieur et une dizaine de jours plus tard, Marcus Stroman était victime d’un autre incident bizarre lors d’un exercice à l’avant-champ. Et il était perdu pour la saison!

Le directeur-gérant Alex Anthopoulos a posé des gestes concrets et parfois audacieux au cours des trois derniers hivers.

Il a fait l’acquisition du vétéran lanceur Mark Buehrle et de l’arrêt-court Jose Reyes, des Marlins… du vétéran lanceur R. A. Dickey, des Mets en dégarnissant ses filiales de plusieurs joueurs fort prometteurs… sans oublier le fiasco de Sergio Santos, acquis en novembre 2011, et qui n’a lancé que durant 61 matchs avec les Jays avec le piètre bilan d’une seule victoire, huit sauvetages, cinq revers et une moyenne de 5,23.

Les gestes posés étaient tous calculés et auraient dû aider les Jays à atteindre les séries pour la première fois depuis 1993.

Mais…

Mais il y a toujours des impondérables et des imprévus : les blessures!

Reyes n’a joué que 152 matchs (même pas une saison complète) en deux ans… Santos a passé la majeure partie de son temps à encaisser ses chèques de paie sur la liste des blessés…

L’an dernier, les Jays ont perdu tour à tour les services de Jose Reyes, Brett Lawrie, Adam Lind, Maicer Izturis, Brandon Morrow, Casey Jensen, Edwin Encarnacion, J.A. Happ, Brett Cecil et Colby Rasmus pour ne nommer que ceux-là.

La saison précédente, il y avait aussi eu Jose Bautista en plus de trois lanceurs partants perdu en moins de 10 jours…

Finalement, l’hiver dernier, Anthopoulos mis la main sur Russsell Martin via le marché des joueurs autonomes en plus de Saunders et Josh Donaldson, via des transactions.

Saison critique pour les Jays

La saison 2015 aura sûrement de lourdes conséquences pour les Blue Jays.

Le président Paul Beeston tirera sa révérence à la fin de cette campagne et nul doute que celui qui avait été le premier employé des Jays en 1977, voudra quitter la tête haute, surtout si son club devait participer aux séries d’après-saison, ce qui n’est pas arrivé depuis la saison 1993.

Même situation pour le directeur-gérant Alex Anthopoulos, le Montréalais qui occupe ce poste depuis octobre 2009. Il en est à la dernière année de son contrat et, bien que les blessures aient contrecarré ses plans au cours des deux dernières campagnes, si les Jays ne devaient pas atteindre les séries cette saison, son poste serait menacé.

C’est aussi le cas du gérant John Gibbons qui entreprend sa troisième campagne dans ce rôle. A sa première chance comme gérant des Jays, de 2004 à 2008, Gibbons a compilé un dossier de 305-305 tandis qu’en 2013 et 2014, il a une fiche de 157-167 pour un bilan de 462-472.

Deux matchs contre les Reds

Pour une deuxième année de suite, les Jays vont disputer leurs deux derniers matchs hors concours au stade Olympique, cette fois contre les Reds de Cincinnati.

Il sera intéressant de voir la réaction des gens face à plusieurs joueurs Canadiens qui seront sur le terrain. La plus évidente sera sûrement celle qui accueillera Russell Martin tandis que Joey Votto, des Reds et le jeune Dalton Pompey ne devrait pas être négligeable.

Votto, qui est âgé de 31 ans, est né à Toronto et il est, avec Larry Walker et Justin Morneau, l’un des rares Canadiens à avoir mérité le titre de « Joueur Le plus Utile » à son équipe dans les majeures.

Quant à Pompey, qui est originaire de Toronto aussi, il a tous les atouts nécessaires pour devenir l’un des joueurs les plus électrisants des majeures. Il patrouille le champ extérieur avec l’agilité d’un chevreuil, est un voleur de but de qualité supérieure et il peut vraiment énerver les lanceurs lorsqu’il est sur les sentiers. Il a aussi l’avantage d’être un frappeur ambidextre qui n’hésite pas à déposer un amorti pour un coup sûr.

C’est évident que Russell Martin sera le favori de la foule. Né en banlieue de Toronto, il a appris son baseball à LaSalle et il a longtemps rêvé de porter les couleurs des Expos et de jouer au stade Olympique. Au cours du weekend, il pourra au moins réaliser l’un de ses deux rêves.

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Réflexions sur la saison 2014

A la suite d’un mois d’août atroce qui n’avait produit que neuf victoires et fait dégringoler les Blue Jays au classement de la division Est de la ligue Américaine, qui aurait cru que la troupe de John Gibbons allait revenir au plus fort de la lutte pour une place dans les séries.
Toutefois l’écart était trop grand pour qu’il soit comblé en aussi peu de temps.
Alors pour ce dernier blog de la saison, j’aimerais bien partager avec vous mes réflexions sur la saison qui vient de se terminer.
Une saison est parsemée de belles et de moins belles surprises et comme je préfère toujours laisser un bon goût dans la bouche, commençons par ce que je ne pas aimé.
Le rendement offensif de Colby Rasmus, en raison de ses trop nombreux retraits au bâton, a sûrement déteint sur ses performances en défensive qui ont souvent été teintées de nonchalance.
Aussi, possiblement en raison d’une autre blessure à la jambe, Jose Reyes a vu son habilité réduite dans ses déplacements latéraux et de trop nombreuses erreurs (17). J’ai oui dire que les Jays songeraient peut-être à le muter à une autre position. Il est évident que l’absence de Brett Lawrie à sa droite le forçait à couvrir plus de terrain, mais quand même.
Aussi l’absence d’un joueur de deuxième but qui stabiliserait la défensive à l’avant-champ me fait rêver à un Ryan Goins avec une moyenne d’environ .250!
La fragilité du releveur numéro un, Casey Janssen n’est pas sans m’inquiéter. À nouveau, il n’a pas commencé la saison en raison d’une blessure et n’a pas renoué avec la compétition après le match des étoiles, dit-on, à cause d’un virus ou d’un empoisonnement par de la nourriture.
Le fait demeure qu’il n’a pu être là en tout temps et que Sergio Santos a été lamentable.
Passons maintenant à des aspects plus plaisants de la dernière campagne.
La plus belle surprise, à mes yeux (chez les non-lanceurs) a été le rendement du receveur Dioner Navarro. Il a dirigé les lanceurs avec beaucoup de doigté et son coup de bâton a dépassé ce qu’on attendait de lui.
Melky Cabrera, jusqu’à sa blessure, a été de loin le plus régulier des frappeurs et sa défensive s’est grandement améliorée. J’espère de tout cœur que les Jays réussiront à le convaincre d’accepter un nouveau contrat, car il n’a personne dans les filiales, ni sur le marché des joueurs autonomes pour le remplacer.
Jose Bautista a de nouveau confirmé son rôle de leader avec une performance de plus de 30 circuits et 100 points produits, sans compter son excellence défensive.
Reste à savoir si l’un des jeunes voltigeurs Anthony Gose, Kevin Pillar et/ou Dalton Pompey est prêt à chausser les crampons de Rasmus au centre.
À l’avant-champ, Juan Francisco a claqué beaucoup de circuits dans un nombre de présences au bâton limitées, mais à l’image de Rasmus, il a été retiré au bâton beaucoup souvent. Avec un Lawrie en santé, il n’aurait pas sa place, même pas comme réserviste, à cause de sa trop grande vulnérabilité.
Au deuxième but, la blessure de Maicer Izturis a propulsé Munenori Kawasaki dans un rôle régulier et non de substitut. Le petit Japonais est un bonhomme fort sympatique qui a amélioré son coup de bâton, mais son bras manque de puissance et il est limité dans ses déplacements latéraux.
Au premier coussin, Edwin Encarnacion et Adam Lind forment un très bon duo. L’attaque d’Encarnacion fait oublier ses carences défensives tandis que Lind est l’un des plus redoutables frappeurs du circuit contre les lanceurs droitiers. En santé, ce duo est des plus efficaces et productifs.
Enfin, chez les lanceurs, disons que les vétérans Mark Buehrle et R.A. Dickey ont fourni un rendement très acceptable malgré la baisse de régime de Buehrle après son départ en lion.
Drew Hutchison a connu une saison en dents de scie et il a terminé la saison avec aplomb. J.A. Happ a été irrégulier et à moins qu’il agisse comme 5e partant, la relève des jeunes pourrait lui coûter son poste.
L’entrée en scène de Marcus Stroman et la promotion d’Aaron Sanchez permettent aux Jays d’envisager une rotation de partants rajeunie et pleine de promesse. Il est toutefois un peu tôt pour évaluer si Daniel Norris, Sean Nolin et Kendall Graveman sont prêts à faire le grand saut.
Aaron Loup et Brett Cecil sont deux gauchers importants chez les Jays, mais j’ai mes doutes sur les vétérans droitiers Dustin McGowan et Brandon Morrow, surtout en raison des salaires qu’ils vont commander.
Pour ce qui est du gérant John Gibbons et de ses adjoints, j’ignore vraiment quel sort leur sera réservé.
Donc, il sera intéressant de suivre les décisions du d-g Alex Anthopoulos au cours de la saison morte, surtout des assises de décembre prochain.
Je vous souhaite de passer un bon hiver et de pouvoir tous vous retrouver en bonne santé, le printemps prochain.
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