avril 2012

Encarnacion à la rescousse!

Avec un dossier de 81-81 l’an dernier, les Jays savaient que pour grimper au classement, ils devaient, entre autres, améliorer leur performance dans trois secteurs : leurs lanceurs partants devaient rester plus longtemps au monticule… leurs releveurs devaient saboter moins d’avance et ils devaient connaître plus de succès contre leurs rivaux de la division Est.

L’an dernier, trop souvent leurs partants forçaient le gérant John Farrell à faire appel à ses releveurs tôt dans le match. En 25 occasions, la relève avait saboté des avances, ce qui s’était traduit par 16 défaites. Force est d’admettre que, jusqu’ici, les releveurs n’ont pas été aussi efficaces qu’anticipé.

En 2011, ils avaient affiché un dossier déficitaire (33-39) contre les clubs de leur section… et l’équipe qui leur avait fait le plus mal dans cette section en 2011 : les Rays avec 12 victoires en 18 rencontres…

Donc, jusuqu’ici, seulement deux des trois objectifs ont été atteints!

Leur récent voyage s’est amorcé avec le balayage des Royals en quatre matches à Kansas City… seulement pour se terminer sur un balayage, à leurs dépens, par les Orioles à Baltimore!

Autant l’attaque avait tonné dans la première portion, autant elle a été silencieuse dans la deuxième… seulement trois points en trois matches.

Tout au long du voyage, les partants ont tenu leur bout.  Mais, autant les partants que les releveurs ont été atteints du même virus : le coup de circuit! Lorsqu’ils ont quitté Baltimore, les lanceurs des Jays avaient déjà accordé 29 longues balles depuis le début de la saison, soit en 20 matches. Aujourd’hui, on est rendu à 34!

L’âme de l’attaque des Jays, Jose Bautista, se cherche encore. Et, souvent, il semble impatient et lorsqu’on lui sert un tir à son  goût, il frappe un faible ballon ou encore un roulant. Heureusement que Edwin Encarnacion est là.

C’est lui, sans conteste, qui a porté l’équipe sur ses épaules et qui lui permet d’avoir un dossier de 12-10.

Par contre, les Brett Lawrie et Eric Thames ont connu passablement de succès tandis que Colby Rasmus et Kelly Johnson n’ont pas été réguliers. Sauf que dans le cas de Johnson, il a récolté beaucoup de buts sur balles… sans toutefois que Bautista puisse en profiter.

En ce qui concerne la défensive, alors rien à redire.

Déjà, les Jays ont exécuté 30 doubles jeux (y compris un triple jeu) et ils sont premiers à ce chapitre dans le baseball majeur!

Et jusqu’ici, en l’absence de Sergio Santos, les releveurs n’ont pas mieux fait que la saison dernière. Sauf dans le cas de Luis Perez qui, à ses huit premières sorties, avait été impeccable, n’accordant aucun point, seulement cinq coups sûrs et quatre buts sur balles, avec 14 retraits au bâton, en 12 manches et deux tiers au monticule. Aucun des 11 coureurs dont il avait hérité n’avait réussi à marquer. Il a trébuché à sa dernière sortie, mais somme toute il a été le plus régulier des releveurs.

Le vétéran Francisco Cordero a aussi sauvegardé les deux matches où on lui avait confié une avance en fin de rencontre, mais pas encore de façon convaincante.   

Jusqu’ici, le partant le plus malchanceux est sans doute le jeune Henderson Alvarez qui a été délaissé par l’attaque. À sa dernière sortie, il a donné un point sur une balle à double jeu en première manche et obtenu 16 retraits sur des roulants, mais il a subi un revers de 2-0 quand la balle frappée par le receveur Matt Weiters a touché le gant d’Eric Thames avant de ricocher de l’autre côté de la clôture.

Heureusement, dimanche, l’attaque l’a finalement appuyé pour lui permettre de savourer son premier gain de la saison.

Si jeunesse savait…

De retour à domicile, les jeunes Jays ont réalisé une chose qui, pourtant devait leur avoir été enseignée alors qu’ils commençaient à jouer au baseball : pour remporter une victoire, il faut inscrire 27 retraits!

Menant 5-3 en début de 9e manche contre les Mariners, il y avait deux retraits et les sentiers étaient déserts quand un faible roulant vers Brett Lawrie s’est transformé en erreur sur un relais paresseux vers le premier coussin.

Puis, quand J. P. Arencibia a voulu surprendre le coureur au premier but, son relais s’est retrouvé au champ droit et les Mariners en ont profité pour éventuellement créer l’égalité… une égalité qui s’est envolée avec un grand chelem de Michael Saunders.

Snider est blessé au poignet

Par ailleurs, l’excellent voltigeur des 51 de Las Vegas, Travis Snider (il frappe pour une moyenne de .400), s’est blessé à un poignet, jeudi dernier, en effectuant un plongeon au champ extérieur. Pour l’instant, on ignore pendant combien de temps il sera à l’écart du jeu.

Brett Cecil  est toujours ennuyé par une blessure à l’aine et il est au rancart pour au moins dix jours tandis que Dustin McGowan a commencé à lancer le long des lignes pour retrouver la force de son élan…

Le séjour qui s’amorce avec la visite des Rangers du Texas, la meilleure équipe des majeures depuis le début de la saison, qui sera suivi d’un voyage au pays d’Albert Pujols, ne sera pas de tout repos su la Côte Ouest.

Mais la prochaine semaine devrait permettre aux Jays de faire une évaluation précise de leur potentiel.

 

-30-

La bonne ou … la mauvaise?

Vous avez sans doute entendu mille et une histoires du genre : « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle, laquelle veux-tu apprendre en premier? »

La bonne, c’est que les Jays ont retrouvé leur aplomb en attaque avec cette visite à Kansas City… et la mauvaise, c’est que Sergio Santos se retrouve sur la liste des blessés pour 15 jours en raison d’une inflammation à son épaule droite.

C’est face à cette situation que l’on peut apprécier la perspicacité du directeur gérant Alex Anthopoulos d’avoir mis sous contrat le vétéran Francisco Cordero qui agira comme spécialiste des fins de matches en l’absence du jeune Santos.

Après avoir remporté un seul de leurs trois matches contre les Rays à domicile, les hommes de John Farrell se devaient de se ressaisir contre la jeune formation des Royals, même s’ils n’avaient pas, habituellement, beaucoup de succès au Kauffman Stadium.

Lors des deux derniers matches contre les Rays, l’attaque des Jays avait manqué de mordant et d’opportunisme et Farrell avait même jugé bon de faire réchauffer le banc à J. P.Arencibia.

La décision a porté ses fruits puisque le jeune receveur a récolté deux coups sûrs dans le dernier match à Toronto et il a collé deux autres matches de deux coups sûrs lors de deux premières parties à Kansas City.

Non seulement l’attaque a-t-elle connu un regain d’énergie avec 14 coups sûrs lors du match de samedi dernier, mais la défensive qui, depuis le début de la saison a exécuté 23 doubles-jeux et un triple-jeu (le premier des Jays depuis 1979 et le quatrième de leur histoire) a permis à Kyle Drabek de survivre à six buts sur balles lors du premier match et au jeune Drew Hutchison de remporter sa première victoire dans les majeures en dépit de sa nervosité évidente à son début sous la grande tente.

Lors du troisième match de la série à Kansas City, Ricky Romero a permis aux releveurs de reprendre leur souffle en officiant au monticule pendant huit manches avant que Cordero n’inscrive son premier sauvetage.

Rappel de Hutchinson

La blessure subie par Dustin McGowan à la fin du camp d’entraînement (il ne pourra rallier les Jays avant le mois de juin) et la déconfiture de Brett Cecil, dont les problèmes se poursuivent au niveau AA, ont ouvert la porte au jeune droitier de 21 ans, Drew Hutchison.

L’autre solution aurait été d’emprunter le marché des transactions, mais le directeur gérant Alex Anthopoulos n’a pas trouvé de candidat adéquat  pour remplir ce poste. Du moins, pas au prix qu’il était prêt à payer.

Par contre, l’étincelante performance du releveur Luis Perez, dans le premier match  à Kansas City, a incité plus d’un observateur à se demander si Perez ne serait pas la solution au problème du  cinquième partant de l’équipe, du moins jusqu’au retour de Dustin McGowan. Il possède un excellent assortiment de lancers qui convient peut-être mieux à un partant qu’un releveur.

Snider ne ralentit pas

Par ailleurs, le voltigeur Travis Snider continue de faire la pluie et le beau temps chez les frappeurs de la Ligue de la Côte du Pacifique et ce malgré le pauvre rendement des 51 de Las Vegas.

Au lieu de sombrer dans la déprime après avoir été rétrogradé au niveau AAA, Snider a retroussé les manches et se veut un candidat de première qualité pour remplacer Eric Thames, si jamais ce dernier connaissait un moment de faiblesse. Ou encore un appât intéressant, si jamais les Jays devaient explorer le marché des transactions.

Snider a frappé en lieu sûr dans ses sept derniers matches (samedi inclus) obtenant 12 coups sûrs en 25 présences au bâton et sa moyenne s’établit à ,450 tandis que le jeune Adeiny Hechavarria a mis fin à une séquence de 0-en-10 avec une poussée de  huit coups sûrs en 19 visites au marbre pour faire grimper sa moyenne à ,333 .

-30-

La stabilité, un gage de succès

L’édition 2012 des Blue Jays de Toronto n’a rien fracassé depuis le début de la saison, mais déjà on peut relever des signes fort encourageants.

Si ce n’est que cette équipe est définitivement plus stable que la saison dernière alors que le gérant John Farrell avait dû utiliser huit joueurs différents au troisième coussin, huit voltigeurs de gauche et autant de voltigeurs de centre.

Il est raisonnable d’envisager qu’il ne jouera pas à la chaise musicale avec Brett Lawrie au coin chaud, ni avec Colby Rasmus comme voltigeur de centre. Il pourrait toutefois y avoir une certaine alternance au champ gauche avec Eric Thames et Rajai Davis. La stabilité d’une formation se traduit habituellement par de meilleurs résultats.

Et si les Jays ont, jusqu’ici, réussi à maintenir le pas avec leurs rivaux de la division Est de la Ligue Américaine, c’est surtout grâce à leurs lanceurs.

Le quatuor de partants formé de Ricky Romero, Brandon Morrow, Hernderson Alvarez et Kyle Drabek affiche en moyenne une présence au monticule de plus de six manches avec une moyenne de points mérités de 2,76. Drabek, jusqu’à maintenant, se veut la plus belle surprises chez les partants.

Chez les releveurs, cinq d’entre eux ont accordé un point ou moins depuis le début de la campagne tandis que les trois autres, Sergio Santos, Francisco Cordero et Casey Jensen ont donné 11 points en un peu plus de 13 manches de travail. Ce qui leur vaut, comme groupe, tout de même une moyenne respectable de 3,77.

Et, les Jays n’auront pas besoin d’un cinquième partant avant le match du 21 avril prochain.

Du côté de l’attaque, l’instructeur Dwayne Murphy espère que le réveil de dimanche (13 coups sûrs, dont huit pour plus d’un but), est un indice que finalement ses frappeurs ont retrouvé leur bon œil au bâton. Cette poussée a d’ailleurs permis aux Jays de hausser leur moyenne collective à  .231.

Brett Lawrie devra apprendre à harnacher son énergie et à prendre des décisions plus réfléchies. Samedi dernier, il a échoué dans sa tentative du vol du marbre alors qu’après deux retraits, que les coussins étaient tous occupés et que Jose Bautista était au bâton. Une décision qui a démontré son inexpérience.

Même si ce jeu spectaculaire avait réussi, son gérant n’aurait guère apprécié l’initiative de son jeune joueur. Et il lui a fait savoir sans détour.

À compter de mardi, c’est une série de trois matches qui s’amorce contre les Rays de Tampa Bay, série qui mettra fin à ce séjour de neuf matches en 11 jours à domicile avant de prendre le chemin de Kansas City.

McGowan : pas pour demain

Pendant ce temps-là, les lanceur Dustin McGowan poursuit des traitements afin de guérir la blessure à son pied en raison de laquelle il a dû commencer la saison 2012 sur la liste des blessés.

Dustin n’a pas encore repris l’entraînement comme tel et la direction des Jays n’est pas en mesure de prévoir quand il pourra renouer avec la compétition. Une fois son pied guéri, il devra reprendre son entraînement au monticule et on l’enverra dans l’une des filiales de l’équipe où il aura quelques départs avant que l’on songe à le ramener au niveau majeur.

Dans les filiales

Au cours de la dernière semaine, voici ce qui a retenu mon attention dans le réseau des filiales des Jays :

Le gaucher Brett Cecil a été malmené pour une deuxième fois en autant de départs avec les Fisher Cats du New Hampshire (AA). Après avoir connu un début fulgurant au camp d’entraînement, Cecil a semblé tout perdre son étoffe lors de ses deux dernières sorties et avec les Fisher Cats, le jeune gaucher démontre une fiche de 0-2, ayant accordé 11 points sur 18 coups sûrs en 11 2/3 manches au monticule.

Cecil ne ressemble en rien au lanceur qui avait signé 15 victoires en 2010. Il représente une véritable énigme.

Par contre, Dave Hutchinson a encaissé son premier échec de la saison et sa fiche est de 2-1 avec une excellente moyenne de 2,16.

Les Cats ont maintenant un dossier de 3-7 et occupent le 5e rang de la division Est de la Ligue Eastern.

Enfin, les 51 de Las Vegas n’ont pas joué dimanche en raison de la pluie et ils ont encaissé quatre revers de suite. Avec une fiche de 3-7, ils sont à l’avant- dernier rang de la division Sud de la Ligue de la Côte du Pacifique, devant les Padres de Tucson.

Chez les frappeurs, Travis Snider  connaît un début fulgurant avec une moyenne de ,429 avec trois circuits et 15 points produits. Les arrêt-courts Chris Woodward et Adeiny Hechavarria sont sur un bon élan avec des moyennes respectives de ,400 et ,381.

-30-

Les Jays démarrent sur une bonne note

Le proverbe dit « jamais deux sans trois »…

Mais, bien qu’ils aient tout mis en œuvre pour le mettre en application, les Blue Jays de Toronto ont manqué de souffle en neuvième manche lors du troisième match de leur série d’ouverture contre les Indiens à Cleveland.

Tout au long de cette série inaugurale, les Jays ont joué du baseball de rattrapage. Et ce genre de baseball est essoufflant. Dans le dernier match de la série, ils ont bien tenté de remonter la pente une fois de plus en fin de match, mais cette fois elle était trop abrupte.

Un match d’ouverture, qu’il soit à domicile ou ailleurs, revêt toujours un caractère spécial… c’est le début d’une nouvelle saison et dans le cas des Blue Jays, les partisans avaient hâte de voir s’il allait être le reflet de ce qu’avait promis le camp d’entraînement et ses 24 victoires.

Oui, les Jays ont gagné en 7-4 dans le cadre d’un match historique de 16 manches … Jose Bautista a claqué un circuit et produit deux points… J.P. Arencibia a claqué au moins un circuit dans un troisième match d’ouverture de suite, une claque décisive de trois points à part cela… la relève renflouée par le directeur-gérant a été à la hauteur de ce qu’on attendait… le gérant John Farrell a joué toutes les bonnes cartes en utilisant Rajai Davis comme coureur suppléant en neuvième manche et en utilisant cinq joueurs à l’avant-champ en fin de 12e manche…

Non, Ricky Romero n’a pas été aussi efficace, bien qu’il se soit ressaisi après avoir donné quatre points… Edwin Encarnacion n’a pas bien couru les buts après son double qui avait créé l’égalité en neuvième manche… Rajai Davis n’a pas couru après son amorti raté en 15e manche… Eric Thames n’a pas lancé au bon but en 2e manche et il n’a pas bien jugé un ballon frappé vers lui… Cet aspect du jeu ressemblait encore au camp d’entraînement.

Évidemment, la perfection est rare dans un match de baseball et l’important, c’est la victoire et le but a été atteint.

Lors de la deuxième rencontre, qui s’est aussi soldée en prolongation on a eu droit au réveil du jeune Brett Lawrie. Tenu en échec lors du match initial, Lawrie y est allé de trois coups sûrs et de deux points produits tandis que le réserviste Rajai Davis, grâce à son double opportun en début de 12e manche a fait oublier le sabotage de Sergio Santos en fin de neuvième. L’énergie et l’agressivité de Lawrie sont contagieuses.

Brandon Morrow a été très solide, ne donnant que deux points non mérités aux Indiens.

Lors de la dernière rencontre, le jeune Joel Carreno n’a pas si mal fait, sauf qu’il n’a pu résoudre l’élan de Carlos Santana qui a célébré son 26e anniversaire en claquant deux circuits. Au moins, le jeune droitier a tenu le coup pendant six manches, ce qui a permis à la relève un peu de répit.

Si les amateurs souhaitaient une meilleure relève pour la saison 2012, disons que la première série de la saison a démontré que les renforts amenés par le directeur-gérant Alex Anthopoulos ont accompli leur mission puisqu’en 18 manches, ils n’ont donné qu’un seul point sur huit coups sûrs.

Le dernier match a aussi permis de voir le receveur réserviste Jeff Mathis à l’œuvre. Il a très bien fait alors que J.P. Arencibiaa profité d’un congé bien mérité, lui qui avait été derrière le marbre durant les 28 manches des deux premiers matches.

Dans les filiales

Et pendant ce temps-là, les 51 de Las Vegas ont amorcé leur saison dans la Ligue du Pacifique (AAA) en subissant un revers de 11-6 à Sacramento alors que Aaron Laffey a été malmené pour sept points sur 11 coups sûrs et que le releveur Scott Richmond en a donné trois sur quatre coups sûrs en une seule manche de travail.

Yan Gomes (3e-B) a mené l’attaque avec quatre coups sûrs tandis que David Cooper en a ajouté trois. Travis Snider et Adeny Hechavarria (A-C) en ont obtenu deux chacun.

Les 51 ont une fiche de 1-2 depuis le début de la campagne et Hechavarria a frappé en lieu sûr au cours de ses trois premiers matches.

Par ailleurs, les Fisher Cats du New Hampshire (AA) ont entamé leur saison avec un gain de 5-3 contre Trenton alors que Drew Hitchinson n’a donné que deux points sur trois coups sûrs en cinq manches pour la victoire. Il a inscrit six retraits au bâton.

Les Fisher Cats affichent un rendement de deux gains et un revers et le jeune Chad Jenkins a été très solide à sa première sortie, menant son équipe à une victoire de 3-1, oeuvrant six manches au monticule et ne donnant qu’un seul point sur cinq coups sùrs et aucun but sur balles. Le premier-but Mike  McDade a dirigé l’attaque avec trois coups sûrs.

Le gaucher Brett Cecil n’a toutefois pas encore été utilisé dans un match.

 

Retour vers le …

Retour vers le futur!

D’entrée de jeu, je veux remercier la direction des Blue Jays de Toronto de m’ouvrir une section de leur site Internet pour ainsi me permettre de rejoindre, en français, les amateurs de baseball à travers le Canada qui, de plus en plus commencent à s’intéresser à la seule équipe canadienne du baseball majeur.

En mars dernier lorsque pour la première fois j’ai foulé le terrain au camp d’entraînement des Jays, à Dunedin, en Floride, je croyais rêver.

Pendant un instant, aux côtés de Rodger Brulotte, mon ancien partenaire à la radio des Expos aux côtés duquel je me retrouve maintenant devant les caméras de TVA-sport pour les matches des Blue Jays, de Richard Griffin, l’ancien relationniste des Expos aujourd’hui à l’emploi du Star de Toronto, de Bob Elliott, autrefois d’Ottawa maintenant avec le Sun de Toronto et de Jeff Blair, l’ancien du Star de Montréal maintenant avec le Globe and Mail de Toronto, je me suis revu au champ d’entraînement des Expos à West Palm Beach!

Mais non, je ne rêvais pas.

Et au lieu de côtoyer les anciennes vedettes des Expos, je surveillais les exercices des vedettes des Jays : les Jose Bautista, Ricky Romero, Brett Lawrey et J. P. Arencibia, pour ne nommer que ceux-là. C’était comme retrouver les André Dawson, Steve Rogers, Larry Parrish et Gary Carter!

Car l’édition 2012 des Blue Jays de Toronto, grâce aux transactions de leur directeur-gérant Alex Anthopoulos (un Montréalais, si vous ne le saviez pas) devrait cette saison être en mesure de se retrouver au beau milieu d’une course aux séries avec les Yankees, les Red Sox et les Rays… et ce sans faire figure de parents pauvres.

Il est évident que, malgré tous les succès du camp d’entraînement et le fait que les Jays aient réussi à traverser cette période sans voir certains de leurs piliers se retrouver sur la liste des blessés, la troupe de John Farrell  entreprend le calendrier tout en ayant des points d’interrogation devant elle.

Notamment est-ce que le jeune lanceur Henderson Alvarez va continuer de progresser comme la direction l’espère et est-ce que Kyle Drabek va démontrer qu’il maîtrise mieux ses lancers dans son rôle de cinquième partant… la performance torride du Canadien Brett Lawrie va-t-elle déborder en saison régulière… la contribution anticipée de la part du voltigeur Colby Rasmus et de l’intérieur Kelly Johnson va-t-elle se concrétiser… et les succès extraordinaires que J. P. Arencibia a connus l’an dernier vont-ils se poursuivre?

Disons qu’en ce début de saison, tous les espoirs sont permis. Surtout que malgré certaines acquisitions, les Yankees forment une équipe qui vieillit… que les Red Sox sont en pleine réorganisation et que Bobby Valentine n’est peut-être pas celui qui va les tirer du marasme dans lequel ils s’étaient embourbés l’automne dernier. Les Rays, avec une équipe en santé, seront toutefois des rivaux formidables en raison d’un personnel jeune et talentueux.

Les succès du camp d’entraînement ne sont pas la garantie du succès en saison régulière. Les gérants réagissent de façon différente aux succès ou insuccès d’une équipe à l’entraînement. Si tout baigne dans l’huile, ils refusent de céder à un optimisme débordant, tout en précisant que les succès du camp ont imprimé une attitude gagnante à leur troupe tandis que dans l’adversité, les gérants vont souvent dire que l’entraînement aura servi à mieux évaluer tous les joueurs au camp en fonction des besoins de l’équipe.

Qu’il suffise de rappeler qu’en 1989, les Jays avaient établi une marque d’équipe avec 21 victoires à l’entraînement et qu’ils avaient remporté le championnat de la division Est de la ligue Américaine. Mais ils n’avaient pas atteint la série mondiale… et qu’en 1992 et 1993, en dépit d’une fiche perdante à l’entraînement, ils avaient été couronnés champions de l’ultime série.

Somme toute, la division Est de la ligue Américaine qui, pendant plusieurs années, semblait être l’affaire uniquement des Yankees et des Red Sox, avec les Rays qui à l’occasion mêlaient les cartes, compte un nouveau joueur qu’il ne faut pas négliger : les Blue Jays.

 

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