Finalement, un voyage gagnant
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le premier match de la série à Tampa Bay a bien mal démarré…
Mais, les pessimistes auraient dû se rappeler la célèbre phrase de l’inimitable Yogi Berra : « Ce n’est jamais fini… tant que ce n’est pas terminé » !
Car, il aurait été facile pour la troupe de John Gibbons de baisser les bras après que le vétéran Mark Buehrle eût été malmené pour sept points en troisième manche.
Mais non. Les Jays ont démontré beaucoup de caractère et ils ont effectué une remontée spectaculaire couronnée par le dramatique circuit de deux points de J.P. Arencibia à qui le releveur Fernando Rodney a servi une rapide de trop, après deux retraits en début de neuvième manche.
Ils auraient pu, aussi, dire un gros merci à leur ancien coéquipier Yunel Escobar dont la nonchalance, en défensive, a aussi pavé la voie à ce retour inespéré, un gain de 8-7.
Lors du deuxième match de la série, la troisième victoire consécutive des Jays a été assombrie par la blessure subie par J.A, Happ, lorsque ce dernier a été atteint à la tête par une balle, en flèche, frappée par Desmond Jennings.
Chanceux dans sa malchance, le gaucher des Jays s’en est tiré avec une contusion à la tête et une lacération à l’oreille. Son nom a été inscrit sur la liste des blessés pour une période de 15 jours.
Dans le match, les Jays ont de nouveau remonté la pente en frappant la longue balle. Le circuit de deux points de Colby Rasmus et ceux en solo de Adam Lind et de Maicer Izturis (ce dernier en neuvième manche) ont permis aux Jays d’effacer un déficit de 4-1 pour l’emporter 6-4.
Melky Cabrera a récolté trois autres coups sûrs (il en a huit dans ses trois derniers matches) et Casey Janssen, avec une neuvième manche sans bavure, a inscrit son neuvième sauvetage en autant d’occasions.
Le lendemain, la contre-performance de Ricky Romero (trois points sur quatre coups sûrs et deux buts sur balles en un tiers de manche) ne laisse présager rien de bon pour cet artilleur gaucher.
Et dans cette défaite de 10-4, une erreur de course de Jose Bautista a enlevé les minces chances qu’avaient les Jays de remonter la pente. Une erreur inacceptable pour un vétéran puisqu’il a filé vers le troisième coussin sur un roulant frappé à sa droite et qu’il a été retiré. Le frappeur suivant a réussi un coup sûr sur lequel il serait venu marqué!
Lors du dernier match à Tampa Bay, la relève a flanché alors que Steve Delabar a donné un circuit en solo à Yunel Escobar en huitième manche tandis que le double d’Evan Longoria et trois buts sur balles ont coulé la barque des Jays en dixième.
On a beau le répéter, mais il n’existe aucune défensive contre les buts sur balles…
La vague des blessures continue de déferler
Après Brett Lawrie à l’entraînement, Jose Reyes en début de campagne et Sergio Santos pas longtemps après et que Josh Johnson ait dû se retrouver sur la liste des blessés, voici que l’on apprend que le grand droitier ne pourra revenir au jeu avant le début de juin.
De plus, J.A. Happ sera absent pendant quatre à six semaines tandis que Brandon Morrow est ennuyé par des spasmes musculaires au haut du dos et que le très prometteur Roberto Osuna devra peut-être subir une opération du type « Tommy John » !
Et pendant ce temps, quatre autres lanceurs sont toujours en réhabilitation, soit Dustin McGowan (peut-être à la fin de mai), Kyle Drabek (en juin), Drew Hutchison et Luis Perez (en août).
Et lors du premier match à Boston, en plus de la défaite de 5-0, les Jays ont perdu les services de Rajai Davis, blessé à une jambe. Malgré la prestation acceptable de Ramon Ortiz, les Jays n’ont jamais résolu les tirs de Jon Lester, jouant à la balle au mur avec le troisième-but Wil Middlebrooks, qui a récolté sept mentions d’assistance.
Maicer Izturis a été le seul à se rendre sur les sentiers à l’aide d’un double en sixième manche. La relève des Jays a été touchée pour quatre des cinq points.
Lors du second match, Buehrle a été fort solide et Casey Janssen a inscrit son 10e sauvetage alors que Adam Lind a rompu l’égalité de 2-2 à l’aide de son deuxième circuit. Jannsen a retiré 29 des 30 derniers frappeurs qu’il a affrontés.
Dimanche, les Jays ont sorti l’artillerie lourde, claquant cinq circuits, dont deux de Jose Bautista pour humilier les Red Sox 12-4. Chad Jenkins a signé son deuxième gain en carrière tandis que Brett Lawrie, Edwin Encarnacion et Emilio Bonifacio ont ajouté une longue balle chacun.
Les Jays auront deux jours de congé cette semaine et ce ne sera pas de trop.
Par contre, Ricky Romero a été malmené lors de son départ, samedi, avec les Bisons de Buffalo. Il a donné six points sur 10 coups sûrs et cinq buts sur balles sans retirer un seul frappeur sur trois prises en moins de quatre manches au monticule.
L’énigme persiste.
Camp des Jays à Beloeil en juillet
Les Blue Jays organisent un camp de baseball de trois jours qui se déroulera le 8-9-10 juillet prochain, à Beloeil, dans le cadre de leur tournée Honda Super Camp.
Des instructeurs de renom, comme Tim Raines, Lloyd Moseby, Duane Ward, Devon White ainsi que Denis Boucher, Claude Raymond et Marc Griffin en plus d’instructeurs francophones de Baseball-Québec, seront sur place pour enseigner la bonne façon de jouer au baseball aux jeunes garçons et filles âgés de 8 à 16 ans.
Pour connaître les détails de ce camp et s’y inscrire, il suffit de se rendre sur le site Internet des Blue Jays de Toronto et de cliquer sur « Baseball Academy» et ensuite sur « Honda Super Camps » ou encore aller directement à l’adresse suivante : https://secure.mlb.com/tor/baseball_academy/honda_super_camps_registration_form_en.jsp?camp=Montréal
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Une semaine en dents de scie
Je vais être honnête avec vous tous.
Lundi dernier, lorsque David Ortiz a claqué un double de trois points pour donner aux Red Sox les devants 7-6 en septième manche… j’ai changé de poste!
Pour la xième fois depuis le début de la saison, les Jays avaient laissé filer deux avances, 4-0 et 6-3… et c’est une erreur de Munenori Kawasaki sur une balle à double jeu facile, qui avait ouvert les écluses.
J’étais frustré et au bord du désespoir.
Je suis allé me changer les idées en regardant un épisode de NCIS que j’avais enregistré et au moment où l’émission prenait fin, c’était plus fort que moi je suis retourné à SPORTSNET… sans trop d’espoir, je l’admets.
SURPRISE !
Casey Jannsen affrontait le gros Ortiz… les buts étaient déserts… et les Jays menaient par 9-7 !!!
J’avais raté le deuxième circuit d’Edwin Encarnacion et le coup sûr opportun de Colby Rasmus ainsi que la manche parfaite de Jannsen pour son septième sauvetage.
Homme de peu de foi que je suis!
Mais le lendemain, avec toute la bonne foi du monde, il était impossible de croire à un retour en force des Jays, tirant de l’arrière 4-0 contre un coriace lanceur comme de Clay Bucchholz.
Les frappeurs des Red Sox sont tombés à bras raccourcis sur les offrandes de Mark Buehrle et ensuite ils ont été sans pitié pour les releveurs Esmil Rogers et Justin Germano.
J’aurais cependant aimé, ne serait-ce que pour tenter de déconcentrer Bucchhoz, qu’un membre des Jays demande à l’officiel d’aller inspecter la nuque et l’avant-bras gauche de ce dernier.
Le grand droitier des Red Sox passait constamment sa main droite derrière sa nuque et aussi sur son avant-bras gauche qui était ruisselant de sueurs ou d’autres substances alors que le toit du Rogers Centre était fermé et que le mercure ne touchait certes pas les 30 degrés Celsius…
Mais le fait demeure que les frappeurs des Jays n’ont réussi que quatre coups sûrs et un seul point.
Finalement, lors du dernier match de la série, Brett Lawrie a donné espoir aux Jays de gagner les honneurs de la série en canonnant son troisième circuit de la saison comme premier frappeur du match.
Mais J.A. Happ a offert sa pire prestation en faisant cadeau de sept buts sur balles aux Red Sox. Et quand les Jays ont rempli les buts contre Ryan Dempster, le vétéran Canadien a contraint Edwin Encarnacion à se commettre dans un double jeu.
Puis, ce fut le retour de Ricky Romero. Ce n’était sûrement pas le scénario idéal puisqu’il devait se mesurer au Roi Felix, des Mariners.
Le match a débuté sur une note inespérée alors que Ricky a retiré dans l’ordre les neuf premiers frappeurs, n’utilisant que 33 lancers. Mais au moment où l’on songeait à tuer le veau gras pour célébrer le retour de l’enfant prodigue, Ricky a perdu sa concentration en quatrième manche : un but sur balles, suivi d’un circuit (deux points), un frappeur atteint et un mauvais lancer… puis deux buts sur balles et un simple pour un troisième point. Un total de 37 lancers, quatre de plus que dans les trois premières manches!
Et pendant ce temps-là, les frappeurs des Jays étaient limités à cinq maigres coups sûrs pour un grand total de 16 dans leurs trois derniers matches, tous des défaites.
Les optimistes espéraient possiblement qu’un match présenté en après-midi allait peut-être permettre aux frappeurs de retrouver leur bon œil au bâton. Mais, ils ont rapidement été déçus puisque dès la première manche, face au Japonais Hisashi Iwakuma, Colby Rasmus et Rajai Davis ont été retirés sur trois prises alors que les coussins étaient tous occupés.
Un adage du basebal veut que face à un solide lanceur, il faille profiter de ses largesses en début de rencontre, soit avant qu’il ne retrouve son synchronisme.
Les Jays, vaincus 8-1, ont inscrit un seul point, un premier en 24 manches et leur seul dans leurs 26 dernières!
Pendant ce temps-là, R.A. Dickey a encaissé son cinquième revers en sept décisions et sa moyenne de points mérités s’établit à 5,36 et il a maintenant accordé huit circuits en seulement 42 manches au monticule.
Un réveil opportun
Mais, les Jays ont bouclé leur séjour à domicile sur une note très positive : Un sommet pour les coups sûrs avec 15, 10 points marqués, quatre buts volés et un premier partant, Brandon Morrow, qui a lancé huit manches, dans un gain de 10-2.
Melky Cabrera a récolté trois coups sûrs dont son premier circuit et a produit deux points tandis que les joueurs de soutien ont mis l’épaule à la roue : Mark DeRosa avec trois coups sûrs (un circuit et deux doubles) et trois points produits; Maicer Izturis avec trois coups sûrs et Munenori Kawasaki avec deux coups sûrs et deux points produits.
Morrow n’a accordé que trois coups sûrs, dont deux à l’avant-champ. Il a connu un creux de vague en cinquième manche alors qu’il a donné quatre de ses cinq buts sur balles et cela lui a coûté deux points.
C’était le genre de match dont les Jays avaient besoin à l’aube d’un voyage de sept matchs, soit quatre à Tampa Bay et trois à Boston.
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Le temps presse… il faut réagir!
Pendant que je regardais souffrir le gérant John Gibbons sur le banc et le lanceur Aaron Laffey, au monticule, lors du match de vendredi au Yankees Stadium, il m’est venu une phrase célèbre de l’ancien gérant des Expos, Gene Mauch :
« Écoute-moi bien. Si tu n’es pas capable de lancer des prises, je vais t’offrir un billet, aller seulement, pour une destination si éloignée que même Western Union ne pourra te retrouver » !
Le moins que l’on puisse dire, c’est que la dernière semaine a été un véritable désastre…
Une seule victoire en sept matchs… des erreurs coûteuses… des buts sur balles en trop grand nombre… des retraits sur trois prises trop fréquents… l’absence de coups sûrs opportuns… trois avances de 3-0 perdues… trop de défaites par la marque d’un seul point…
Sans parler de belles performances gaspillées de la part de R.A. Dickey et de J.A. Happ!
Des points positifs?
Certes il y en a eu, mais pas beaucoup.
On a fait sauter le tour à Josh Johnson, mais il devrait être en mesure de retourner au monticule contre les surprenants Red Sox de Boston. Donc, une bonne nouvelle.
Edwin Encarnacion a démontré qu’il était de retour en pleine forme tandis que Brett Lawrie a donné des signes d’une plus grande maturité en défensive et de retrouver, lentement, son synchronisme au bâton tandis que Casey Janssen, bien que pas à 100%, a été impeccable dans son rôle de spécialiste des fins de matchs.
Je sais que Munenori Kawasaki n’est pas et ne sera jamais un Jose Reyes, mais force est d’admettre que le petit Japonais se tire passablement bien d’affaire à l’arrêt-court et qu’il est un des rares Jays à forcer le lanceur rival à effectuer beaucoup de lancer. Sa patience, au bâton, devrait être citée en exemple à plusieurs de ses coéquipiers.
Colby Rasmus s’impose de plus en plus comme un voltigeur de centre très fiable en défensive, mais en attaque, ses retraits au bâton font mal. Peut-être qu’il obtiendra de meilleurs lancers maintenant qu’on l’a réinséré au deuxième rang du rôle offensif, devant Jose Bautista… pourvu que ce dernier devienne plus discipliné lors de ses présences au bâton.
Oui, Jose a frappé sept longues balles, mais présentement, il semble aussi mélangé qu’un jeu de cartes lorsqu’il s’installe dans le rectangle du frappeur… peut-être cherche-t-il trop à deviner le genre de tir qu’on va lui servir.
Melky Cabrera n’a pas encore commencé à donner la pleine mesure de son talent de frappeur. Une moyenne respectable, pas plus, et très peu de points produits. À l’image de bien de ses coéquipiers, l’ancien des Giants semble trop souvent vouloir aller au-delà de ses moyens lorsqu’il se présente au bâton avec des coureurs en position de marquer.
Chez les receveurs, J.P. Arencibia connaît un début de campagne plus que respectable avec ses huit circuits, mais tout comme Rasmus, ses retraits au bâton sont trop nombreux. On se souviendra qu’en septembre dernier, il avait connu beaucoup de succès en frappant la balle au champ opposé.
Était-ce parce que sa main droite récemment fracturée était toujours sensible et qu’il cherchait moins à tirer la balle?
De plus, J.P. s’entête toujours à laisser un genou au sol en décochant son relais vers le deuxième coussin lorsqu’il y a une tentative de vol. Une technique qui est spectaculaire… lorsqu’elle réussit! Et, il ne protège pas toujours sa main droite quand il n’y a pas de coureur sur les buts.
Quant à Henry Blanco, il accomplit un excellent boulot comme receveur particulier de Dickey. Les balles papillon de ce dernier ne l’effraient pas.
À l’issue de leur dernier voyage, les Blue Jays se sont retrouvés au dernier rang, accusant un recul de neuf matchs et demi dans la course au championnat de la division Est de la Ligue Américaine.
De retour à la maison, les Jays ont besoin de faire un examen de conscience afin de devenir l’équipe que tout le monde voyait batailler pour les grands honneurs en 2013.
À commencer par gagner des matchs à domicile où ils ont un pauvre rendement de 5-8 depuis le début de la campagne… à rester à l’intérieur de leurs moyens, surtout avec des coureurs en position de marquer… sans oublier complètement la longue balle, découvrir qu’il y a d’autres façons de produire des points…
Enfin, que les lanceurs, autant les partants et les releveurs, se souviennent qu’ils ont des joueurs derrière eux et qu’ils n’ont pas à tenter de retirer tous les frappeurs sur trois prises.
Premier départ de Romero
Samedi, Ricky Romero a renoué avec la compétition, lançant sept manches, sans décision, dans la victoire de 5-3 des Jays de Dunedin contre les Manatees de Breward County. Il a réussi 14 retraits sur des roulants, n’a donné aucun but sur balles, un seul point en six coups sûrs.
Une prestation très encourageante pour le jeune gaucher.
Pendant ce temps, grâce à un bilan de 4-2, cette semaine, les Bisons de Buffalo sont toujours bons premiers dans la division Nord de la Ligue Internationale avec une fiche de 16-6.
Par contre, les Fisher Cats sont au dernier rang de la division Est de la Ligue Eastern, avec une fiche de 11-13, ayant encaissé trois revers en cinq rencontres.
Les Jays de Dunedin, malgré un dossier de 2-4 cette semaine, occupent le premier rang de la division Nord, de la Ligue de la Floride, avec un bilan de 15-8.
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Un camp d’entraînement, c’est…
… fastidieux, mais combien important!
Le dictionnaire définit l’adjectif « fastidieux » comme ceci : dont la monotonie rebute, suscite l’ennui, la lassitude.
Et si vous avez déjà assisté au camp d’entraînement d’une équipe de baseball professionnel, vous savez qu’avant le début des matchs hors concours et tout au long du calendrier de ces rencontres, les joueurs sont soumis à des exercices répétitifs, surtout au chapitre de la défensive.
Les joueurs trouvent cela plate et ennuyant, mais aux yeux des instructeurs c’est tellement important. C’est la bonne exécution de l’ABC du baseball qui, souvent, fait la différence entre une victoire et la défaite.
Cette semaine, la mauvaise exécution de deux jeux de base en défensive a été fort coûteuse aux Jays. Et fait curieux, les responsables étaient deux joueurs qui, à toutes fin pratiques, n’ont pas participé au camp des Jays ce printemps : Edwin Encarnacion et Brett Lawrie.
Lawrie a amorcé le camp, mais a quitté après une dizaine de jours pour se rendre à la Classique Mondiale du Baseball (tout comme Encarnacion) et il s’est blessé dans un match hors concours et a été sur la touche jusqu’à la fin du camp.
Encarnacion, lui, a gagné le championnat vde la Classique avec l’équipe de la République Dominicaine mais s’est blessé à l’index lors de la dernière rencontre. Avec le résultat qu’il n’a pu reprendre les exercices réguliers de l’entraînement que lors de la dernière semaine.
Vendredi dernier, en troisième manche, suite au ballon d’Eduardo Nunez au champ centre, les Yankees ont marqué deux points lorsque le relais de Colby Rasmus a échappé à J.P. Arenciabia… sauf que le relais n’aurait jamais dû se rendre au receveur et qu’il aurait être intercepté par Encarnacion au monticule.
Mais Encarnacion, n’y était pas!
Puis, samedi, en fin de rencontre, le très (trop?) combatif Lawrie a mal réagi sur un amorti de Ichiro Suzuki. Il a quitté sa position en défensive alors que la balle avait été dirigée vers le lanceur Aaron Loup. Lorsque ce dernier a récupéré la balle et qu’il a suivi les directives de son receveur qui pointait vers le troisième coussin, son relais s’est retrouvé au champ gauche car Lawrie s’était compromis vers le marbre et n’avait pas eu le temps de réintrégrer son poste. Les Yankees en ont profité pour inscrire deux points. Une autre défaite!
Ce sont deux jeux qui sont répétés moultes fois durant un camp d’entraînement et qui devraient l’être aussi en cours de saison, pour éviter des bévues aussi coûteuses.
Mais les deux coupables n’étaient au rendez-vous printanier!
Aucune série victorieuse encore à domicile
Les problèmes qu’éprouvent les Jays à gagner à domicile doivent commencer à inquiéter la direction car, dans le milieu du baseball, on dit souvent qu’une équipe doit gagner 60 % de ses matchs devant ses partisans pour aspirer au championnat.
Au cours de leurs 13 premiers matchs au Rogers Centre, les Jays n’ont inscrit cinq victoires et n’ont pas réussi à gagner les honneurs d’une seule série. C’est une situation à laquelle le gérant John Gibbons devra trouver solution et ce dans les plus brefs délais.
Contre les White Sox, les Jays ont divisé la série et la performance de Mark Buehrle a été très encourageante alors qu’il a signé son premier gain de la saison.
Et du côté de l’attaque, surtout en l’absence de Jose Bautista, la performance offensive d’Edwin Encarnacion a été de nature à rassurer tout le monde.
Casey Janssen a enregistré ses quatrième et ciqnuième sauvetages en autant d’essai.
Mais l’absence de Sergio Santos s’est fait sentir alors qu’on lui cherche un substitut pour lancer la huitième manche et préparer la table pour Janssen. On ne pourra éternellement demander trois manches de travail à Aaron Loup ou encore deux manches à Steve Delabar.
Josh Johnson a lancé son meilleur match, mais les deux buts sur balles de Delabar en défbut de neuvième manche ont gaspillé sa performamnce.
Jusqu’ici, on ne trouve rien à redire quant à la performanche du Japonais Munenori Zawazaki et son enthousiasme est communicatif. Sauf, que les Jays n’ont pas trouvé un véritable premier frappeur pour leur formation en l’absence de Jose Reyes.
Match mémorable des Bisons
Dans les filiales des Jays, les Bisons de Buffalo occupent le premier rang de leur division de la Ligue Internationale (AAA) avec un dossier de 11-4 en raison d’une excellente semaine qui leur a rapporté trois victoires en autant de matches.
L’un de ces gains, en fut un mémorable, alors que les Bisons ont massacré l’équipe de Syracuse au compte de 27-9. Moises Sierra a récolté six coups sûrs en autant de visites au marbre tandis que Luis Jimenez a produit huit points!
Dans la Ligue Eastern (AA), les Fishers Cats du New-Hampshire sont toutefois au dernier rang de leur section avec une fiche de 8-10 alors qu’ils n’ont inscrit que deux gains dans leurs derniers sept matchs.
Quant aux Jays de Dunedin (A), ils sont premier dans leur division avec un dossier de 13-4, ayant connu une semaine parfaite avec six gains en autant de rencontres.
Ricky Romero n’a pas encore foulé le monticule dans un match.
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Un autre coup dur pour les Jays
Les Blue Jays de Toronto ont-ils irrité de quelques façons une méchante sorcière qui depuis plus d’un an leur a jeté un mauvais sort?
L’an dernier, quatre lanceurs, un joueur de troisième but, un receveur et un voltigeur ont été victimes de blessures qui ont enlevé aux Jays tout espoir de participer aux séries éliminatoires.
Et cette saison, moins de deux semaines après le début de la saison, voici qu’ils perdent le seul joueur qui jouait à la hauteur de sa réputation, Jose Reyes, pour une période indéterminée.
Selon les plus optimistes, la blessure à sa cheville gauche le vouera à l’inaction pour environ un mois. Les pessimistes (réalistes?) croient que son absence durera au moins trois mois!
De tous les joueurs acquis par le directeur-gérant Alex Anthopoulos au cours de l’hiver, Reyes livrait vraiment la marchandise. Une moyenne offensive de près de ,400, cinq buts volés en cinq tentatives, avait frappé en lieu sûr dans ses neuf derniers matches et son enthousiasme était contagieux. Il s’était rendu sur les sentiers dans chacune des dix premières rencontres de l’équipe.
On ne pouvait sûrement pas en dire autant de R.A. Dickey, Mark Buehrle, Maicer Izturis, Mark DeRosa et Emilio Bonifacio.
J’entends déjà certains observateurs ruminer que Reyes a toujours été fragile et que son acquisition n’avait pas été une bonne décision.
Mais je ne partage pas cette opinion.
Reyes n’avait pas été blessé la saison dernière et son arrivée à Toronto comblait un vide flagrant : l’absence d’un vrai frappeur de premier rang depuis trop longtemps.
Le lendemain, les Jays ont inscrit un deuxième gain d’affilée face aux Royals alors que le vrai R.A. Dickey s’est pointé au monticule.
Malgré qu’ils aient été limités à deux coups sûrs, les Jays l’ont emporté 3-2 grâce au troisième circuit de Jose Bautista tandis que Casey Janssen a signé son troisième sauvetage.
Et le lendemain, les Jays n’ont pu compléter le balayage alors qu’ils n’ont obtenu aucun coup sûrs en huit présences lorsqu’il y avait des coureurs en position de marquer.
Brandon Morrow a tenu le coup pendant six manches, mais les Jays se sont inclinés 3-2 en fin de neuvième.
N’empêche qu’après deux semaines en saison 2013 et leur mauvais début de campagne, les Jays ne sont qu’à deux parties du premier rans de l’Est.
La dernière semaine avait bien mal démarré
Contre les puissants Tigers, à Detroit, la troupe de John Gibbons a encaissé une autre raclée de 7-3 alors que Brandon Morrow et ses collègues du monticule ont été malmenés pour 15 coups sûrs et que les problèmes offensifs de Jose Bautista (de retour au jeu), Edwin Encarnacion, Adam Lind et Colby Rasmus se sont poursuivis.
À l’issue de cette cinquième défaite, ces quatre rouages importants de l’attaque torontoise ne frappaient même pas pour une moyenne de ,200 !
Le lendemain, les malheurs des Blue Jays semblaient vouloir se poursuivre alors que les Tigers ont pris les devants 6-1 contre Mark Buehrle. Toutefois, le gérant a pu pousser un soupir de soulagement quand l’attaque s’est soudainement réveillée avec les coups sûrs opportuns de J.P. Arencibia et de Mark DeRosa à compter de la sixième manche.
Les Jays ont renversé la vapeur et l’ont emporté, 8-6.Pour la finale à Detroit, Josh Johnson a semblé ennuyé par le temps froid et pluvieux, donnant sept coups sûrs et deux buts sur balles pour six points alors que les Jays ont encaissé un autre cuisant revers de 11-1. Johnson a été retiré du match après seulement une manche et un tiers, ce qui constitue sa plus courte présence au monticule en carrière.
On s’ennuie de Lawrie
Par contre, après huit matchs, les Jays partageaient avec les White Sox de Chicago et les Angels de Los Angeles, le pire dossier de la Ligue Américaine en défensive, ayant commis huit erreurs.
Il est évident qu’Emilio Bonifacio, à priori un voltigeur, met du temps à s’acclimater à son nouveau poste au deuxième but. Il a déjà commis quatre erreurs qui ont compliqué la vie à des lanceurs comme R.A. Dickey et Mark Buehrle. Non seulement en raison des points que ces bévues ont coûtés, mais surtout au nombre de lancers supplémentaires qu’ils ont entraînés.
De plus, il fait aussi reconnaître que Maicer Izturis est mieux équipé pour évoluer au deuxième coussin où à l’arrêt-court qu’au coin chaud.
L’absence de Brett Lawrie se fait sentir en défensive et la guérison de sa blessure aux côtes a été plus lente que prévue.
Une fois Lawrie de retour, il est fort possible qu’on l’insère au deuxième coussin (son poste original avec les Brewers). Hier, il a obtenu deux coups sûrs en quatre voyages au bâton avec la filiale de Dunedin.
De plus. Lawrie pourrait être utilisé comme premier frappeur et il ne faudrait pas être surpris de le revoir en unforme en fin de semaine prochaine contre les Yankees.
Dans les filiales, les Bisons de Buffalo (AAA) n’ont joué que trois matchs (un dossier de 1-3) car trois de leurs rencontres ont été annulées en raison du mauvais temps. Les Fisher Cats du New Hamshire (AA) ont bouclé la semaine avec une fiche de 4-3 tandis que les Jays de Dunedin (A) ont gagné quatre de leurs six rencontres.
Ricky Romero n’a toujours pas lancé avec eux.
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L’histoire ne s’est pas répétée
L’an dernier, à Cleveland, lors du match d’ouverture, les Blue Jays avaient effacé un déficit de 4-1 en neuvième manche avant d’arracher la victoire en 16e grâce à un circuit de J.P. Arencibia.
Mais mardi dernier, la relève des Indians a tenu le coup alors que trois releveurs et le partant Justin Masterson ont conjugé leurs efforts pour retirer 19 des 20 derniers frappeurs des Jays pour l’emporter 4-1.
Si l’excellent joueur d’arrêt-court des Indians, Asdrubal Cabrera, a fait figure de héros avec un circuit de deux points et deux double-jeux qui ont brisé les reins des protégés de John Gibbons, le héros du match d’ouverture en 2012, J.P. Arencibia, a connu cette fois un match très difficile.
Avant de cogner un double après deux retraits en fin de neuvième manche, le jeune receveur des Jays avait été retiré au bâton en deux occasions tandis qu’en défensive, il a inscrit son nom dans le livre des records des Jays en étant débité de trois balles passées, victime des balles-papillons du partant R.A. Dickey.
Arencibia a été incapable de maitriser plusieurs tirs de Dickey (il y a aussi eu un mauvais lancer) et certains autres lui ont échappé alors qu’il n’y avait personne sur les buts. Gibbons a fait confiance à Arencibia pour le match d’ouverture mais on lui a préféré Henry Blanco pour le deuxième départ de Dickey.
Lors de ce match, les Jays ont raté d’excellentes occasions de faire mal à Masterson, surtout en troisième manche, alors qu’ils ont rempli les buts et qu’il n’y avait aucun retrait.
Adam Lind a alors frappé un boulet de canon vers Cabrera à l’arrêt-court et ce dernier a capté la balle après un bon et il l’a remise au deuxième but pour amorcer le double-retrait. Ce fut le seul point des Jays et par la suite, les lanceurs des Indians ont tenu le haut du pavé.
Chez les Jays, Aaron Loup a été solide en relève à Dickey tandis que Sergio Santos a obtenu deux retraits au bâton sur d’excellentes glissantes et sa rapide a touché les 96 milles à l’heure.
Le réveil de l’attaque
Lors du troisième match de la série initiale, qui d’autre que Jose Bautista devait sonner la charge et ainsi secouer la torpeur offensive de ses coéquipiers.
Son circuit en première manche a été la première des cinq longues balles des Jays alors que Arencibia en a réussi deux et que Edwin Encarnacion et Colby Rasmus ont cogné leur première.
Ce fut aussi le premier match au cours duquel les Jays ont utilisé leur vitesse à bon escient. Emilio Bonifacio a transformé un simple en un double. Il a également marqué du deuxième but sur un roulant à l’avant-champ, tout comme Jose Reyes.
Si la performance du vétéran Mark Buehrle n’a pas été à la hauteur de sa réputation, Casey Janssen a démontré sa bonne forme en inscrivant son premier sauvetage, étant utilisé dans deux matchs de suite.
Et lors de leur premier match face à leur ancien gérant John Farrell, les Jays ont été incapables d’obtenir un seul coup sûr en 10 occasions alors qu’ils avaient des coureurs en position de marquer, ce qui explique facilement leur échec de 6-4.
Le lendemain, deux autres circuits ont permis aux Jays d’inscrire un gain de 5-0 alors qu’Arencibia a produit les deux premiers points à l’aide de son troisième circuit et que Colby Rasmus a produit les trois autres avec son deuxième.
Il n’en reste pas moins que les Jays ont l’une des pires fiches au chapitre de l’opportunisme au bâton, n’ayant obtenu que trois coups sûrs en 30 occasions avec des coureurs en position de marquer.
J.A. Happ n’a accordé qu’un seul coup sûr en plus de cinq manches pour signer son premier gain de la campagne, donnant ainsi raison à la direction de l’équipe de l’avoir préféré à Ricky Romero.
Finalement, la deuxième sortie de R.A. Dickey n’a pas été plus heureuse que sa première.
Au contraire, il a donné cinq points avant même d’inscrire un retrait à la première manche et n’a pas franchi la cinquième. Il a été touché pour 10 coups sûrs, dont deux circuits, ce qui lui a coûté huit points.
Jose Bautista a été gardé hors de la formation pour un troisième match de suite en raison d’une cheville endolorie. Il est à souhaiter qu’il puisse reprendre son poste à Detroit, car les Jays auront besoin de toute leur artillerie pour rivaliser avec les Tigers en début de semaine.
Lors de ce premier séjour à domicile, en six matchs,les Jays ont attiré en moyenne tout près de 40,000 spectateurs.
Dans les filiales
La nouvelle filiale des Jays au niveau AAA, les Bisons de Buffalo, a gagné ses trois premiers matches avant de s’incliner devant Rochester. Anthony Gose a récolté six coups sûrs en 17 voyages au marbre.
Au niveau AA, les River Cats du New Hampshire ont divisé les honneurs de leurs quatre premières parties.
Et les Jays de Dunedin (A), ont inscrit trois gains dans leurs quatre premières rencontres et Ricky Romero n’a pas encore été utilisé dans un match.
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Le chef doit savoir comment préparer la recette
Aimez-vous cuisiner?
Ou, encore mieux, savez-vous cuisiner?
Que vous soyez un grand chef ou un simple marmiton, vous n’êtes pas sans savoir que les meilleurs ingrédients ne sont pas la garantie d’un excellent plat. Il faut savoir comment les préparer, les mélanger et surtout les bien cuire!
C’est en fait la tâche qu’attend le nouveau gérant des Blue Jays de Toronto, John Gibbons, à l’aube de la saison 2013.
Son complice, le directeur-gérant Alex Anthopoulos s’est rendu sur le marché des meilleurs joueurs du baseball majeur et il a fait de superbes emplettes : trois lanceurs de premier plan (Josh Johnson, Mark Buerhle et R.A. Dickey), un voltigeur de gauche qui aurait pu être le champion frappeur de la Ligue Nationale (Melky Cabrera) et un joueur d’arrêt-court (Jose Reyes) qui, en plus d’être excellent en défensive se double d’un frappeur de premier rang hors pair. Ainsi qu’un vétéran (Mark DeRosa) qui se veut un solide remplaçant pour Omar Vizquel.
Ces nouveaux ingrédients s’ajoutent à d’autres forts intéressants comme Jose Bautista, le roi des circuits en 2010 et 2011… un joueur de premier-but et frappeur de choix de grande qualité en Edwin Encarnacion… un receveur solide en attaque qui s’améliore en J.P. Arencibia et un joueur de troisième-but (s’il parvient à s’éloigner de la liste des blessés) des plus prometteurs en Brett Lawrie… sans oublier un personnel de releveur qui fait l’envie de plusieurs avec Casey Jensen, Sergio Santos, Darren Oliver, Steve Delabar et le jeune Aaron Loup.
Des points d’interrogation?
Au deuxième coussin, la défensive semble suspecte. Certes, Emilio Bonifacio et Maicer Izturis peuvent donner un bon coup de main en attaque, mais en défensive ils sont loin d’être des gants dorés. Et la défensive, surtout au milieu de l’avant-champ, est tellement importante.
Il serait bon, aussi, de voir Adam Lind connaître plus de succès contre les lanceurs gauchers. Autant il peut malmener les droitiers, autant il a été pitoyable contre les gauchers.
Chez les substituts, les choix sont nombreux pour le gérant Gibbons. Rajai Davis et/ou Anthony Gose se veulent des voltigeurs qui apportent beaucoup de vitesse et dans le cas de Gose une solide défensive et la polyvalence de pouvoir être utilisés autant à gauche, à droite qu’au centre. La présence de DeRosa se veut aussi une bonne police d’assurance à l’avant-champ.
Reste à savoir si le gérant John Gibbons, à son deuxième mandat avec les Blue Jays, trouvera la bonne façon de bien utiliser ces ingrédients pour en faire un plat qui pourrait goûter le championnat!
Je n’ai pas connu Gibbons lors de son premier séjour avec les Jays puisque je suivais davantage les activités des clubs de la Ligue Nationale, étant au micro des Expos.
J’ai parlé à plusieurs observateurs des Jays, à cette époque-là, et ils semblent unanimes à dire que Gibbons aurait mérité un meilleur sort lorsqu’il a été congédié pour être remplacé par Cito Gaston en 2008. On dit qu’il excelle dans l’art de bien utiliser ses lanceurs, autant ses partants que ses releveurs.
Il lui faudra aussi travailler avec un nouveau groupe de marmitons, car Chad Mottola a succédé à Dwayne Murphy comme instructeur des frappeurs alors que Murphy sera maintenant instructeur au premier coussin. Il y a aussi Pete Walker, qui était responsable de l’enclos des lanceurs, aujourd’hui instructeur des lanceurs à la succession de Bruce Walton tandis que Luis Rivera aura la lourde tâche de remplacer Brian Butterfield comme instructeur au troisième coussin. DeMarlo Hale sera l’adjoint de Gibbons sur le banc. Et Pat Hentgen revient chez les Jays comme responsable de l’enclos à la place de Walker.
Reste maintenant de savoir si l’équipe peut demeurer en santé.
Il n’y a rien de pire que des blessures pour gâter la sauce. Et les partisans des Blue Jays ont encore tout frais dans la bouche, le goût amer de ce qui s’est passé en 2012.
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Que dire de la saison 2012 des Blue Jays?
De quelle façon qualifiez-vous la saison des Blue Jays?
Décevante?… Sans aucun doute… Frustrante? On le dirait à moins!
En ce qui me concerne, le qualificatif qui me vient à l’esprit est le suivant : éprouvante!
Oui, je sais que les Jays n’ont pas été la seule équipe de leur division qui a été décimée par les blessures en 2012… mais je n’en connais aucune qui l’a été autant sans avoir les ressources pour combler les vides causés par ces absences.
Je ne connais pas d’équipe qui, en une semaine (du 10 au 17 juin), ait perdu les trois cinquièmes de la rotation de ses partants comme ce fut le cas des Jays avec Brendan Morrow, Kyle Drabek et Drew Hutchison. Sans oublier que celui qui devait être leur homme de confiance dans les fins de match, Sergio Santos s’est blessé à la mi-avril et qu’à la mi-juillet, l’un de leurs meilleurs releveurs, Luis Perez, lui aussi a été mis hors de combat.
Il faut ajouter à cela le fait que votre meilleur lanceur, après une fiche de 8-1 à ses neuf premières sorties, a encaissé 13 défaites de suite… que Dustin McGowan qui n’a même pas commencé la saison, tout comme Jesse Litsch et vous avez les ingrédients qui auraient dû pousser le gérant John Farrell et le directeur-gérant Alex Anthopoulos chez le médecin pour ulcères d’estomac.
Et après la pause du match des étoiles deux autres bougies des Jays ont été mis hors de combat, soit Jose Bautista (au moment de sa blessure celui qui avait frappé le plus de circuits au cours des trois dernières saisons) et Brett Lawrie, le jeune Canadien qui été celui qui symbolisait la fougue et l’enthousiasme de cette formation.
Sans oublier le receveur J.P. Arencibia qui totalisait déjà 16 circuits et 50 points produits.
Je vous fait grâce de la blessure qui a mis fin à la saison au jeune Mike Cooper et aussi celle qui a knockouté Jay Happ, l’excellent gaucher acquis des Astros de Houston en cours de route.
Pourtant, vous souvenez-vous que les Jays, à la pause du match des Étoiles, soit le 9 juillet, présentait une fiche de 43-43, sur un pied d’égalité avec les Red Sox de Boston au quatrième rang de la division Est de la Ligue Américaine, à 9 ½ parties des meneurs, les Yankees mais à seulement 2 ½ matches des Orioles qui occupaient le deuxième rang de la division?
Et qu’ils accusaient un retard de seulement 2 ½ matches dans la course au meilleur deuxième de la Ligue Américaine, derrière les Angels et les Orioles qui étaient sur un pied d’égalité?
C’était presque incroyable pour une équipe privée d’autant de ses meilleurs éléments.
Heureusement, Edwin Encarnacion a pris la relève en connaissant sa meilleure saison en carrière au bâton.
Du côté du monticule, l’excellence de Casey Jensen comme spécialiste des fins de match a prouvé qu’il avait l’étoffe pour ce genre de boulot.Il ne faudrait pas oublier l’entrée en scène du jeune gaucher Aaron Loup qui a fait écarquiller les yeux à bien du monde.
Cette saison nous aura aussi permis de découvrir des jeunes fort talentueux comme Adeiny Hechavarria et Anthony Gose qui déjà font bondir les partisans des Jays.
Chapeau aux recruteurs
Le dernier relevé des 100 joueurs les plus prometteurs de filiales des 30 équipes du baseball majeur reflète bien le bon jugement dont les recruteurs des Blue Jays ont fait preuve au cours des dernières années.
En effet, les Jays forment l’organisation qui compte le plus de jeunes joueurs dans cette liste, soit sept.
Vous me direz qu’outre Travis D’Arnaud et Anthony Gose, qui frappent à la porte des majeures, les cinq autres «prospects» évoluent seulement au bas de l’échelle du réseau des Jays, mais tout de même, leur présence permet à la direction de l’équipe d’envisager l’avenir avec optimisme.
Ce qui plus est, les Jays comptent dans leurs filiales, le meilleur frappeur de coups sûrs de la Ligue Eastern (Ryan Goins)…le releveur qui a sauvegardé le plus de matches cette saison dans la Ligue de la Floride (Danny Barnes) … et dans la Ligue du Midwest, ils ont le joueur le Plus Utile à son équipe (Kevin Pillar), le lanceur qui a affiché la meilleure moyenne de points mérités (Justin Nicolino) et le releveur qui a inscrit le plus grand nombre de sauvetages (A.J. Meyer) tandis que le jeune Taylor Cole a affiché la meilleure moyenne de points mérités de la Ligue Nortwest avec la filiale de Vancouver.
Autant de raisons qui permettent d’entrevoir l’avenir avec optimisme.
Il est à souhaiter que les blessures guériront complètement et que la direction de l’équipe pourra trouver un ou deux éléments d’expérience pour compléter cette équipe qui a beaucoup appris dans l’adversité.
En terminant, je voudrais remercier, tout d’abord la direction des Blue Jays de m’avoir donné l’occasion d’échanger avec vous via ce blogue… vous tous d’avoir été fidèles à chaque semaine et je souhaite que nous puissions nous retrouver sur ce site, en bonne santé, le printemps prochain.
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Quand l’attaque a des ratés… les défaites s’accumulent!
Le manque d’opportunisme des frappeurs des Blue Jays a été encore une fois plus qu’évident au cours de la série de trois matches contre les Yankees à New York.
Naturellement, l’absence de Jose Bautista et d’Edwin Encarnacion qui a raté les deux premiers matches en raison d’une blessure au gros orteil droit y fut pour quelque chose. Sans oublier que J. P. Arenciabia et Brett Lawrie tardent à retrouver leur bon œil au bâton.
Le gérant John Farrell tente toujours de trouver une formule qui peut lui permettre de pallier à cette situation à modifiant le rôle de ses frappeurs et en tentant de provoquer des choses en attaque. Mais pauvre lui, démuni comme il l’est de ses meilleurs éléments, et ayant à sa disposition des joueurs qui n’ont pas beaucoup d’expérience, il doit ronger son frein.
Ce qui est inexcusable, toutefois, c’est la mauvaise exécution des jeux de base. Combien de fois avons-nous vu, dans cette série et bien souvent auparavant, les Jays amorcer une manche en postant un coureur au deuxième coussin sans pouvoir réussir, non seulement à le pousser au marbre, voire le faire avancer au troisième but!
Trop souvent, le frappeur qui suit ne parvient pas à frapper la balle du côté droit de l’avant-champ ou encore est retiré sur trois prises! L’art de frapper la balle au champ opposé (pour un frappeur droitier) est une habileté qui peut se développer. Ce n’est pas une question d’instinct.
Ceux qui ont de la difficulté à le faire devraient regarder des vidéos de Derek Jeter ou encore de Ichiro Suzuki, des maîtres dans l’art de frapper la balle au champ opposé.
Avec des joueurs inexpérimentés comme Brett Lawrie, Yan Gomes, Anthony Gose, Adeiney Hechavarria et Moises Sierra, Farrell ne dispose pas de joueurs très habiles pour exécuter cette stratégie pourtant si importante.
Et la situation se complique lorsque vous avez des lanceurs comme Ricky Romero et Aaron Laffey qui, trop souvent, ne semblent pas capables de préserver une avance. Les Jays marquent des points dans une manche et immédiatement après, leurs lanceurs permettent à l’adversaire de les rattraper.
Il ne faut pas oublier, non plus, que lorsqu’un coureur rapide comme Gose, Lawrie ou encore Rajai Davis atteint le premier coussin en début de manche, le frappeur qui suit doit savoir sacrifier un tir ou deux pour permettre à ces marchands de vitesse de tenter un vol de but et de le réussir si possible. L’impatience d’un Colby Rasmus, Kelly Johnson et de Lawrie, lorsqu’ils sont dans cette situation, prive souvent les Jays de monter une offensive sérieuse.
Les Rays… intraitables!
Après avoir encaissé le balayage à New York, les Jays se sont amenés à Tampa Bay pour affronter une équipe qui venait de se réveiller et qui les a malmenés tout au long de la saison.
Les Rays avaient retrouvé le sourire avec une poussée de six points en fin de neuvième manche aux dépens des Red Sox de Boston, la veille et ils ont continué leur attaque dévastatrice aux dépens des Torontois dans le premier match avec un gain de 12-1.
Une attaque ponctuée de 16 coups sûrs, dont huit aux dépens d’un Carlos Villanueva qui, visiblement, n’était pas au sommet de sa forme. Il n’a pas franchi la troisième manche et les Jays perdaient déjà 7-0 lorsqu’il a pris le chemin des douches.
Le lendemain, les Jays ont démarré sur une bonne note avec deux points dès la première manche, seulement pour voir Brandon Morrow être incapable, à son tour, de freiner les élans offensifs des Jays.
En moins de cinq manches, Morrow a utilisé 96 lancers et il a été touché pour cinq points sur cinq coups sûrs, dont deux circuits, et quatre buts sur balles.
Les Jays ont eu un sursaut d’énergie avec une poussée de deux points aux dépens du releveur Jake McGee en début de cinquième manche seulement pour voir le releveur Brad Lincoln leur enlever tout espoir d’une remontée alors qu’il a été malmené pour six points. C’était la huitième fois cette saison que les Rays marquaient au moins quatre points dans une même manche aux dépens des Jays.
Finalement, malgré la superbe performance du jeune Brad Jenkins qui n’a donné que deux coups sûrs, dont un circuit en solo à P.J. Upton, en cinq manches de travail, les Jays ont été balayés pour une deuxième fois de suite sur ce voyage, s’inclinant 3-0 face aux Rays.
Pour la xième fois de la saison, l’attaque des Jays a manqué d’opportunisme alors qu’ils ont laissé huit coureurs sur les buts, dont six en position de marquer.
Brandon Lyon a été incapable de contenir l’attaque des Rays en huitième manche. Les Jays ont joué d’audace et perdu lorsqu’on a décidé d’accorder un but sur balles intentionnel à Ben Zobrist pour affronter le dangereux Evan Longoria avec deux coureurs sur les buts. Stratégie discutable non?
Résultat : Longoria a claqué un double de deux points pour tripler l’avance de son équipe.
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Vouloir trop bien faire nuit souvent à l’équipe
Après la journée de relâche de lundi et le balayage à Boston, les Jays croyaient bien profiter de la visite des Mariners pour prolonger leur série de victoires. Surtout avec Brandon Morrow au monticule dans le premier match et face à un jeune lanceur qui revenait d’une blessure à un coude.
Mais, comme on le dit souvent, un match de baseball se joue entre deux lignes blanches et non sur papier.
Morrow a connu sa pire sortie de la saison en accordant quatre points sur 11 coups sûrs en moins de cinq manches. Et même si la relève a réussi à blanchir les Mariners par la suite, le coup sûr opportun n’est jamais venu.
En trois occasions, les Jays ont posté le premier frappeur d’une manche au deuxième coussin et une seule fois ont-ils pu le pousser jusqu’au marbre. L’opportunisme au bâton n’était pas au rendez-vous.
Lors du deuxième match, alors que l’attaque des Jays a été réduite au silence ou presque (seulement deux coups sûrs), le repos prolongé accordé à Ricky Romero n’a pas apporté de solution aux problèmes du gaucher.
Il n’a pas franchi la cinquième manche et près de la moitié de ses 87 lancers étaient des balles. En quatrième, après deux retraits faciles, Romero a donné un but sur balles au neuvième frappeur (moyenne de ,196), puis deux coups sûrs de suite et il tirait de l’arrière 3-0. Il a donc encaissé un 13e revers de suite, la pire séquence de sa jeune carrière.
Le gérant a réitéré qu’il n’était pas question de retirer Romero de la rotation des partants d’ici la fin du calendrier.
Et lors de la troisième rencontre, les Jays ont retrouvé leur bon œil au bâton et sont tombés à bras raccourcis sur les offrandes du roi Felix Hernandez. Une poussée de cinq points en troisième manche, résultat d’un simple bon pour deux points de Brett Lawrie, après deux retraits, suivi du 40e circuit d’Encarnacion, bon pour trois, a chassé Hernandez.
Une belle victoire de 8-3 alors que le jeune Henderson Alvarez a fourni une deuxième solide performance de suite pour vaincre son idole Hernandez.
Au cours de cette rencontre, Rajai Davis n’a rien fait pour convaincre ses patrons de retenir ses services l’an prochain. Après que les Jays eurent pris les devants 2-0, Davis a mal jugé un ballon au champ gauche, après deux retraits et il a ainsi permis aux Mariners d’égaler la marque 2-2.
Puis, à la manche suivante, voulant trop bien faire, Davis a commis deux bourdes autour des sentiers avant d’être pris en défaut en dépassant le troisième but. Heureusement pour lui, les coups sûrs opportuns de Davis et d’Encarnacion ont minimisé l’impact de ses bévues.
Avec l’entrée en scène des jeunes Anthony Gose et Moïses Sierra et l’éventuel retour de Jose Bautista, l’avenir de Davis avec les Jays pourrait bien être menacé.
Chassez le naturel… il revient au galop!
Brett Lawrie est synonyme d’enthousiasme et de combativité. Et malgré les fréquents rappels de son gérant, le jeune Canadien a beaucoup de difficulté à harnacher son énergie.
En cinquième manche du match de vendredi contre les Red Sox, une équipe méconnaissable, Lawrie a voulu inscrire le troisième retrait en touchant au coureur qui se dirigeait vers lui au lieu d’effectuer un relais au premier coussin pour un retrait sûr. Cette bévue devait éventuellement coûter deux points aux Jays.
Plus tard, en huitième manche, Lawrie a tenté d’atteindre le troisième but alors que le roulant d’Escobar passait devant lui et non derrière, avec le résultat qu’il a été retiré facilement.
Une défaite de 8-5 qui a empêché les Jays de s’éloigner des Red Sox et du dernier rang.
Lors du match de samedi, Carlos Villanueva a été solide au cours des sept premières manches, mais les Jays ont trébuché en début de neuvième alors que Steve Delabar a failli à la tâche pour une des rares fois depuis son arrivée avec les Blue Jays.
Avec le résultat que cette défaite de 3-2 les Jays se sont retrouvés à égalité avec les Red Sox au dernier rang de la division.
Dans son souci de vouloir trop bien faire, Lawrie a pris l’initiative de déposer un amorti sacrifice en cinquième manche. La stratégie a éventuellement permis aux Jays de créer l’égalité 2-2, mais a enlevé le bâton des mains d’Encarnacion, le meilleur producteur de point des Jays.
Le gérant John Farrell a d’ailleurs eu un court entretien à ce sujet avec Lawrie lorsque ce dernier est rentré à l’abri.
Finalement, l’expérience et la jeunesse ont permis aux Jays d’éviter le balayage dimanche, mais il a fallu attendre la fin de la septième manche avant de voir Omar Vizquel produire le premier point du match avec l’aide de son deuxième coup sûr.
Puis, le jeune Adeiny Hechavarria a canonné son deuxième circuit et les Jays étaient lancés sur le chemin d’un jeu blanc de 5-0. Une victoire dûe aussi aux six manches sans bavure de Brandon Morrow mais qui devait être inscrite au dossier de Brandon Lyon.
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