Avril est fini… enfin!

Le premier match de la série contre les White Sox a démarré sur une excellente note alors que les Blue Jays ont pris les devants 5-1 au cours des six premières manches.

Mais en 7e, Marcus Stroman a semblé manquer d’essence et par la suite au lieu d’éteindre le feu, les releveurs l’ont attisé avec le résultat que Stroman n’a pas été impliqué dans la décision, mais les Jays ont baissé pavillon 7-5.

Stroman a cédé sa place après avoir rempli les buts et Brett lui a succédé et a accordé deux points, permettant ainsi aux White Sox de renverser la vapeur.

La relève des Sox a accompli le boulot que les releveurs des Jays n’ont pu accomplir.

Michael Saunders a célébré son retour au jeu avec un circuit de deux points tandis qu’Edwin Encarnacion a produit deux points. Ezequiel Carrera a ajouté deux coups sûrs tout comme Troy Tulowitzki, Tony Bautista et Josh Thole.

Les releveurs des Jays ont maintenant encaissé sept  des 11 échecs subis par les Jays depuis le début de la saison.

Le lendemain, les Jays se sont heurtés à Chris Sale qui leur a passé les menottes pendant huit manches, les limitant à quatre coups sûrs pour inscrire son 5e gain de la saison, 10-1.

Les malheurs de R.A. Dickey en avril se sont poursuivis alors qu’il a concédé six points en six manches, été malmené pour huit coups sûrs, dont deux circuits tandis que Drew Storen n’a guère fait mieux, accordant trois points sur quatre coups sûrs en un seul tiers de manche au monticule.

Encarnacion a produit le seul point des Jays à l’aide de son 3e circuit de la saison.

Finalement, les White Sox ont balayé la série en triomphant 4-0 dans le dernier match. L’attaque des Jays a de nouveau été neutralisée, cette fois par Jose Quintana qui ne leur a permis que quatre coups sûrs en six manches.

Malgré tout, les Jays ont eu des occasions de s’inscrire au tableau, mais n’ont obtenu aucun coup sûr alors qu’ils ont eu huit coureurs en position de marquer.

Dommage pour Marco Estrada qui, malgré un malaise évident à l’épaule droite, n’a donné que trois points en plus de six manches au monticule.

Ryan Tepera, rappelé alors que Pat Venditte a été rétrogradé à Buffalo, a accordé l’autre point aux visiteurs.

La journée de congé de jeudi a été profitable puisque les Jays ont retrouvé leur bon œil au bâton contre les Rays de Tampa, mettant ainsi fin à leur série de trois revers.

Une attaque de sept coups sûrs ponctuée de quatre circuits. Saunders en a claqué deux, Donaldson a ajouté son 8e et Ryan Goins, son premier.

Aaron Sanchez a blanchi les Rays sur six coups sûrs et deux buts sur balles pour inscrire son 2e gain de la campagne.

Par contre, les Jays ont été retirés neuf fois sur trois prises alors que Russell Martin a fendu l’air deux autres fois, pour un total de 31 depuis le début de la saison. Aussi, Drew Storen a donné un circuit au premier frappeur qu’il a affronté en 8e manche.

Mais le lendemain, l’attaque n’a produit que trois coups sûrs et trois points alors que la relève des Jays a essuyé un 8e revers.

Malgré une attaque anémique, les Jays menaient par 3-2 grâce aux circuits de Bautista et Kevin Pillar, mais le circuit de Logan Forsythe a créé l’égalité en 8e et ensuite Brett Cecil n’a retiré aucun frappeur en 9e et il a subi son 5e échec, contre aucun gain, 4-3.

Les insuccès de releveurs ont probablement incité John Gibbons à garder J.A. Happ au monticule en fin de 7e manche, mais le grand gaucher a donné une longue balle à Forsythe et déjà il était trop tard.

Peu fiers de leur fiche de 11-14 en avril, les Jays ont célébré l’arrivée du mois de mai en gagnant la série contre les Rays, mais non sans difficulté.

Limités à trois coups sûrs au cours des huit premières manches, ils ont effectué une rare poussée de quatre points en fin de match pour arracher un gain de 5-1… surtout grâce au circuit de trois points de Tulowitzki, après deux retraits en début de 9e manche.

Marcus Stroman a mérité la victoire (4-0) avec une solide prestation de huit manches, ne donnant que trois coups sûrs et un seul point.

Donc, une victoire qui donne bonne bouche avec une dure semaine à l’horizon contre les Rangers et les Dodgers.

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Colabello… triste nouvelle

Les Blues Jays ont amorcé la dernière semaine sur une excellente note, soit avec une troisième victoire d’affilée et surtout, avec un gain de 4-3 lors du premier match face aux meneurs de leur division, les Orioles de Baltimore.

Marcus Stroman a signé son troisième gain en autant de décisions alors qu’il a accordé trois points (sur deux circuits), en sept manches de travail, un seul but sur balles tout en retirant trois frappeurs au bâton. Appelé en relève en 8e manche, Roberto Osuna inscrit son 5e sauvetage en retirant les quatre derniers frappeurs du match.

Du côté de l’attaque, Troy Tulowitzki a claqué un double bon pour deux points tandis que Michael Saunders, utilisé comme premier frappeur, a récolté deux coups sûrs et a marqué deux points. Justin Smoak a réussi un coup sûr et obtenu deux autres buts sur balles.

Le lendemain, pour un deuxième départ consécutif, R.A. Dickey a donné trois points en première manche… rien par la suite. Mais même si les Jays ont réussi à créer l’égalité 3-3, ils ont laissé 10 coureurs en position de marquer pour .éventuellement s’avouer vaincus sur une balle passée de Josh Thole, alors que tous les buts étaient occupés en fin de 10e manche.

Encarnacion a produit deux des trois points tandis que Saunders semble bien s’acclimater à son nouveau rôle de premier frappeur, avec deux coups sûrs, un but sur balles et un point marqué.

Enfin, un scénario quasi identique a permis aux Orioles d’arracher un gain de 3-2 aux Jays lors du troisième match. Une balle passée, débitée à Russell Martin en fin de 8e manche a rompu l’égalité de 2-2.

La troupe de John Gibbons a affiché un bilan de 8-9 dans ses 17 premières parties de la saison, toutes contre des équipes de l’Est… loin du rendement anticipé alors qu’on espérait lancer un message aux rivaux de l’Est avec une fiche nettement supérieure.

Marco Estrada n’a pas été impliqué dans la décision, mais il a flirté avec le danger durant sa présence sur la butte. En cinq manches, il a donné un seul point sur six coups sûrs et quatre buts sur balles, mais il a limité les dégâts à l’aide de neuf retraits au bâton.

L’attaque des Jays a été limitée à quatre coups sûrs, dont deux de Michael Saunders, mais a laissé huit autres coureurs en position de marquer.

Le retour au bercail n’a pas été très heureux.

D’abord, les Jays ont appris que Chris Colabello avait écopé d’une suspension de 80 matchs pour usage de produits bannis et par la suite, Aaron Sanchez a connu son premier mauvais départ de la saison.

Colabello avait appris qu’il serait suspendu en mars, ce qui explique sans doute son très mauvais début de campagne au bâton. Il sera intéressant de voir de quelle façon il pourra s’en remettre et quelle répercussion cette samction aura sur son avenir.

Quant à Sanchez, les A’s l’ont malmené pour six points sur dix coups sûrs en un but sur balles en moins de cinq manches au monticule.

L’attaque a réduit l’avance des visiteurs à un seul point en 8e manche, mais Osuna a trébuché en donnant deux points en neuvième et les Jays se sont inclinés 8-5.

Les frappeurs ont retroussé leurs manches samedi en claquant 13 coups sûrs le lendemain. Tulowitzki a mené l’offensive avec deux circuits en solo et Donaldson a ajouté son 7e de la saison et a produit quatre points .

Le substitut de Michael Saunders, ennuyé par une blessure à la cuisse, Ezequiel Carrera, a contribué quatre coups sûrs et Bautista produit deux autres points.

J.A. Happ a inscrit son troisième gain de la saison, espaçant sept coups sûrs en un but sur balles en sept manches.

Puis, les Jays ont remporté les honneurs de la série contre les A’s alors que Drew Hutchison, rappelé pour un départ avant de retourner à Buffalo, a savouré un gain de 6-3. Il a donnè deux points aux visiteurs sur quatre coups sûrs et trois buts sur balles, en plus de cinq manches sur la butte.

Osuna a signé son sixième sauvetage avec une manche parfaite en neuvième.

Carrera a de nouveau brillé en attaque avec deux coups sûrs, dont son premier circuit de la saison tandis que Pillar et Barney ont ajouté deux coups sûrs chacun et Bautista a frappé son 4e circuit, une claque de deux points.

Et maintenant, un gros test : les White Sox de Chicago.

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Un faut un réveil de certains joueurs

Les Blue Jays ont connu un regain de vie face aux Yankees de New York en arrachant deux gains en trois matchs aux Bombardiers du Bronx, ce qui leur a permis de quitter le dernier rang du classement.

Dans les dix premiers matchs de la jeune saison, une fiche de ,500 est passable, mais loin d’être ce qu’on attendait.

Rien à reprocher aux lanceurs partants, car les Marcus Stroman, Aaron Sanchez, R.A. Dickey et J. A . Happ ont accompli du bon boulot, mais la relève laisse encore à désirer. Avec quatre des cinq défaites à leur dossier et une moyenne supérieure à 4,00 les releveurs doivent se ressaisir.

Le rappel de l’ambidextre Pat Venditte qui, à mes yeux, aurait dû commencer la saison avec les Jays va sûrement aider, mais l’autre gaucher,  Brett Cecil avec un  dossier de 0-2 et une moyenne supérieure à 7,00 ne lance pas avec l’aplomb qu’on lui connaissait l’an dernier.

Rien à reprocher à Josh Donaldson qui a repris là où il avait laissé l’an dernier avec une séquence de neuf matchs avec au moins un coup sûr et une fiche de cinq circuits et 12 points produits.

Même chose pour Jose Bautista qui ne semble nullement ennuyé par sa situation contractuelle tandis que Michael Saunders et Edwin Encarnacion ont aussi mis l’épaule à la roue et que Ryan Goins offre un rendement offensif pour le moins surprenant.

L’inquiétude se situe au niveau de Kevin Pillar (,220), Troy Tulowitzki (,139) malgré un camp d’entraînement du tonnerre), de Russell Martin (0.69) et de Chris Colabello (0.53). Martin connaît un début de campagne qui ressemble à celui de l’an dernier, mais Colabello n’est pas l’ombre du frappeur qu’il était en 2015.

Vous me direz que la saison est encore bien jeune, mais il faudra que le réveil sonne bientôt!

Où étaient les bâtons?

J’ignore si les douaniers avaient intercepté les bâtons des Blue Jays, mais il semble que seul celui d’Edwin Encarnacion a suivi l’équipe à Boston.

Encarnacion a réussi les trois seuls trois coups sûrs des Jay, dont deux circuits, alors que Rick Porcello ne leur a donné que deux coups sûrs en plus de six manches, tout en inscrivant huit retraits au bâton.

Les Jays ont posté deux coureurs sur les buts face à Craig Kimbrel en 9e manche, mais Justin Smoak a été retiré sur trois prises pour la quatrième fois du match pour assurer aux Red Sox un gain de 5-3.

R.A. Dickey a éprouvé sa part de difficulté, donnant quatre points sur six coups sûrs et quatre buts sur balles en moins de cinq manches et Josh Thole a été débité d’une troisième balle passée.

Lors du deuxième, une poussée de quatre points aux dépens de Marco Estrada en troisième manche a permis à David Price de signer son 2e gain de la saison. Le grand gaucher a bien espacé six coups sûrs en sept manches, ne donnant aucun but sur balles tout en passant neuf Jays dans la mitaine.

Martin a finalement obtenu un simple, mais Colabello a de nouveau été blanchi en trois visites au bâton alors que les Jays ont ajouté 12 retraits au bâton pour un total de 136 depuis le début du calendrier, un sommet dans les majeures.

Dimanche, la décision de John Gibbons de rétrograder Pillar en 8e place pour le remplacer par Saunders au premier rang, a rapporté des dividendes, alors que Pillar a obtenu trois des 14 coups sûrs des Jays.

Aaron Sanchez a mérité son premier gain de la campagne, ne donnant qu’un seul point sur deux coups sûrs en sept manches. Osuna a toutefois accordé un circuit de deux points en neuvième, mais les Jays l’ont emporté 5-3.

Le lendemain, Pillar a obtenu trois autres coups sûrs en frappant au 8e rang et Happ a offert une autre solide prestation de sept manches, ne donnant qu’un point sur quatre coups sûrs et un seul but sur balles. Drew Storen a signé son premier sauvetage, mais pas avant d’avoir accordé deux points en neuvième manche. Les Jays ont triomphé 4-3.

Russell Martin a connu son premier bon match en attaque avec deux simples et deux points produits.

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Les émotions d’une première semaine

Chaque fois qu’une nouvelle saison se met en branle, les attentes sont grandes et souvent les émotions sont à fleur de peau.

La saison2016 ne fait pas exception aux autres, surtout qu’on doit observer de nouveaux règlements, comme ceux qui concernent la glissade d’un joueur au deuxième coussin et aussi les visites d’un instructeur au monticule durant le déroulement d’une manche.

Les deux premiers matchs contre les Rays ont donné lieu à de très bonnes émotions.

D’abord, la performance du jeune Marcus Stroman a été à la hauteur de ce qu’on attendait de lui et la confiance que John Gibbons a placée en Roberto Osuna, dans son rôle de spécialiste des fins de matchs ont été justifiées alors que le jeune Mexicain a signé ses deux premiers sauvetages.

Aussi, il y a eu la performance du Canadien Michael Saunders, autant en défensive qu’en attaque. La blessure qui l’a handicapé la saison dernière semble complètement guérie et son rendement donne amplement raison aux Jays de l’avoir préféré au jeune Dalton Pompey, qui poursuit son apprentissage à Buffalo.

Cependant, la fin du troisième match contre les Rays, alors que les Jays semblaient se diriger vers une remontée spectaculaire en neuvième manche, a gâché la première sortie d’Aaron Sanchez qui avait si bien fait alors qu’en sept manches, il n’avait donné qu’un seul point sur cinq coups sûrs, n’accordant aucun but sur balles tout en retirant huit frappeurs sur trois prises.

Oui, Brett Cecil avait vu sa séquence de présences au monticule sans accorder un seul point s’arrêter à 38, lorsqu’il a accordé un circuit de deux points à Logan Forsythe, permettant ainsi aux Rays de prendre les devants 2-1. Mais, il en fallait qu’un jour cette séquence prenne fin.

Lorsqu’une reprise vidéo a permis aux officiels de juger que Jose Bautista avait nui à Forsythe en glissant au deuxième but, le jeu s’est transformé en double retrait, effaçant du même coup les deux points que les Jays venaient d’inscrire et qui leur auraient permis de prendre les devants 4-3.

Bautista soutient que, selon lui, sa glissade était en tout point légale, mais le fait demeure que sa main a touché le pied de Forsythe qui décochait son tir vers le premier but et qu’il a dépassé le coussin au lieu de rester en contact avec.

Malheureusement pour lui et les Jays, les officiels ont bien appliqué le règlement et il fallait rapidement tourner la page.

Lors de la finale à Tampa, le circuit de trois points de Josh Donaldson n’a pas suffi alors que Stephen Souza jr en a claqué deux  et produit quatre points pour permettre aux Rays de diviser les honneurs de la série, l’emportant 5-3.

Le retour à la maison

Si les Blue Jays croyaient que la rentrée au Rogers Centre allait leur permettre de reprendre le chemin de la victoire, ils s’étaient royalement  trompés.

Le match d’ouverture a vu la troupe de Gibbons laisser une avance de 7-2 s’envoler alors que les Red Sox ont malmené la relève pour trois points après que Marcus Stroman, peut-être un peu trop confiant, en eût accordé cinq en un peu plus de cinq manches.

Le grand chelem de Josh Donaldson a été annulé par celui de Brock Holt aux dépens de Jesse Chavez et les Red Sox ont triomphé 8-7.

Et le lendemain, la balle papillon de R.A. Dickey a été une source de problèmes autant pour le vétéran artilleur que son receveur Josh Thole. Malgré neuf retraits au bäton, Dickey a donné sept points sur huit coups sûrs et deux buts sur balles en cinq manches.

Les deux circuits de Jose Bautista, pour quatre points, n’ont pas suffi.

Faut-il aussi souligner que les Jays ont déjà été retirés 66 depuis le début de la campagne, ce qui dénote trop d’impatience en attaque.

Mais dimanche, Marco Estrada a complètement muselé l’attaque des Red Sox en sept manches pour freiner la glissade des Jays en inscrivant une victoire de 3-0.

Drew Storen et Robertoi Osuna ont complété le travail d’Estrada et ce dernier a signé un troisième sauvetage.

Outre le quatrième circuit de Donaldson, il faut souligner l’apport défensif de Ryan Goins qui a épinglé Dustin Pedroia au marbre en troisième manche et qui a complété un superbe double jeu en huitième.

Une victoire qui a permis aux Jays de passer une bien meilleure journée de congé avant de recevoir la visite des Yankees.

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Il faut démarrer en lion!

Le camp est terminé, la saison a démarré dimanche… sommes-nous en droit de nous demander si toutes les pièces du casse-tête sont en place?

Aaron Sanchez méritait amplement de retourner au sein du personnel partant des Jays. Non seulement c’était son vœu le plus cher de retrouver son grand ami Marcus Stroman, mais sa performance dans les matches présaison justifie amplement cette décision. Gavin Floyd a aussi bien fait et il devrait plus qu’adéquatement combler la perte temporaire de Marco Estrada, ennuyé par des malaises au dos et qui va amorcer la saison sur la liste des blessés tout comme Aaron Loup. Estrada devrait être en mesure de rallier l’équipe dans une dizaine de jours

Celui qui sort grand perdant de ce camp, c’est Drew Hutchison qui, malgré un bon camp a été rétrogradé au niveau AAA.

Chez les releveurs, tout indique que le jeune Roberto Osuna va reprendre son rôle de spécialiste des fin de match avec le vétéran Drew Storen, prêt à lui donner un coup de main. Je sais que Storen est plus expérimenté qu’Osuna, mais le jeune Mexicain a fait ses preuves l’an dernier et il mérite pleinement la confiance de son gérant dans ce rôle fort important. De plus,

J’aurais bien aimé que l’ambidextre Pat Venditte mérite un poste dans l’enclos des releveurs, mais il a été rétrogradé, car il lui reste des options.

Si un partant est en difficulté, Venditte peut être lancé dans la mêlée, peu importe que le frappeur suivant soit gaucher ou droitier. Il a démontré une belle efficacité au niveau de la maîtrise de ses tirs, autant comme droitier que gaucher. Il se veut une belle police d’assurance à Buffalo.

Au champ extérieur, les Jays n’avaient pas le luxe de garder Ezequiel Carrera et Junior Lake qui n’avaient plus d’option. Ils ont opté pour Carrera. Mon choix, comme quatrième voltigeur aurait été Darrell Cecilliani qui a connu un camp nettement supérieur aux deux autres et qui peut patrouiller les trois champs. Malheureusement pour lui, il lui restait des options.

Chez les receveurs, Russell Martin et Josh Thole ont été confirmé dans leurs rôles. Il aurait été difficile d’en garder un troisième. Et tant que R.A. Dickey sera là, la présence de Thole est nécessaire.

À l’avant-champ, je me réjouis des progrès de Ryan Goins au bâton. Le fait d’avoir joué sur une base régulière ou presque depuis la blessure de Devon Travis lui a permis de mieux connaître sa zone des prises et il a appris à frapper au champ opposé. Grâce à son excellence défensive (il pourrait bien mériter un Gant d’Or) et sa polyvalence, Travis aura de la difficulté à le déloger lorsqu’il renouera avec la compétition dans quelques huit semaines.

Manque-t-il une pièce au casse-tête?

Selon moi, les Blue Jays devront apprendre à gagner les matchs serrés. Les instructeurs des frappeurs doivent insister sur l’ABC du baseball dans certaines situations, surtout en fin de match. Le circuit n’est pas la seule façon de marquer des points et trop souvent, l’an dernier, les Jays avaient un coureur au deuxième coussin alors qu’il n’y avait aucun retrait et que le compte était égal, sans pouvoir réussir à le pousser au marbre.

Il faut lancer un message dès le départ

Les 17 premiers matchs des Blue Jays en 2016 les opposeront à leurs rivaux de la division Est, soit sept contre les Red Sox de Boston, quatre contre les Rays de Tampa Bay et trois contre les Yankees de New York et trois contre les Orioles de Baltimore.

Les Jays doivent franchir cette première étape de la saison en remportant au moins 12 victoires s’ils veulent lancer un message clair à leurs rivaux.

Les vétérans observateurs du baseball majeur le répètent sans cesse : les victoires remportées en avril signifient souvent qu’une équipe a moins besoin de gains en septembre pour atteindre les séries d’après saison.

Le rendement d’Edwin Encarnacion en début de campagne pourrait avoir de sérieuses répercussions en ce qui concerne ses négociations avec la direction. Celui que l’on surnomme ‘Double E’ n’a participé à aucun match durant le camp d’entraînement et s’il devait connaître sa part de difficulté au départ, les Jays seront moins enclins à céder à ses exigences.

Et la troupe de John Gibbons a démarré sur une très bonne note en battant les Rays 5-3 lors du match inaugural.

Marcus Stroman a été superbe durant huit manches, Roberto Osuna a inscrit son premier sauvetage et Encarnacion a produit ses deux premiers points à son premier tour au bâton tandis que Troy Tolowitzki a donné le coup de grâce avec son premier circuit dela campagne.

C’est bien parti!

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Que faut-il retenir de 2015?

La deuxième tranche de la deuxième saison des Blue Jays a été incroyable et il est évident que nous ne pouvons l’ignorer.

Après tout, d’une fiche de 50-51 et d’un déficit de huit matchs derrière les Yankes à un dossier de 43-18 pour un bilan final de 93-69 et une priorité de six matchs en tête de la division Est, voilà un parcours pour le moins remarquable.

Mais, il faut aussi se rappeler que la première tranche du calendrier n’avait en rien laissé présager que les Jays allaient se retrouver en séries et venir à deux victoires près d’atteindre la série mondiale.

Donc, il s’impose que les Jays connaissent un excellent départ en saison 2016 de façon à ne pas avoir à prendre les bouchées doubles dans le dernier droit.

A-t-on le droit d’être optimiste?

Sans aucun doute!

Mais, me direz-vous, les Jays ont perdu David Price… que les vétérans Jose Bautista et Edwin Encarnacion se disent malheureux face à la réaction de la direction de l’équipe quant à leurs demandes contractuelles… Josh Donaldson sera-t-il en mesure de répéter ses exploits de l’an dernier… que le départ de Ben Revere prive les Jays de leur meilleur frappeur de premier rang… Marcus Stroman pourra-t-il remplacer Price comme pilier du personnel des lanceurs partants?

Il est évident que les amateurs auraient bien aimé que Price reste à Toronto au lieu de choisir leurs ennemis des Red Sox de Boston, mais c’est le baseball des temps modernes et rien ne sert de se morfondre face à une situation où on ne peut rien changer.

Avec un Stroman en santé, un jeune Aaron Sanchez ou Gavin Floyd ainsi que le vétéran R.A. Dickey les Jays possèdent des artilleurs de grande qualité.

Mes seuls points d’interrogation à ce chapitre? Marco Estrada reviendra-t-il celui que l’on a découvert l’an dernier ou celui que l’on connaissait dans la ligue nationale?  Et J. A. Happ lancera-t-il comme il l’a fait avec les Pirates de Pittsburgh l’an dernier ou comme le gaucher que l’on a connu auparavant chez les Jays?

Ces réponses ne viendront qu’en cours de saison.

Pour ce qui est de la relève, l’ajout de Drew Storen devrait s’avérer crucial pour épauler le jeune Roberto Osuna tandis que Brett Cecil sera le gaucher du trio en attendant le retour en santé d’Aaron Loup. Floyd ou Sanchez (s’ils ne méritent pas un poste de partant) seront aussi des ajouts importants, que ce soit en courte, moyenne ou longue relève.

Les Jays seront bien équipés pour préserver une avance à compter de la sixième manche.

Quant à l’attaque, les chiffres de l’an dernier ne mentent pas. Qu’ils soient heureux ou non, Bautista et Encarnacion se doivent de produire s’ils veulent décrocher le gros lot… que ce soit à Toronto ou ailleurs. Un Michael Saunders en santé se veut un atout de plus en attaque tandis que Troy Tulowitzki sera présent dès le début de la campagne et que Ryan Goins a démontré de belles aptitudes en attaque depuis qu’il joue sur une base régulière. Darwin Barney se veut un substitut de grande qualité à l’avant-champ et le duo Justin Smoak-Chris Colabello n’a-t-il pas fourni 33 circuits et 113 points produits?

Et finalement, la défensive.

En ce qui me concerne, la formation quotidienne des Blue Jays en défensive se veut l’une des trois meilleures de la Ligue américaine, surtout lorsque Tulowitzki et Goins sont dans l’alignement. Au champ extérieur, Kevin Pillar a démontré qu’il était un des meilleurs de sa profession tandis que Bautista ne semble pas vieillir et son bras est l’un des plus redoutés des majeures. Quant à Saunders, s’il est en santé, il n’est peut-être pas aussi rapide que Revere,  mais il tire bien son épingle du jeu.

Quant au personnel d’instructeurs, à commencer par le gérant John Gibbons, chacun sait que le début de saison est crucial.

Sans mettre une épée de Damoclès au-dessus de la tête de John Gibbons, les Jays ont embauché Éric Wedge, comme conseiller. Wedge est un ancien gérant des Indians de Cleveland et des Mariners de Seattle, qui a déjà mérité le titre de Gérant de l’Année en 2007. Il est donc en coulisse au cas où le besoin s’en ferait sentir.

Somme toute, une nouvelle saison qui s’amorce sous le signe de l’optimisme.

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Bravo!… mais le travail n’est pas fini

Les Blue Jays n’ont pas à rougir, ils ont connu leur meilleure saison en plus de 20 ans et ils se sont acquis une légion de partisans à travers le pays tout entier.

Une saison qui faisait rêver à une participation à la série mondiale, mais qui s’est arrêtée face aux Royals, à Kansas City.

Le grand responsable de l’élimination des Jays, c’est à mon avis Lorenzo Cain qui a eu l’audace de filer du premier but au marbre sur un simple au champ droit, une audace qui a pris la troupe de John Gibbons par surprise et qui a fait la différence dans le match.

Vous me direz qu’on a amené Aaron Sanchez au monticule en relève à David Price avec un coureur sur les buts et que Sanchez n’a pas l’habitude d’empêcher les coureurs dont il hérite de marquer.

Et vous avez raison.

Vous me direz que les Jays ont raté trop de chances en attaque. Comme en première manche quand Ben Revere a amorcé le match avec un double et qu’il n’a jamais bougé du deuxième coussin…  Que les frappeurs des Jays n’ont obtenu aucun coup sûr alors qu’ils ont eu 12 coureurs en position de marquer… Surtout en 9e manche avec Dalton Pompey et Kevin Pillar en position de compter et un seul retrait…

Et vous avez aussi raison.

À ce sujet, j’aimerais ajouter une observation bien personnelle. Autant les instructeurs des frappeurs des Jays, Brook Jacoby et Eric Owens méritent des félicitations puisque leurs frappeurs ont cogné le plus grand nombre de circuits dans les majeures et marqué le plus grand nombre de points, ils n’ont pas réussi à convaincre leurs ouailles de l’importance d’un retrait productif, que le circuit ou le double de trois points n’est pas la seule façon de produire des points.

Qu’il s’agisse de Josh Donaldson, Edwin Encarnacion ou Troy Tulowitzki.

Je n’ai rien contre le frappeur de puissance qui tente le circuit avec son premier élan, lorsqu’il y a un coureur au 2e coussin et aucun retrait dans un match serré, mais lorsqu’il a deux prises contre lui, frapper un petit roulant au 2e but serait bien plus productif qu’un retrait au bâton!

Et si je n’inclus pas Jose Bautista dans ce groupe, c’est que le vétéran a bouclé sa saison avec  136 coups sûrs et 110 buts sur balles, soit 246 présences sur les buts tout en n’étant retiré que 106 fois au bâton. Et il a frappé 40 circuits pour 114 points produits.

Il faudra leur apprendre à manufacturer des points…

Du pain sur la planche

La saison 2015 des Jays vient à peine de se terminer qu’il faut déjà s’attaquer à la prochaine.

La priorité de l’organisation, selon moi, est de confirmer Alex Anthopoulos dans ses fonctions avec un contrat à long terme.

Puis, d’évaluer le travail du gérant John Gibbons avec le matériel qu’on a mis à sa disposition.

Ensuite, l’heure de plusieurs décisions. Comme celles d’exercer ou non l’option que l’équipe détient dans les cas des lanceurs R.A. Dickey et Mark Buehrle.

Il faudra aussi déterminer le rôle du jeune Aaron Sanchez, celui de partant ou de releveur. Et étudier sérieusement le cas de Marco Estrada. À savoir si son extraordinaire saison comme partant est un accident de parcours ou non.

Et ensuite, décider quoi faire avec Ben Revere avec le retour en santé de Michael Saunders qui devait, souvenez-vous, être le voltigeur de gaucher régulier des Jays en début de saison 2015. Et aussi de choisir l’adjoint de Russell Martin car je doute que Dioner Navarro accepte de nouveau un rôle de substitut.

Il faudra aussi songer à mettre la main sur au moins un lanceur partant d’expérience pour compléter un personnel qui, disons, pourrait réunir Marcus Stroman, R.A. Dickey, Marco Estrada et Aaron Sanchez. Je doute fort que David Price soit de retour dans l’uniforme des Jays en 2016.

Puis, trouver un lanceur de relève gaucher pour venir en aide à Brett Cecil, à moins qu’Aaron Loup ne retrouve ses moyens, maintenant que la naissance prématurée de son fils et la santé de son épouse ne l’inquiètent plus.

Enfin, puisque LaTroy  Hawkins va accrocher son gant et que Sanchez pourrait reprendre son rôle de partant, il faudra ajouter deux bons releveurs pour appuyer l’excellent Roberto Osuna, Liam Hendricks et Mark Lowe.

Somme toute, il y a lieu d’envisager la prochaine campagne avec optimisme, mais il reste beaucoup de travail sur la planche!

Merci à vous tous d’avoir été fidèles à ce blogue tout au long de la saison. Je vous souhaite de passer un bel hiver, en santé, et puissions-nous nous retrouver en avril 2016 alors que les Blue Jays viendront compléter leur camp d’entraînement au Stade Olympique avec deux matchs contre les Red Sox de Boston.

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Faut jamais baisser les bras!

S’il existait encore un doute dans l’esprit des gens à savoir qui est le leader des Blue Jays de Toronto, sur le terrain, il ne devrait plus exister. Le leader de cette équipe c’est Jose Bautista.

Son dramatique coup de circuit, en 7e manche du match décisif contre les Rangers du Texas a propulsé son équipe en finale de la Ligue Américaine, brisant une égalité de 3-3.

Les puristes qui décrient la réaction de Bautista, à la suite de son exploit condamnent-ils aussi la réaction d’un joueur de football qui vient de marquer un touché? Ou celle d’un joueur de hockey qui vient de marquer un but important? Ou encore celle d’un joueur de soccer qui vient de donner la victoire à son club?

Le baseball, semble-t-il, est le seul sport où un athlète ne devrait pas avoir le droit d’extérioriser sa joie d’avoir réalisé un exploit. À mes yeux, c’est un non-sens!

Si le vétéran Bautista a tranché le débat au bâton, il faut aussi souligner l’apport des jeunes lanceurs de l’équipe qui ont aussi eu un gros mot à dire dans la remontée des Jays qui, ne l’oublions pas, avaient subi la défaite dans les deux premiers matchs de la série présentés à Toronto.

Marcus Stroman n’a pas perdu son sang-froid après avoir donné deux points et il a tenu le coup au cours des six premières manches tandis que Aaron Sanchez n’a pas paniqué, non plus, après que les Rangers eurent pris les devants, suite au mauvais relais de Russell Martin qui a touché Shin Soo Choo et que Rougned Odor en a profité pour croiser le marbre.

Enfin, le cadet du groupe, Roberto Osuna a fermé les livres en retirant au bâton quatre des cinq frappeurs auxquels il a fait face.

Une victoire d’équipe s’il en fut une.

L’attaque en panne

Ce fut, cependant une toute autre histoire lors du premier match de la série de championnat à Kansas City.

Seulement trois coups sûrs et aucun avec des coureurs en position de marquer. Une absence totale d’opportunisme, dans un échec de 5-0.

Marco Estrada a fourni un effort louable, n’accordant que trois points en plus de cinq manches au monticule, mais l’attaque l’a laissé tomber.

Quant aux deux points accordés par LaTroy Hawkins en 8e manche,, ils ne signifiaient absolument rien, sinon un coussin dont les Royals n’avaient pas besoin pour prendre les devants 1-0 dans la série.

Lors du 2e match, les Jay en ont échappé une … ce qui pourrait éventuellement leur coûter cher.

Avec une avance de 3-0 et un David Price qui était en possession de tous ses moyens, ayant retiré dans l’ordre les 18 derniers frappeurs des Royals, l’erreur de communication entre Ryan Goins et Bautista, à l’entre-champ droit a coûté trop cher. Trop cher, car un lanceur de la trempe de Price a complètement perdu sa concentration au monticule et les Royals en ont profité pour marquer cinq points!

Cette défaite des Jays, 6-3, ils l’ont probablement ruminée tout au long du voyage vers Toronto.

Mais en vrais professionnels, ils doivent immédiatement tourner la page et attaquer le 3e match de cette série, sans penser à la débandade qui les a placés dans un déficit de 0-2. Au moins, cette série en est une de 4-de-7 et non pas de 3-de-5. Ils ont amplement le temps de se reprendre.

La persévérance de Colabello

La poussée des Blue Jays me réjouit particulièrement pour le grand Chris Colabello.

Après sept saisons avec l’équipe de Worcester, de la Ligue Can-Am, celui qui a terrorisé les Capitales de Québec a finalement eu un appel d’un club du baseball majeur, les Twins du Minnesota. Colabello s’est retrouvé au niveau AA en 2012, puis au niveau AAA la saison suivante avant d’avoir sa première chance avec les Twins en 2013.

La saison suivante, son rendement a laissé à désirer en raison d’une blessure à un pouce et les Twins l’ont offert au repêchage.

Les Blue Jays l’ont acquis et après un bon camp d’entraînement, il a été cédé aux Bisons de Buffalo où il a été proclamé le joueur par excellence de la Ligue Internationale pour le mois d’avril grâce à une moyenne de ,337 avec cinq circuits et 18 points produits, ce qui lui a valu sa promotion avec les Jays.

Peu importe l’issue des séries, la persévérance de Colabello aura été récompensée…

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Que Yogi avait donc raison !

Les Jays étaient bien reposés… trop, certains diront, surtout dans le cas de David Price qui a été incapable de secouer la guigne qui s’acharne contre lui dans les matchs éliminatoires.

Le grand gaucher n’avait pas foulé la butte depuis 11 jours lorsqu’il a affronté les Rangers du Texas lors du premier match de la série de division. Les uns diront qu’il avait besoin de ce repos, les autres diront qu’il aurait été préférable de lui donner un court départ, deux ou trois manches, à son tour régulier avant de lui confier la balle pour le match de jeudi dernier.

Chose certaine, Price n’était pas en possession de tous ses moyens… plusieurs de ces tirs étaient haut dans la zone et les frappeurs des Rangers en ont profité. Surtout quand il a atteint Rougned Odor d’un tir et que Robinson Chirinos a suivi avec un circuit de deux points.

Et pour ajouter de l’inquiétude dans le camp des Jays, il fallait qu’ils doivent terminer la rencontre sans Josh Donaldson (genou à la tête dans sa glissade au 2e but) et Jose Bautista, victime d’une crampe. Surtout que Jose avait claqué un circuit aux dépens du releveur Keone Kola.

La défaite encaissée en 14 manches lors du deuxième match a fait doublement mal.

Non seulement parce que les Jays tiraient alors de l’arrière par 2-0 avant de se rendre au Texas avec l’obligation de remporter les deux prochains matchs en terre ennemie s’ils voulaient revenir jouer devant leurs partisans, mais surtout parce qu’ils ont perdu leur meilleur releveur gaucher, Brett Cecil.

Marcus Stroman… un vrai!

Chapeau au jeune Marcus Stroman qui, après avoir survécu à une première manche fort difficile, a tenu le fort pendant les sept premières manches et chapeau aussi à Chris Colabello qui a réalisé une superbe pièce défensive dans cette ,manche initiale pour limiter les dégâts à deux points.

Même si Cecil a donné le coup sûr qui a permis aux Rangers de créer l’égalité 4-4 en 8e manche, la relève des Jays a été superbe jusqu’à ce que LaTroy Hawkins flanche en 14e manche.

On aurait sûrement préféré voir Dalton Pompey voler le 2e but avant qu’il n’y ait deux retraits en fin de 12e manche, ce qui aurait pu changer l’issue de la rencontre.

Chose certaine, le vol entre Toronto et le Texas n’a pas dû être très plaisant.

Estrada et Tulo à la rescousse

Lors du troisième match, même si les Jays menaient par 1-0, puis 2-0, l’optimisme n’était pas à son comble dans le camp des Torontois car ils s’étaient commis dans quatre doubles jeux dans quatre manches d’affilée.

Le fait de rater autant de chances en si peu de temps, n’inspirait guère confiance.

Il a fallu que Troy Tulowitzki secoue sa léthargie offensive avec un circuit de trois points pour que les Jays puissent enfin respirer plus à l’aise.

Que dire de la performance étincelante de Marco Estrada qui n’a permis qu’un seul point sur cinq coups sûrs, aucun but sur balles, en plus de six manches au monticule. Son rendement inattendu en saison régulière va forcer la direction de l’équipe à réfléchir sérieusement avant de décider de son sort pour l’an prochain.

La relève, malgré l’absence de Brett Cecil, avec Aaron Loup, Mark Lowe, Aaron Sanchez et Roberto Osuna, a été impeccable.

Et lors du 4e match, les Blue Jays ont eu recours à un scénario bien connu : une attaque dès le départ et la longue balle…

Les circuits de Donaldson et de Colabello ont permis aux Jays de prendre les devants 3-0 dès la première manche et une autre poussée de trois points en 3e manche leur a donné une priorité de 6-0. Derek Holland était déjà aux douches.

Je dois cependant avouer avoir été surpris du geste de John Gibbons de remplacer R.A. Dickey après deux retraits en 5e manche, alors qu’il menait par 7-1. Ce qui l’a empêché de recevoir le crédit de la victoire… qui est allée à David Price!Price s’est amené en relève et a hérité du gain bien qu’il ait accordé trois points sur six coups sûrs en trois manches de travail.

Cette victoire a créé l’égalité 2-2 dans la série 3 de 5 et parions que le voyage de retour entre les Texas et le Canada a été plus agréable qu’à l’aller…

Après les deux premiers matchs, tout semblait bien sombre, mais Yogi Berra l’a si bien dit: Rien n’est terminé, tant que ce n’est pas fini !

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Le meilleur est à venir

Les jeux sont faits!

Les Blue Jays ont déjà sabré le championnat de leur premier championnat depuis 1993 et avant de passer aux séries, j’aimerais bien dévoiler le choix de mes trois étoiles pour la saison 2015.

J’aimerais bien en décerner davantage, car plusieurs personnes le méritent, mais on y reviendra plus tard.

Ma toute première étoile va à une personne qui n’a pas gagné un seul match… mais qui n’en a pas perdu un seul non plus : Alex Anthopoulos.

Pour la simple raison qu’il a amorcé son travail comme artisan de l’édition 2015 des Blue Jays, l’hiver dernier avec les pourparlers qui ont mené à l’acquisition de Josh Donaldson et à la signature du joueur autonome Russell Martin. Un travail qui s’est ensuite poursuivi avec les transactions qui ont amené Troy Tulowitzki, David Price, LaTroy Hawkins, Mark Lowe, Ben Revere et Cliff Pennington.

J’ignore où en sont rendues les négociations entre la direction des Jays et leur vice-président et directeurs-gérants, mais je leur souhaite de tout cœur qu’une entente de plusieurs saisons soit annoncée sous peu, car si jamais le contrat d’Anthopoulos  n’était pas renouvelé, il pourrait y avoir une révolte non seulement dans le vestiaire, mais aussi chez les partisans.

Ma deuxième va à Josh Donaldson.

Il y a longtemps que j’ai vu un nouveau joueur avoir un tel impact avec sa nouvelle formation. Tous s’accordaient à dire que Donaldson allait être meilleur que Brett Lawrie, mais personne n’avait pu anticiper dans quelle mesure. Il va s’écouler encore bien des semaines avant que l’identité du  « MVP » de la ligue Américaine soit annoncée, mais, si ce n’est pas le # 20 des Jays, ce sera une grave injustice, n’en déplaise à Mike Trout.

Donaldson a été dominant. Point à la ligne. Pour les circuits, les points produits, les points marqués et l’opportunisme de son coup de bâton. Bien qu’il ne soit pas admissible à l’autonomie avant 2019, Josh devrait être largement récompensé avant de se présenter en arbitrage le printemps prochain.

Pour ma troisième, c’est Russell Martin.

J’aurais pu aussi bien choisir David Prince, mais il n’a pas été là durant toute la saison. Russell a peut-être connu une saison en dents de scie à l’attaque, mais sa défensive a été présente à tous les instants et il a justifié, en tous points, sa réputation d’être un as dans l’art de diriger les lanceurs en plus de briller lorsqu’il fallait retirer un coureur en tentative de vol.

Maintenant, passons à d’autres catégories.

Comme celles de belles surprises.

Peu importe l’ordre choisi, j’ai retenu Marco Estrada, Kevin Pillar et Roberto Osuna.

De releveur de longue haleine à lanceur partant, Estrada a continuellement mystifié l’adversaire avec un assortiment de courbes, changements de vitesse et rapides ne dépassant pas 90 milles à l’heure. Lorsque Aaron Sanchez a été blessé, c’est à lui qu’on a donné la balle et il a relevé le défi avec énormément d’aplomb.

Quant à Pillar, il a entrepris la saison comme quatrième voltigeur et il s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs voltigeurs de centre des majeures. D’ailleurs, son jeu défensif va sûrement accaparer une bonne partie du film des faits saillants de la saison des Jays. Il devra toutefois travailler sur une meilleure communication avec ses coéquipiers sur le terrain, car les collisions ont été trop nombreuses et ont failli empêcher Troy Tulowitzki de terminer la saison.

Enfin, qui aurait cru qu’un jeune homme de 20 ans allait s’imposer comme Osuna l’a fait? Le jeune Mexicain a sauvegardé plus de 20 matchs et avec plus d’expérience et de maturité, il est appelé à devenir un pilier de la relève des Blue Jays pour des saisons à venir.

Pour un jeune homme qui n’avait participé qu’à 30 matchs dans les rangs professionnels avant cette saison, dont seulement trois comme releveur, c’est tout un exploit.

Des mentions honorables? Il y en a plusieurs.

À commencer par Brett Cecil, le releveur qui a commencé la saison comme  « stopper  », qui a perdu ce poste et qui a rebondi comme spécialiste contre les meilleurs frappeurs gauchers du circuit.

Et que dire de Ryan Goins qui a finalement eu la chance, suite aux blessures subies par Devon Travis et Tulowitzki, de jouer sur une base régulière. Le jeune homme, doué d’un gant exceptionnel, a profité de la situation pour améliorer sensiblement son coup de bâton.

Enfin, Ben Revere qui est arrivé sur le tard de Philadelphie, mais qui a stabilisé la défensive au champ gauche en plus de s’imposer comme l’un des meilleurs frappeurs de premier rang.

Somme toute, ils sont tous des artisans d’une magnifique saison de baseball… et le meilleur est à venir.

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