Mauvais début de saison locale

Les observateurs soutiennent que pour avoir d’excellentes chances de gagner un championnat, une équipe doit conserver un rendement de ,600 à domicile et de ,500 à l’étranger.

Et la façon dont les Blue Jays ont amorcé leur saison locale laisse un mauvais goût dans la bouche des partisans avec le pauvre bilan de deux gains et cinq revers.

Les Rays sont venus troubler la fête

Les Rays de Tampa Bay sont arrivés à Toronto avec neuf joueurs sur la liste des blessés… mais avec la réputation d’être la meilleure équipe dans les matchs présentés à l’étranger au cours des cinq dernières saisons.

Et ils n’ont pas fait mentir leur réputation puisqu’ils ont arraché deux victoires aux Jays lors de leurs deux premiers matchs locaux de la nouvelle saison.

Lors du match d’ouverture, ils ont profité des largesses du vétéran R.A. Dickey tandis que les Jays n’ont pas réussi à résoudre les tirs du jeune Jake Odorizzi. Les Rays ont transformé trois buts sur balles de Dickey en deux points en quatrième manche tandis que les Jays n’ont obtenu leur premier coup sûr qu’en cinquième.

Ils ont baissé pavillon au compte de 2-1.

Lors du deuxième match, c’est une erreur du receveur Russell Martin, sur le vol de but de Steven Souza jr qui a pavé la voie au ballon-sacrifice de Desmond Jennings en début de huitième manche et les Rays l’ont emporté 2-1. L’erreur de Martin a inscrit la défaite au dossier de Miguel Castro, bien que le point n’ait pas été mérité.

Les problèmes de Martin s’accentuent puisqu’il n’a qu’un seul coup sûr en 23 présences et que sa moyenne a chuté à ,043.

L’attaque a finalement retrouvé ses moyens lors du troisième match, alors que les Jays ont récolté 13 coups sûrs, dont trois doubles et trois circuits, ceux de Jose Bautista, Dalton Pompey et Devon Travis.

Le vétéran Mark Buehrle a inscrit son deuxième gain de la campagne avec six bonnes manches au monticule, mais le releveur Todd Redmond a connu des ennuis en neuvième lors qu’on lui a demandé une troisième manche de travail. Il a donné quatre points sur trois coups sûrs et deux buts sur balles.

Lors du dernier match contre les Rays, l’attaque a été neutralisée une fois de plus alors que Chris Archer a limité les Jays à deux maigres coups sûrs en sept manches, tout en inscrivant 11 retraits au bâton pour un gain de 4-2.

Aaron Sanchez a encaissé un deuxième échec en autant de sorties, donnant trois points sur cinq coups sûrs et trois buts sur balles en cinq manches et un tiers.

Reyes à nouveau sur la touche

La défaite a été d’autant plus cuisante que Jose Reyes a quitté le match dès la première manche, en raison de douleurs au côté gauche. Ryan Goins, rappelé de Buffalo, l’a bien remplacé en défensive et il a obtenu un coup sûr.

Pour le premier match contre les Braves, les Jays ont sorti l’artillerie lourde en claquant 11 coups sûrs, dont cinq circuits… oui, cinq circuits!

Mais, cette explosion offensive, marquée des deux premières longues balles de Josh Donaldson et de Russell Martin et de la troisième de Devon Travis a été ternie par la contre-performance des lanceurs Drew Hutchsion et Brett Cecil.

Le jeune droitier a donné cinq points sur sept coups sûrs et trois buts sur balles tandis que le releveur gaucher a été malmené pour trois points en deux tiers de manche, accordant deux circuits.

Le lendemain, l’attaque a été lente à démarrer, mais les Jays n’ont pas baissé les bras même si les Braves ont pris les devants 4-0 aux dépens de Dickey, encore une fois trop généreux avec ses buts sur balles.

Martin a sonné le réveil de trois points en septième avec un simple opportun tandis que le troisième circuit de Donaldson en fin de 10e a scellé l’issue du match, 6-5, en faveur des Jays.

Le jeune Miguel Castro a donné son premier point mérité, un circuit égalisateur en début de neuvième manche.

Finalement, le mauvais jugement du voltigeur Dalton Pompey a coûté trois points au jeune Daniel Norris qui a encaissé son premier revers de la saison, 5-2.

Le seul point vraiment positif du match a été le double de deux points de Russell Martin qui a retiré un coureur en tentative de vol et pris un coureur à contre-pied.

Par contre, Devon Travis a été blessé aux côtes lorsqu’il a été atteint d’un tir de Shelby Miller en première manche et il a dû quitter la rencontre.

Les Jays profiteront de la journée de congé de lundi pour évaluer leurs blessés et aussi faire un examen de conscience…

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Les Jays démarrent sur un bon pied

Entreprendre la saison par un voyage de six matchs à New York et à Baltimore n’est pas de tout repos.

Mais les Blue Jays ont relevé le défi alors qu’ils ont conclu leur premier périple avec une fiche de quatre gains et deux revers.

L’attaque a tonné avec 40 points grâce à 50 coups sûrs tandis que la défensive n’a commis que deux erreurs tout en exécutant sept doubles jeux.

D’abord les Yankees

Les Jays ne pouvaient demander mieux comme match d’ouverture de la saison 2015.

Aller battre les Yankees 6-1 chez eux où ils n’avaient remporter que trois victoires dans leurs 20 matchs précédents… voir Drew Hutchison lancer six bonnes manches pour inscrire son premier gain… obtenir un simple de deux points de leur joueur autonome Russell Martin… constater qu’Edwin Encarnacion est guéri de son mal de dos puisqu’il a claqué un circuit de deux points et applaudir le jeune Devon Travis réussir son premier coup sûr, un circuit par surcroît dans l’antre des Bombardiers du Bronx.

Personne n’aurait pu imaginer un meilleur scénario.

Ce fut une tout autre histoire lors du deuxième match et ce malgré la solide prestation de R.A. Dickey.

Les releveurs gauchers Aaron Loup et Brett Cecil ont été incapables de préserver l’avance de 3-1 des Jays en fin de huitième manche alors que deux coups sûrs, deux frappeurs atteints et un mauvais lancer ont permis aux Yankees d’effacer le déficit et de l’emporter 4-3.

Les deux ont effectué un total de 24 lancers, mais seulement neuf pour des prises.

Le gérant John Gibbons a réagi sans perdre de temps et il a retiré le rôle de spécialiste des fins de matchs à Cecil pour le confier au jeune Castro. La décision a rapporté des résultats positifs immédiats.

Pendant ce temps, Jose Bautista, Josh Donaldson et Dalton Pompey étaient toujours en quête d’un premier coup sûr et ils ont laissé sept coureurs sur les buts.

Les Jays ont quitté New York avec deux victoires quand le jeune gaucher Daniel Norris a lancé cinq bonnes manches et que la relève a fait amende honorable.

C’est une poussée de quatre points, en deuxième manche, aux dépens du vétéran C.C. Sabathia qui a lancé les Jays sur le chemin de la victoire.

Norris a faibli en sixième en donnant deux circuits, mais par la suite Osuna, Cecil et Castro ont fermé la porte aux Yankees. Castro a inscrit son premier sauvetage en carrière.

Au tour des Orioles

Puis les Jays ont joué les trouble-fête lors du match d’ouverture des Orioles, alors qu’ils les ont malmenés au compte de 12-5.

Jose Bautista a secoué sa léthargie de 0-en-12 avec trois coups sûrs et quatre points marqués. Jose Reyes a ajouté trois coups sûrs tandis que Dalton Pompey, Josh Donaldson et Devon Travis y sont allés de deux  chacun.

Cette attaque de 16 coups sûrs a permis au vétéran Mark Buehrle d’inscrire la 200e victoire de sa carrière alors qu’il a bien espacé huit coups sûrs en six manches.

Mais le lendemain, les Orioles se sont vengés alors qu’ils ont claqué deux circuits dès la première manche aux dépens du jeune Aaron Sanchez.

Puis, pendant que les Jays ne parvenaient pas à solutionner les tirs du grand  Ubaldo Jimenez, Todd Redmond a ajouté de l’huile sur le feu en accordant un grand chelem à Jonathan Scoop.

Les Orioles l’ont emporté facilement 7-1.

Puis les Jays ont dû batailler ferme pour finalement remporter les honneurs de la série, l’emportant 10-7 dimanche surtout grâce l’excellence de leurs releveurs et au circuit de Jose Bautista en huitième manche.

Alors que Drew Hutchison était malmené pour sept points en moins de cinq manches, Loup, Osuna, Cecil et Castro ont passé les menottes aux Orioles, ne leur accordant qu’un seul coup sûr en quatre manches et deux tiers de travail.

Castro a signé son deuxième sauvetage tandis que Dalton Pompey et Kevin Pillar ont aussi claqué leurs premiers circuits de la jeune saison.

Pillar fait tout pour se faire remarquer pendant que Michael Saunders se rétablit de sa blessure en endossant l’uniforme des Jays de Dunedin. Hier, par mesure de précaution, on a retiré Saunders du match après une seule présence comme frappeur de choix en raison de raideurs à la cuisse droite.

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Après les émotions, place à la saison!

Les sceptiques ont été confondus…dus…dus… aurait dit le Capitaine Bonhomme!

Bien des gens doutaient que la présentation de deux matchs hors concours du baseball majeur, une deuxième année de suite, allait susciter autant, sinon plus d’intérêt que l’an dernier. Mais plus de 96,000 amateurs de baseball ont pris le stade Olympique d’assaut le weekend dernier pour les deux matchs entre les Blue Jays et les Reds de Cincinnati.

D’accord, il y avait un élément de plus que l’an dernier, et il n’était pas négligeable… soit la présence de Russell Martin.

Le message a été clair et net pour le baseball majeur et les Blue Jays. Les fans de baseball sont nombreux et de plus en plus vont devenir des partisans de la seule équipe de baseball majeur au Canada.

L’émotion était à son paroxysme vendredi soir quand le père de Russell a interprété les hymnes nationaux au saxophone… mais ce fut encore plus fort lorsque, samedi, le gérant des Jays, John Gibbons, a délégué Russell Sr au monticule pour retirer son fils du match.

Ces deux gestes de la direction des Jays, deux gestes très humains, resteront gravés à tout jamais dans la mémoire du clan Martin!

Quant au baseball majeur, ce weekend lui a fourni une preuve irréfutable que l’intérêt des fans pour le baseball est présent et mérite une attention toute spéciale. Il reste maintenant au maire Denis Coderre, au groupe de Warren Cromartie, aux hommes d’affaires et aux différents paliers gouvernementaux de poursuivre leurs travaux pour que le rêve devienne réalité.

Six recrues pour amorcer la saison

Je ne me souviens pas qu’une équipe majeure ait déjà amorcé une saison avec six recrues dans sa formation.

Et c’est pourtant le cas des Blue Jays en 2015.

Par surcroît, quatre de ces recrues sont des lanceurs, soit Daniel Norris et Aaron Sanchez, comme partants avec Miguel Castro et Roberto Osuna, en relève tandis que Dalton Pompey va patrouiller le champ centre et que Devon Travis jouera au deuxième coussin.

Décision osée? Peut-être, mais les Jays doivent se souvenir qu’en 2013, les A’s d’Oakland ont entouré le vétéran Bartolo Colon de jeunes bras comme Jarrod Parker (24), A.J. Griffin (25), Tommy Milone (26), Dan Straily (24) et Sonny Gray (23) et qu’ils ont remporté 96 victoires et atteint les séries.

Plus de stabilité à l’avant-champ

Cette saison, les Jays auront aussi besoin de plus de stabilité à l’avant-champ et cela ne deviendra possible que s’ils évitent des blessures comme ce fut le cas l’an dernier.

Il ne fait pas oublier qu’en 2014, Jose Reyes a dû s’ajuster à sept différents joueurs de deuxième but, soit Maicer Izturis, Ryan Goins, Jonathan Diaz, Chris Getz, Steve Tolleson, Brett Lawrie et Munenori Kawasaki tandis qu’à sa droite, au troisième coussin, il a vu défiler tour à tour les Lawrie, Kawasaki, Tolleson, Juan Francisco et Danny Valencia.

Si Reyes reste en santé et que Josh Donaldson et Devon Travis l’encadrent pendant 130 matchs, la défensive des Jays à l’avant-champ sera à la hauteur de leurs attentes.

Au champ gauche, une fois Michael Saunders de retour, la défensive sera aussi meilleure. Il est évident que Saunders ne frappera pas avec la régularité d’un Melky Cabrera, mais il sera meilleur en défensive et devrait contribuer plus de puissance.

Au centre, il est évident que le jeune Pompey ne représentera pas la menace offensive de Colby Rasmus, mais le jeune voltigeur a l’avantage d’être un frappeur ambidextre, d’être meilleur en défensive et aussi un meilleur voleur de buts.

Quant à Jose Bautista, au champ droit, son bras canon est respecté à travers de baseball et son coup de bâton est toujours redouté.

Reste le poste de receveur que Russell Martin devrait occuper pendant quelque 130 matchs. Ses lettres de créance ne peuvent être niées, car partout où il est passé, il a toujours été un leader.

J’ai toutefois mes doutes qu’à son adjoint Dioner Navarro. Il est ambidextre, possède un bon coup de bâton, moins solide en défensive et possiblement mécontent de son rôle.

Les autres réservistes, soit Steve Tolleson, Danny Valencia, Justin Smoak, Kevin Pillar et éventuellement Ryan Goins offrent au gérant John Gibbons beaucoup de polyvalence.

Il faudra maintenant que Gibbons utilise tout son personnel au maximum.

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Atteindre les séries, sinon….

La guigne a continué de s’acharner contre les Blue Jays et ce dès le début du camp d’entraînement 2015.

Tout d’abord, Michael Saunders s’est blessé au genou en mettant le pied sur un gicleur au champ extérieur et une dizaine de jours plus tard, Marcus Stroman était victime d’un autre incident bizarre lors d’un exercice à l’avant-champ. Et il était perdu pour la saison!

Le directeur-gérant Alex Anthopoulos a posé des gestes concrets et parfois audacieux au cours des trois derniers hivers.

Il a fait l’acquisition du vétéran lanceur Mark Buehrle et de l’arrêt-court Jose Reyes, des Marlins… du vétéran lanceur R. A. Dickey, des Mets en dégarnissant ses filiales de plusieurs joueurs fort prometteurs… sans oublier le fiasco de Sergio Santos, acquis en novembre 2011, et qui n’a lancé que durant 61 matchs avec les Jays avec le piètre bilan d’une seule victoire, huit sauvetages, cinq revers et une moyenne de 5,23.

Les gestes posés étaient tous calculés et auraient dû aider les Jays à atteindre les séries pour la première fois depuis 1993.

Mais…

Mais il y a toujours des impondérables et des imprévus : les blessures!

Reyes n’a joué que 152 matchs (même pas une saison complète) en deux ans… Santos a passé la majeure partie de son temps à encaisser ses chèques de paie sur la liste des blessés…

L’an dernier, les Jays ont perdu tour à tour les services de Jose Reyes, Brett Lawrie, Adam Lind, Maicer Izturis, Brandon Morrow, Casey Jensen, Edwin Encarnacion, J.A. Happ, Brett Cecil et Colby Rasmus pour ne nommer que ceux-là.

La saison précédente, il y avait aussi eu Jose Bautista en plus de trois lanceurs partants perdu en moins de 10 jours…

Finalement, l’hiver dernier, Anthopoulos mis la main sur Russsell Martin via le marché des joueurs autonomes en plus de Saunders et Josh Donaldson, via des transactions.

Saison critique pour les Jays

La saison 2015 aura sûrement de lourdes conséquences pour les Blue Jays.

Le président Paul Beeston tirera sa révérence à la fin de cette campagne et nul doute que celui qui avait été le premier employé des Jays en 1977, voudra quitter la tête haute, surtout si son club devait participer aux séries d’après-saison, ce qui n’est pas arrivé depuis la saison 1993.

Même situation pour le directeur-gérant Alex Anthopoulos, le Montréalais qui occupe ce poste depuis octobre 2009. Il en est à la dernière année de son contrat et, bien que les blessures aient contrecarré ses plans au cours des deux dernières campagnes, si les Jays ne devaient pas atteindre les séries cette saison, son poste serait menacé.

C’est aussi le cas du gérant John Gibbons qui entreprend sa troisième campagne dans ce rôle. A sa première chance comme gérant des Jays, de 2004 à 2008, Gibbons a compilé un dossier de 305-305 tandis qu’en 2013 et 2014, il a une fiche de 157-167 pour un bilan de 462-472.

Deux matchs contre les Reds

Pour une deuxième année de suite, les Jays vont disputer leurs deux derniers matchs hors concours au stade Olympique, cette fois contre les Reds de Cincinnati.

Il sera intéressant de voir la réaction des gens face à plusieurs joueurs Canadiens qui seront sur le terrain. La plus évidente sera sûrement celle qui accueillera Russell Martin tandis que Joey Votto, des Reds et le jeune Dalton Pompey ne devrait pas être négligeable.

Votto, qui est âgé de 31 ans, est né à Toronto et il est, avec Larry Walker et Justin Morneau, l’un des rares Canadiens à avoir mérité le titre de « Joueur Le plus Utile » à son équipe dans les majeures.

Quant à Pompey, qui est originaire de Toronto aussi, il a tous les atouts nécessaires pour devenir l’un des joueurs les plus électrisants des majeures. Il patrouille le champ extérieur avec l’agilité d’un chevreuil, est un voleur de but de qualité supérieure et il peut vraiment énerver les lanceurs lorsqu’il est sur les sentiers. Il a aussi l’avantage d’être un frappeur ambidextre qui n’hésite pas à déposer un amorti pour un coup sûr.

C’est évident que Russell Martin sera le favori de la foule. Né en banlieue de Toronto, il a appris son baseball à LaSalle et il a longtemps rêvé de porter les couleurs des Expos et de jouer au stade Olympique. Au cours du weekend, il pourra au moins réaliser l’un de ses deux rêves.

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Réflexions sur la saison 2014

A la suite d’un mois d’août atroce qui n’avait produit que neuf victoires et fait dégringoler les Blue Jays au classement de la division Est de la ligue Américaine, qui aurait cru que la troupe de John Gibbons allait revenir au plus fort de la lutte pour une place dans les séries.
Toutefois l’écart était trop grand pour qu’il soit comblé en aussi peu de temps.
Alors pour ce dernier blog de la saison, j’aimerais bien partager avec vous mes réflexions sur la saison qui vient de se terminer.
Une saison est parsemée de belles et de moins belles surprises et comme je préfère toujours laisser un bon goût dans la bouche, commençons par ce que je ne pas aimé.
Le rendement offensif de Colby Rasmus, en raison de ses trop nombreux retraits au bâton, a sûrement déteint sur ses performances en défensive qui ont souvent été teintées de nonchalance.
Aussi, possiblement en raison d’une autre blessure à la jambe, Jose Reyes a vu son habilité réduite dans ses déplacements latéraux et de trop nombreuses erreurs (17). J’ai oui dire que les Jays songeraient peut-être à le muter à une autre position. Il est évident que l’absence de Brett Lawrie à sa droite le forçait à couvrir plus de terrain, mais quand même.
Aussi l’absence d’un joueur de deuxième but qui stabiliserait la défensive à l’avant-champ me fait rêver à un Ryan Goins avec une moyenne d’environ .250!
La fragilité du releveur numéro un, Casey Janssen n’est pas sans m’inquiéter. À nouveau, il n’a pas commencé la saison en raison d’une blessure et n’a pas renoué avec la compétition après le match des étoiles, dit-on, à cause d’un virus ou d’un empoisonnement par de la nourriture.
Le fait demeure qu’il n’a pu être là en tout temps et que Sergio Santos a été lamentable.
Passons maintenant à des aspects plus plaisants de la dernière campagne.
La plus belle surprise, à mes yeux (chez les non-lanceurs) a été le rendement du receveur Dioner Navarro. Il a dirigé les lanceurs avec beaucoup de doigté et son coup de bâton a dépassé ce qu’on attendait de lui.
Melky Cabrera, jusqu’à sa blessure, a été de loin le plus régulier des frappeurs et sa défensive s’est grandement améliorée. J’espère de tout cœur que les Jays réussiront à le convaincre d’accepter un nouveau contrat, car il n’a personne dans les filiales, ni sur le marché des joueurs autonomes pour le remplacer.
Jose Bautista a de nouveau confirmé son rôle de leader avec une performance de plus de 30 circuits et 100 points produits, sans compter son excellence défensive.
Reste à savoir si l’un des jeunes voltigeurs Anthony Gose, Kevin Pillar et/ou Dalton Pompey est prêt à chausser les crampons de Rasmus au centre.
À l’avant-champ, Juan Francisco a claqué beaucoup de circuits dans un nombre de présences au bâton limitées, mais à l’image de Rasmus, il a été retiré au bâton beaucoup souvent. Avec un Lawrie en santé, il n’aurait pas sa place, même pas comme réserviste, à cause de sa trop grande vulnérabilité.
Au deuxième but, la blessure de Maicer Izturis a propulsé Munenori Kawasaki dans un rôle régulier et non de substitut. Le petit Japonais est un bonhomme fort sympatique qui a amélioré son coup de bâton, mais son bras manque de puissance et il est limité dans ses déplacements latéraux.
Au premier coussin, Edwin Encarnacion et Adam Lind forment un très bon duo. L’attaque d’Encarnacion fait oublier ses carences défensives tandis que Lind est l’un des plus redoutables frappeurs du circuit contre les lanceurs droitiers. En santé, ce duo est des plus efficaces et productifs.
Enfin, chez les lanceurs, disons que les vétérans Mark Buehrle et R.A. Dickey ont fourni un rendement très acceptable malgré la baisse de régime de Buehrle après son départ en lion.
Drew Hutchison a connu une saison en dents de scie et il a terminé la saison avec aplomb. J.A. Happ a été irrégulier et à moins qu’il agisse comme 5e partant, la relève des jeunes pourrait lui coûter son poste.
L’entrée en scène de Marcus Stroman et la promotion d’Aaron Sanchez permettent aux Jays d’envisager une rotation de partants rajeunie et pleine de promesse. Il est toutefois un peu tôt pour évaluer si Daniel Norris, Sean Nolin et Kendall Graveman sont prêts à faire le grand saut.
Aaron Loup et Brett Cecil sont deux gauchers importants chez les Jays, mais j’ai mes doutes sur les vétérans droitiers Dustin McGowan et Brandon Morrow, surtout en raison des salaires qu’ils vont commander.
Pour ce qui est du gérant John Gibbons et de ses adjoints, j’ignore vraiment quel sort leur sera réservé.
Donc, il sera intéressant de suivre les décisions du d-g Alex Anthopoulos au cours de la saison morte, surtout des assises de décembre prochain.
Je vous souhaite de passer un bon hiver et de pouvoir tous vous retrouver en bonne santé, le printemps prochain.
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L’attaque a flanché sans raison

Le dernier voyage de la saison a bien mal débuté alors qu’un manque flagrant d’opportunisme a causé une défaite de 5-2 face aux Orioles à Baltimore.
Comment espérer gagner lorsqu’une équipe n’obtient que trois coups sûrs en 16 occasions lorsqu’il y a des coureurs en position de marquer et qu’elle laisse 11 coureurs sur les sentiers.
C’est ainsi que les Jays ont permis aux Orioles de réduire à UN, le chiffre magique qui devait les couronner champions de la division Est.
Dès le départ, les Jays ont obtenu trois coups sûrs d’affilée aux dépens de Wei-Yin Chen, mais deux retraits au bâton et un catch spectaculaire ont empêché la troupe de John Gibbons de marquer plus d’un seul point.
Pendant ce temps, Marcus Stroman a été incapable d’enrayer l’attaque des Orioles qui ont profité de neuf coups sûrs pour marquer cinq points à ses dépens. Il a encaissé son sixième revers de la saison.
Le lendemain, pour une deuxième saison de suite, les Jays ont vu une équipe sabrer le champagne du championnat du championnat de leur division. L’an dernier, les Red Sox de Boston avaient réalisé l’exploit à leur dépens et mardi, ce fut au tour des Orioles de Baltimore.
Tout comme la veille, les Jays ont pris les devants 1-0 en première manche, mais les Orioles ont répliqué immédiatement avec le circuit de trois points de Steve Pearce aux dépens de Drew Hutchison.
Les Jays n’ont réussi qu’un seul coup sûr avec des coureurs en position de marquer et le triple de trois points de Alejandro De Aza, en septembre manche, a scellé l’issue de la rencontre.
Hutchison a subi son 12e revers malgré 11 retraits au bâton, mais il a accordé six points sur cinq coups sûrs et deux buts sur balles en un peu plus de six manches au monticule.

Puis les Orioles ont complété le balayage, et ce de façon non-équivoque, utilisant trois circuits, dont deux par Steve Pearce, pour l’emporter au compte de 6-1.
Ce qui est incroyable, c’est que les Jays ont vu leurs premiers frappeurs se rendre sur les buts lors de sept des huit premières manches, et ils n’ont marqué qu’un seul point. Cela arrive lorsqu’une équipe n’obtient qu’un seul coup sûr en 12 occasions avec les coureurs en position de marquer.
J.A. Happ a subi son 11e revers alors qu’il a donné cinq points sur huit coups sûrs. Quatre des points qu’il a accordés ont été l’œuvre de Pearce avec ses 19e et 20e circuits de la saison.
La dégringolade s’est poursuivie dans le Bronx alors qu’un cinquième revers d’affilée a fait chuter les Blue Jays au troisième rang, un match derrière les Yankees qui les ont vaincus 3-2.
Un roulant qui a passé entre les jambes d’Adam Lind au premier coussin a permis au coureur suppléant Antoan Richardson de se présenter au marbre avec le point de la victoire.
Le jeune Aaron Sanchez, en relève à R.A. Dickey qui a lancé six bonnes manches a encaissé son deuxième échec de la saison. Dickey a franchi le cap des 200 manches lancées pour une quatrième saison de suite.
Jose Bautista avait réussi à créer l’égalité 2-2 en début de huitième manche, à l’aide de son 33e circuit de la saison, une claque de deux points qui a porté son total à 99 points produits.
Lors du deuxième match, un sixième échec de suite (5-3) qui n’a pas offert beaucoup de points positifs… si ce n’est le premier coup sûrs de Dalton Pompey dans les majeures, le 100e point produit de la saison de Bautista et les six manches de Mark Buehrle au monticule.
Malgré sa défaite, Buehrle s’est approché à six manches de son objectif de 200 manches au monticule. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le vétéran gaucher a maintenant un dossier à vie de 1-14 face aux Yankees en 20 matchs!

Encore une fois, les Jays n’ont obtenu aucun coupsûr en huit occasions avec des coureurs en position de marquer… même en 7e manche avec les buts remplis.
Samedi, les Jays ont mis fin à leur séquence de six revers grâce à un gain de 6-3 face aux Yankees alors que Stroman a inscrit son 11e gain.
Bautista a contribué son 34e circuit tandis qu’Encarnacion a atteint le plateau des 90 points produits.
Casey Janssen a enregistré son 24e sauvetage.
Et le voyage a pris fin avec une autre défaite, cette fois au compte de 5-2, alors que Drew Hutchison a été incapable de franchir la 4e manche. Il a donné deux circuits qui, dont le 15,000e de l’histoire des Yankees, réussi par Brett Gardner.
Jose Reyes, avec trois coups sûrs et Encarnacion, avec deux, ont été les meilleurs en attaque alors que Masohiro Tanaka est revenu au jeu et a signé son 13e gain de la campagne tandis que Dave Robertson a récolté son 38e sauvetage.
Une semaine pénible s’il en fut une…
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Les Jays ont trébuché face aux Rays

Les Blue Jays ne pouvaient amorcer leur séjour à domicile contre les Cubs de Chicago sur une meilleure note.
Marcus Stroman a inscrit son premier match complet et premier jeu blanc en carrière, 8-0, n’accordant que trois coups sûrs, sans donner un seul but sur balles, retirant huit frappeurs au bâton et n’utilisant que 93 lancers.
Pour un 12e match de suite, les Jays ont réussi au moins un circuit, soit le 32e de la saison de Jose Bautista, une claque de trois points. C’était le 200e de sa carrière et Bautista a aussi prolongé à 12 sa séquence de matchs avec au moins un coup sûr.
Adam Lind, Dioner Navarro et Kevin Pillar, qui profite à plein de l’absence de Melky Cabrera, ont ajouté deux coups sûrs chacun. Bautista a maintenant 92 points produits tandis que Navarro, avec deux autres, a un nouveau sommet personnel à ce chapitre avec 65.
Stroman a complètement dominé les Cubs. À un certain moment, il a retiré 19 frappeurs dans l’ordre et il a signé son 10e gain de la saison.
Lors du 2e match, l’attaque a tardé à se mettre en marche, mais bien que les Jays n’aient réussi aucun circuit, ils ont tout de même obtenu 14 coups sûrs pour vaincre les Cubs 9 à 2.
Bautista a frappé en lieu sûr pour un 13e match d’affilée et a produit quatre points, dont trois à l’aide d’un double en septième manche. Au cours de cette séquence prolifique, Joey Bats a produit 19 points et claqué huit circuits.
Malgré 10 coups sûrs, Mark Buehrle a signé son 12e gain de la campagne, n’accordant que deux points en sept manches.
Et les Jays ont complété le balayage de Cubs avec un gain convaincant de 11-1 alors que Drew Hutchison a lancé un autre solide match devant ses partisans.
Il n’a donné qu’un seul point sur quatre coups sûrs tout en retirant 10 frappeurs sur trois prises afin de savourer son 10e gain de la campagne.
Les Jays ont marqué huit points au cours des 6e et 7e manches, alors que 17 frappeurs ont défilé au bâton contre la relève des Cubs.
Reyes, Navarro, Valencia et Gose ont récolté deux coups sûrs chacun tandis que Valencia, Encarnacion et Navarro ont produit deux points chacun.
La séquence de 13 matchs avec un coup sûr de Bautista a toutefois été arrêtée.
Et la journée de repos de jeudi n’a pas été bénéfique puisque les Jays n’ont pu faire mieux que d’obtenir deux coups sûrs dans une défaite de 1-0 aux mains des Rays de Tampa Bay.
La meilleure occasion de marquer des Jays est survenue en première manche aux dépens de Nathan Karns qui a atteint un frappeur et donné deux buts sur balles. Toutefois, Encarnacion a frappé dans un double jeu.
Dommage pour J.A. Happ qui n’a commis qu’une seule erreur : un circuit en solo au receveur Ryan Hanigan en 3e manche. Il a encaissé son 10e échec, ne donnant que deux coups sûrs et un seul but sur balles en sept manches.
Karns a mérité son premier gain alors qu’en sept manches il n’a donné que deux coups sûrs et deux buts sur balles, retirant huit frappeurs au bâton.
Un échec qui fait mal puisque les Jays n’ont pu profiter des deux défaites des Yankees en plus des revers subis par les Indians et les A’s.
Samedi, les deux équipes ont bataillé à égalité, 3-3, au cours des six premières manches, mais en septième les Jays ont sorti leur artillerie lourde contre la relève des Rays.
Tout d’abord, Adam Lind a réussi une claque de deux points aux dépens de Brad Boxberger pour rompre l’égalité et Encarnacion a accueilli Steve Geltz avec un très long circuit en solo pour un gain de 6-3.
La victoire est allée au dossier de R.A. Dickey (13-12) qui n’a donné que trois points en sept manches, sur quatre coups sûrs et deux buts sur balles tandis que Janssen a signé son 23e sauvetage de la saison.
Lors du dernier match, encore une fois l’attaque des Jays a été lente à démarrer et il leur a fallu marquer cinq points dans les trois dernières manches poour réussi à provoquer une égalité de 5-5.
Malheureusement, Brandon Morrow a amorçé la 10e manche en donnant un but sur balles qui, éventuellement, a coûté le match aux Jays.
Mark Buehrle a été malmené pour quatre points sur neuf coups sûrs en six manches de travail. A seule consolation, c’est qu’il n’est plus qu’à 12 manches de son objectif de 200 pour une 14e saison de suite.
Le temps commence à manquer…
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Le dernier clou ?

Le match du 4 septembre aurait pu être le point de relance de la saison des Jays.

Tout semblait perdu en fin de 9e manche face aux Rays quand, après avoir rempli les buts et qu’il n’y avait aucun retrait, Brett Cecil a retroussé les manches et a retiré les trois frappeurs suivants sur trois prises pour préserver l’égalité de 0-0.

Puis en 10e manche, bien que relégué au banc en faveur des jeunes Jays qui pourraient le remplacer en 2015, Colby Rasmus a ignoré la frustration qui le ronge et a claqué un circuit comme frappeur suppléant pour donner les devants 1-0.

Enfin, Casey Janssen, à qui on avait préféré le jeune Aaron Sanchez la veille pour préserver la victoire, s’est amené et a inscrit son 21e sauvetage de la saison, permettant ainsi aux Jays de balayer une série à Tampa Bay pour la première fois de leur histoire !

Mark Buehrle n’a pas été impliqué dans la décision, mais il a tenu les Rays en respect durant les huit premières manches sur cinq coups sûrs et un seul but sur balles.

Les Jays avaient remporté le premier match 8-2 grâce à trois circuits, ceux de Danny Valencia (4e), Jose Reyes (9e) et de Dioner Navarro (11e) tandis que Jose Bautista a vu sa séquence de matchs avec au moins une longue balle s’arrêter à cinq.

R.A. Dickey a savouré sa 11e victoire de la campagne, n’accordant aux Rays que deux points sur deux coups sûrs, trois buts sur balles et deux frappeurs atteints en sept manches.

Et lors du 2e match, les Jays s’étaient assurés de gagner une série contre les Rays en Floride pour la 1ère fois depuis 2007 (22 séries) en l’emportant 7-4.

Les Jays ont utilisé leur arme favorite, le circuit, pour inscrire quatre de leurs sept points alors qu’Edwin Encarnacion (29e) et Dioner Navarro (12e) ont réussi des claques de deux points.

Marcus Stroman a muselé les Rays au cours des cinq premières manches, mais il a faibli en sixième donnant deux points en route vers son neuvième gain de la saison. Sanchez a inscrit son deuxième sauvetage en carrière.

Gonflés d’optimisme en raison d’une séquence de cinq gains, les Jays ont joué avec le feu à leur arrivée à Boston et éventuellement se sont brûlés.

Alors que c’était 6-6 en fin de 9e manche, Dustin McGowan a permis aux deux premiers frappeurs des Red Sox d’atteindre les sentiers avant de retirer les trois suivants. Mais après que les Jays eurent repris les devants 8-6 en début de 10e, Casey Janssen, utilisé pour un deuxième match de suite, a saboté sa mission alors qu’il a donné trois points sur quatre coups sûrs et les Jays se sont inclinés  9-8.

Un revers qui fait d’autant plus mal puisque Melky Cabrera a subi une fracture à l’auriculaire de sa main droite et que sa saison est terminée.   

Cette blessure au joueur le plus régulier des Jays cette saison survient au moment où les Jays avaient un regain de vie et signifie probablement la fin de leurs espoirs de participer aux séries.

Dans la défaite, Bautista et Encarnacion ont tous deux réussi leur 30e circuit de la saison tandis que le jeune gaucher Daniel Norris a fait ses débuts dans les majeures en retirant David Ortiz sur trois prises.

Le lendemain, les Jays ont glissé à quatre parties et demie du meilleur troisième, n’obtenant qu’un seul coup sûr en sept occasions avec des coureurs en position de marquer et s’inclinant 4-3 face aux Red Sox.

J.A. Happ n’a pas si mal fait, donnant quatre points en six manches, mais il a permis à 10 coureurs d’atteindre les sentiers. En attaque, le seul sursaut des Jays survint quand Colby Rasmus, pour la deuxième fois du voyage, a réussi un circuit comme frappeur suppléant, une claque de deux points en 7e manche.

Finalement, les Jays ont évité le balayage grâce au circuit de trois points de Bautista (31e) et à la performance de R.A. Dickey qui a signé son 12e gain de la campagne, 3-1.

Bautista a produit les trois points de son équipe en 5e manche avec Reyes et Gose sur les sentiers.

Dickey a fait voltiger sa balle papillon à sa guise, limitant les Red Sox à  un seul point sur six coups sûrs, sans donner un seul but sur balles tout en retirant quatre frappeurs sur trois prises en sept manches.

Janssen a inscrit son 22e sauvetage avec une 9e manche parfaite.

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« Rien ne sert de courir… il faut partir à point »…

Les Jays ont réalisé une fois de plus la semaine dernière que Jean de La Fontaine avait bien raison lorsqu’il a écrit sa fable mettant en évidence le Lièvre et la Tortue…

Les Jays ont connu un réveil offensif qui leur a valu trois points pour égaler la marque à 3-3 en fin de neuvième manche… mais jusque là, ils n’avaient récolté que deux maigres coups sûrs face aux Red Sox de Boston et Clay Buchholz.

J.A. Happ n’a pas si mal fait. Mais comme c’est souvent son cas, il a connu une manche difficile, la cinquième, accordant trois points sur deux circuits. Mais il n’a pas été impliqué dans la décision.

En 10e manche, on a fait appel au jeune Aaron Sanchez en raison des récents insuccès de Casey Janssen et il a encaissé son premier revers en carrière lorsque le simple de Yoenis Cespedes a poussé Brock Holt au marbre avec le point décisif.

Lors du deuxième match, les Jays ont encore une fois joué du baseball de rattrapage alors que R.A. Dickey a donné trois points dès la première manche, dont deux sur un circuit de Dustin Pedria.

Après avoir bousillé des chances de réduire l’avance au cours des deux premières manches, les Jays ont finalement réussi à provoquer l’égalité 3-3 en cinquième manche et à nouveau 4-4 en septième grâce au 25e circuit de la campagne de Jose Bautista.

Toutefois, en 11e manche, Casey Janssen, utilisé pour une deuxième manche de travail, a été malmené pour quatre points et Sergio Santos a ajouté de l’huile sur le feu, en accordant trois autres et les Red Sox s’assuraient de la victoire.

La poussée de trois points des Jays en fin de 11e n’a pas suffi à effacer le déficit et ils ont plié l’échine 11-7.

Heureusement, les Jays ont évité le balayage le lendemain alors que Marcus Stroman a retrouvé tous ses moyens, ne donnant que deux points, un seul mérité, sur cinq coups sûrs en sept manches et deux tiers. Il a toutefois effectué 112 lancers.

Danny Valencia, avec un circuit de trois points comme frappeur suppléant en septième manche et Bautista à l’aide de son 26e circuit, ont produit quatre des cinq points des Jays. Brett Cecil a inscrit son cinquième sauvetage.

Toutefois, la série contre les Yankees n’a pas commencé sur une bonne note, bien que Mark Buehrle ait muselé les frappeurs au cours des six premières manches. Il a carrément manqué d’essence en septième alors qu’il a affronté quatre frappeurs sans inscrire un seul retrait.

Les Yankees ont marqué cinq points pour effacer l’avance de 1-0 que Bautista avait procuré aux Jays avec son 27e circuit de la saison en fin de quatrième manche. Et au lieu d’éteindre l’incendie allumé par Buehrle, le releveur Aaron Loup a donné un circuit de deux points à Jacoby Ellsbury, le premier qu’il accordait à un frappeur gaucher en carrière et les Yankees ont triomphé 6-3.

Buehrle a encaissé son neuvième revers de la saison et il a maintenant une fiche de 1-13 en carrière contre les Yankees.

Samedi, les Jays avaient une combinaison gagnante en Drew Hutchison, Aaron  Sanchez et Bautista.

Hutchison a limité les Yankees à un seul coup sûr en sept manches… Sanchez a lancé deux manches parfaites pour son premier sauvetage en carrière et Bautista a canonné son 28e circuit de la saison, une claque de deux points en première manche et les Jays ont triomphé 2-0.

Pour Bautista, c’était un quatrième match de suite avec un circuit tandis que Hutchison a inscrit neuf retraits au bâton.

Finalement les Jays ont retrouvé leur arme favorite : le circuit!

Trois longues balles, celles de Cabrera (16e), Bautista (28e et pûr un 5e match d‘affilée) et Encarnacion (28e) ont permis aux Jays d’égaler la marque 3-3  tandis que le simple de Munenori Kawasaki aux dépens de Dellin Betances a poussé Steve Tolleson avec le point de la victoire.

Casey Janssen a préservé la victoire de J.A. Happ pour son 20e sauvetage de la saison. Happ a espacé neuf coup sûrs pour trois points, n’accordant aucun but sur balles tout en retirant six frappeurs au bâton.

Depuis le début du mois d’août, les déboires offensifs des Jays ne font que s’accumuler. Ils sont bons derniers avec seulement 84 points marqués depuis le début du mois. Leurs chances d’atteindre les séries s’estompent rapidement alors que leur attaque est en panne sèche, n’ayant marqué trois points ou moins treize fois en 23 matchs pour un piètre dossier de 8-17.

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Les Jays ont le don de se compliquer la vie…

La journée de repos de lundi n’a pas eu les effets bénéfiques espérés alors que les Blue Jays n’ont réussi que deux coups sûrs lors du premier match contre les Brewers à Milwaukee.

Et avec une attaque aussi anémique, comment espérer autre chose qu’un sixième revers en sept matchs, un échec de 6-1, quand le lanceur partant, J.A. Happ, permet à l’adversaire de prendre les devants 2-0 dès la première manche.

Les Brewers, meneurs dans la division Centrale de la Ligue Nationale, ont récolté pas moins de sept doubles parmi leurs 10 coups sûrs. Même qu’à un certain moment on aurait cru qu’ils jouaient à la chaise musicale, occupant tour à tour le deuxième coussin.

Les Jays continuent de perdre du terrain alors qu’ils affichent un rendement de quatre gains et 13 revers depuis le début du mois d’août et qu’ils n’ont gagné qu’un seul de leurs neuf derniers matchs à l’étranger. Et ils n’ont réussi que neuf circuits depuis le début du mois.

Et le gérant John Gibbons ne pouvait demander mieux qu’une explosion de neuf points grâce à 15 coups sûrs, dont deux circuits, pour que les Jays terminent leur pauvre voyage avec une deuxième victoire, soit de 9-5.

Bautista a canonné son 24e bon pour trois points et Colby Rasmus, son 16e pour deux autres.

R.A. Dickey a inscrit sa 10e victoire alors qu’il a donné trois points avant d’accorder un circuit de deux points à Carlos Gomez en sixième. Le quatuor de releveurs a par la suite blanchi les Brewers sur deux maigres coups sûrs.

Les Jays continuent de perdre du terrain alors qu’ils affichent un rendement de quatre gains et 13 revers depuis le début du mois d’août et qu’ils n’ont gagné qu’un seul de leurs neuf derniers matchs à l’étranger. Et ils n’ont réussi que neuf circuits depuis le début du mois.

Les Jays souhaitaient que ce réveil de l’attaque soit un présage de ce qui allait se passer lors du retour à domicile contre les Rays de Tampa Bay.

Mais ce fut loin d’être le retour souhaité.

Les Jays n’ont réussi que deux coups sûrs contre Drew Smyly, qui ressemblait à un David Price au sommet de sa forme, alors qu’il a signé un premier jeu blanc et premier match complet en carrière, un gain facile de 8-0. C’était, par ailleurs, le 17e jeu blanc des Rays cette saison et leur deuxième de suite.

Pour un deuxième départ de suite, Marcus Stroman n’a pas répondu à l’.appel  de son gérant, accordant cinq points sur 10 coups sûrs en cinq manches de travail.

Le lendemain, malgré le sabotage de Casey Janssen en neuvième manche, les Jays ont réussi à arracher la victoire aux Rays quand, avec deux prises contre lui, Colby Rasmus a surpris la défensive avec un amorti vers le troisième coussin et qu’après avoir vol;é le deuxième but, il a filé au marbre avec le point de la victoire, 5-4, sur le coup sûr opportun de Jose Reyes après deux retraits en dixième manche.

Toutefois, la victoire n’est pas encore officielle puisque les Rays ont logé un protêt à la suite d’une décision controversée de l’arbitre Bob Davidson en quatrième manche.

Et lord du dernier match de la série, les Jays ont raté une excellente chance de s’éloigner des Rays quand, tirant de l’arrière 2-1 en fin de dixième manche, ils ont profité des bévues des Rays pour placer deux coureurs sur les buts alors qu’il n’y avait aucun retrait.

Toutefois, l’impatience des deux frappeurs suivants, Reyes et Cabrera s’est traduite par deux retraits sur des premiers lancers, sans que les coureurs puissent bouger.

Et Nolan Reimold, inséré dans le match après l’expulsion  de Bautista en raison d’une protestation trop longue à la suite d’une troisième prise en sixième manche, a fendu l’air pour mettre fin au match.

Définitivement, un match que les Jays auraient dû gagner.

À compter de la semaine prochaine, le calendrier des Jays prévoit qu’ils disputeront 25 de leurs 32 derniers matchs contre leurs rivaux de la division Est, soit sept contre les Yankees et six contre les Orioles, les Red Sox et les Rays. Il y aura aussi trois matchs contre les Cubs et quatre contre les Mariners.

Ce qui semble être la seule lueur d’espoir des Jays, c’est qu’ils disputeront 19 de leurs 32 derniers matchs à domicile.

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